Félix Wazekwa également était victime du sabotage de ces compatriotes mal intentionnés avant et pendant le spectacle qu’il a donné à l’Olympia de Paris.
Dans le cadre de la campagne promotionnelle de son prochain concert à l’Olympia de Paris, Tshala Muana accompagnée de son groupe s’était rendue en Europe pour y livrer une série de concerts avant d’affronter la salle mythique de Bruno Coquatrix pour le compte du jeune producteur Dario Kindongo.
Arrivée en Europe, « Mamu Nationale » a été victime d’une agression sauvage devant ses musiciens et des badauds qu’elle qualifie de « Kuluna ». A son retour à Kinshasa, la « Grande dame de la musique congolaise » a bien voulu nous accorder cette intéressante interview exclusive. Elle a dénoncé ce comportement incivique et a également parlé des activités de son groupe.
Visa : Parlez-nous de votre dernier séjour en Europe.
Tshala Muana: Mon séjour en Europe n’était pas fructueux malgré les deux concerts à succès que nous avions livrés en France et en Belgique, Ma mission, était de finaliser mon album « Sikila » que je compte lancer sur le marché du disque et de livrer une série de productions à la demande de mes fans dans le cadre de a campagne promotionnelle de mon prochain spectacle à l’Olympia de Paris au mois de juillet pour le compte de Dario Kindongo.
Il a fallu que les producteurs de mes deux concerts négocient avec les associations de la diaspora congolaise anti-Kabiliste pour que nous puissions nous produire en France et en Belgique. Félix Wazekwa également était victime du sabotage de ces compatriotes mal intentionnés avant et pendant le spectacle qu’il a donné à l’Olympia de Paris. Plus de 50 jeunes congolais de la diaspora, ennemis de la patrie sont venus boycotter et saboter le concert de Félix Wazekwa. Grâce à l’intervention de la Police, S’Grave avait réussi à se produire.
Comme mes producteurs avaient payé une somme d’argent à ces bandits, nous avions livré calmement nos concerts à Paris et à Bruxelles. Après le concert de Bruxelles, il a fallu rentrer à Paris par la voie ferrée. Arrivée à la Gare du Midi, j’ai été attaquée par des bandits, en pleine journée, ils m’avaient injuriée, ridiculisée devant mes musiciens et les badauds. Ces gens inciviques venus de différentes villes des pays d’Europe avaient bloqué toutes les portes d’entrée de la Gare du midi. Cette agression était bien organisée. Leurs mission était de me tuer.
Visa : Qu’est-ce qui s’était passé exactement ?
T.M : j’ai été humiliée devant mes musiciens, mes fans qui me respectaient et des badauds. J’ai été couverte de honte. Ce comportement que je qualifie de « Kuluna » n’a pas enchanté d’autre Congolais. On a même tenté d’enlever la chanteuse M.J-30. Ils ont réussi à influencer toutes les danseuses de rester à Paris parce qu’en Rdc, le peuple souffre et rien ne va. Ces gens de « Kuluna » sont enfin partis avec mes danseuses et j’ai regagné le pays sans ces danseuses. Voilà comment ces Congolais mal intentionnés m’ont détruite. Ils sont contre la politique du gouvernement en place et la culture congolaise. J’ai même perdu la mallette qui contenait la bande master de l’album « Sikila » et une importante somme d’argent. Heureusement que le disque dur était resté au studio. Je dois regagner bientôt Paris pour reprendre les travaux du mixage et de correction de cet opus. Ca me demandera aussi des frais. J’ai porté plainte contre ces gens en Europe.
Visa: N’avez-vous pas été protégée ?
T.M : C’est grâce à l’intervention musclée des Ivoiriens qui mont protégée et de la police qui m’a fait entrer dans le train que j’ai eu la vie sauvé. Il y avait d’autres inciviques dans le train. Heureusement qu’ils étaient tous arrêtés par la police parce qu’ils n’avaient pas payé leurs tickets. ( A suivre ).
(Ern./BT/Th)
José Mpaka/Visa
Last edited: 16/06/2009 15:49:56