Avec le premier ministre, j’ai parlé de la question du recensement. Cette ques­tion est d’une grande im­portance et constitue une priorité, a répondu He­len Clark, l’administrateur du PNUD à la presse lors de la conférence qu’elle a animée au Cercle Elaïes le samedi 13 juin 2009.

Comme le FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la population) a pris en charge ce dossier, elle a promis à son retour d’examiner la question avec cette structure.

Le directeur régional du PNUD, Tegenye Work Gettu, lors de sa visite au début de mars dernier, à cette même question, il avait assuré que le FNUAP était assez avancé. Mais rien de palpable ne se fait encore sur le terrain et cela inquiè­te beaucoup des Congolais pour les prochaines élec­tions comme ce fut le cas en 2006.

En séjour à Kinshasa, l’administrateur du PNUD a pu rencontrer le Premier Mi­nistre en présence des mi­nistres de l’Environnement et du Plan. Le ministre des Affaires étrangères. Elle a pu visiter samedi, le centre d’enrôlement de la Cei situé dans l’enceinte de l’Institut supérieur de commerce et un projet de lutte contre le sida d’Amocongo, dans la commune de Kasa-Vubu.

Parlant de chan­gement climatique, Helen Clark a fait mention de la conférence internationale qui aura lieu à Copenha­gue en décembre prochain. C’est une rencontre capitale dans la mesure où on pourrait mettre en place un mé­canisme de financement. A ce sujet, le PNUD compte appuyer la Rd. Congo à mieux articuler sa position concernant la forêt. On es­père que lors de cette con­férence, La Rd.Congo et les pays en développement pourront arracher un contrat de réduction de la pauvreté, et un appui dans le domaine de la technologie.

Helen Clark a choisi l’Afrique pour sa première visite à l’extérieur depuis sa prise de fonction. Elle vient du Liberia, Et après la Rd.Congo, elle se rendra en Ethiopie. Elle a choisi  l’Afrique parce qu il y a différents projets de développement. « Nous comptons poursuivre nos projets en Afrique pour relever le défi de la pauvreté », a-t-elle déclaré.

C’est un travail qui présente beaucoup de défis surtout dans un contexte de crise financière internationa­le. Bien avant cela, on avait parlé de la crise alimentaire. Malgré les efforts fournis, le problème persiste et risque de se présenter comme un obstacle au développement, a-t-elle souligné.

Elle a eu des entre­tiens avec les ministres sur la décentralisation et le ren­forcement des capacités, ainsi que sur la réforme du secteur de sécurité. Cette réforme est une question im­portante à cause des actes de violence qui se commet­tent. « Aux Nations Unies, nous sommes préoccu­pés par l’insécurité à l’Est. Nous voulons mettre fin à l’impunité, que les femmes soient protégées et que les auteurs de ces actes soient traduits en justice.

En ce qui concerne la réduction de la pauvre­té, le PNUD va travailler en étroite collaboration avec le gouvernement en appuyant les efforts déjà entrepris, même si beaucoup reste à faire en ce qui concerne la protection de la femme.

L’administrateur du PNUD quitte la Rd.Congo aujourd’hui après avoir vi­sité la ville de Goma, dans le Nord- Kivu.

(Ern/DN/GW/PKF)

Jean- René Bompolonga/Le Phare