Le ministre de l’Environnement vient d’effectuer en compagnie du patron de la Monuc une visite au Parc de Kahuzi Biega où il a découvert des personnes occupant illégalement des espaces de ce parc et auxquelles a été intimé l’ordre d’évacuation immédiate.
Les spoliateurs des terres du Parc national de Kahuzi Biega (PNKB), dans la province du Sud-Kivu, sont sommés de quitter ce sanctuaire des primates uniques au monde vivant avec plusieurs autres animaux, attirant des milliers de touristes. C’est ce qui ressort de la visite du ministre de l’Environnement, de la conservation de la nature et du tourisme, José Endundo Bononge, à la tête d’une forte délégation gouvernementale et de la communauté internationale, dont le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Alan Doss, et cinq ambassadeurs de l’Union européenne (UE).
Pour le ministre Endundo, bien que brandissant des documents leur livrés par certaines instances, les occupants illégaux, parmi lesquels certains notables ou dignitaires du moment, doivent abandonner leurs aspirations afin de préserver la forêt et protéger la biodiversité que comporte le PNKB, un patrimoine mondial qui requiert 230 millions de dollars américains pour son entretien et sa protection.
La visite du poste de Civanga pousse le gouvernement congolais et l’Union européenne à déterminer les limites du parc et de les faire respecter. Le ministre de la Défense, Charles Mwando Nsimba, y a fait une visite-éclair d’autant que les FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) et les Interahamwe et autres bandes armées en uniforme y vivent toujours et ne cessent de mener des attaques contre des véhicules et des passagers, pillant et violant dans des villages environnants. Une réunion avait regroupé les deux ministres nationaux, le chef d’état-major général des FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo), les autorités provinciales et les représentants de la communauté internationale afin de trouver des solutions appropriées, notamment l’opération « Kimia II », le parc devant être débarrassé de toute tension, source d’insécurité.
Selon M. Radar Birhashwira, chef de site au PNKB, la mise hors d’état de nuire des rebelles rwandais est plus que nécessaire dans la mesure où les carrés miniers qu’ils occupent leur facilitent d’avoir de fonds qui leur permettent de s’adonner à leur sale besogne.
(TH/DN/GW/PKF)
ACP
Last edited: 16/06/2009 14:29:21