Dans une salle de spec­tacle du centre Wallonie Bruxel­les qui a refuse du monde, Les Washiba du Congo ont présenté un spectacle de concert, miroir de la culture congolaise. Sur le podium, une décoration aux masques, luba du grand Kasaï, au centre de la Ré­publique démocratique du Congo. Bref, l’harmonie et l’es­thétique sont les maîtres mots qui ressemblent à peu près à la beauté qui a escorté la scène du 10 juin dernier au CWB.

Composé des jeunes ar­tistes pleins de talent, ce groupe a premièrement chanté son morceau « Tshapu Tshapu », une chanson qui s’inscrit dans la lutte contre la drogue pour étaler à leur manière les méfaits de la drogue dans les milieux de la jeunesse congolaise. Plus loin, toujours dans ce morceau, ils ont rappelé qu’il n’y a pas que le sida qui tue la drogue peut amener aussi à la mort, pile encore, elle laisse des troubles cérébrales et elle affaibli le corps humain.

L’humour pour égayer le public, l’amour pour que les congolais augmentent la dose de l’amour du prochain, ainsi que les souffrances du peuple afri­cain constituent le répertoires que cet ensemble des artistes a présenté aux spectateurs ve­nus nombreux, bien que la sai­son sèche fouette jusqu’à a molle épinière. « Rumba Washiba » est la chanson qui a suivi. Pour le président de ce groupe, Moïse Ilunga la rumba est une chan­son qui est généralement douce mais pour la rumba Washiba est extrêmement le contraire. Nous dansons au rythme du grand Kasaï, les hanches doivent bou­ger pour enfin ressentir le charme de cette mélodie, a-t­on précisé. A chaque minute, le public présent dans la magnifi­que salle du spectacle du CWB n’est pas resté muet face à la démonstration musicale qua produite cet orchestre. Le CWB. a été rempli comme l’œuf, lais­sant penser à Madame Kathryn Brahy, la déléguée du CWB pré­sente à la cérémonie, qui aurait bien voulu agrandir ce mini amphithéâtre pour la circonstance.

A signaler que, pour faire partie de ce groupe, selon le modérateur de la soirée, la con­dition primordiale est la maîtrise de quatre langues nationales Tshiluba, Kikongo, Swahjli et Lingala. Parlant de la langue usée pour véhiculer leur message, ce groupe a choisi le Tshiluba et le Swahili sans oublier le Lingala pour chanter leurs mélodies qui ne sont pas restées statiques dans les provinces du Katanga et les Kassaï. Ces artistes mé­langent les divers rythmes tra­ditionnels de l’Afrique et de la Rdc en particulier. C’est le cas de la chanson en Tshiluba où ils chantent Afrika juka kulu, Afrika imana kulu ». Ce qui veut simplement dire « l’Afrique lève ­toi Afrique, sois debout pour et travaille pour la survie ».

Clément Tshimankinda, Asta Maniana et Moïsé Ilunga sont les trois personnes qui ont compose l’attaque chant de ce groupe musical, sans oublier Fabrice, qui à assure la chorégraphie du groupe. Pour le manager, le groupe les Washiba est une structure qui permet aux jeunes talents de vivra de leur métier qui est l’art.

Pour ceux qui veulent encore voir ces artistes prester sur la scène, la production pro­chaine est prévue pour ce sa­medi l3juin 09 à 19 heurs, à l’espace « Eza possible », dans une soirée des retrouvailles avec des géants artistes de la musique, tels que; Jean Goubald, Pytsherts Kambilo, Do Akongo, Kika Kidjo...

(Ern/BT/Th)

Onassis Mutombo/L’Avenir