La ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda qu'accompagnaient le président du Conseil Supérieur de Portefeuille, le secrétaire général au Portefeuille et quelques mandataires dont les entreprises se trouvent représentées au Bas-Congo, a séjourné à Matadi, le vendredi 05 juin 2009. Dans cette ville portuaire, elle a eu à s'entretenir dans la salle polyvalente du Flat Hôtel Ledya avec les cadres et agents de l'Onatra, Ofida, Occ, Ogefrem, Rvm et le FPI.
Parlant au nom de ses collègues mandataires, le Directeur général de l'Ogefrem, Emile Ngoy qui prononçait le mot de bienvenu et d'introduction à Madame la ministre, a indiqué que la nécessité de réformer les entreprises publiques ne datent pas d'aujourd'hui, mais de plusieurs dizaines d'années, et cela était déjà une évidence. Pour sa part, madame la ministre Jeannine Mabunda, a d'entrée de jeu expliqué les motivations et les enjeux de la réforme, les objectifs, les résultats attendus et les perspectives d'avenir. C'est dire qu'au cours de ce face à face, la ministre a donné toute la lumière sur la philosophie et le contenu essentiel des textes en rapport avec cette réforme.
Pour Jeannine Mabunda, la motivation de la réforme a été dictée par le constat fait par les habitants et travailleurs des entreprises du Bas-Congo. Constat selon lequel nos entreprises publiques ne remplissent pas vraiment les objectifs pour lesquels elles ont été créées. Elles sont même devenues un fardeau, une charge pour l'Etat. Et, les problèmes principaux de ces entreprises ne sont autres que le vieillissement de l'appareil de production, l'insuffisance des moyens financiers pour investir dans l'outil de production, la maintenance, l'entretien et son renouvellement.
Renforcement du rôle régulateur de l'Etat
La réforme elle-même a pour objectif, apporter cette dynamique nouvelle aux entreprises du portefeuille qui se doivent de sortir du statu quo, de l'inertie. Il s'agit là de redonner de la compétitivité à ces entreprises, le principe de base de la réforme étant le renforcement du rôle régulateur de l'Etat dans l'activité économique. " C'est une réforme, un défi qui nous est lancé pour moderniser le Congo et répondre à la demande des congolais qui réclament des meilleures conditions de transport, de services en matière d'eau et d'électricité, de services financiers, de services de télécommunication. Et, ce sont là les idées fortes du décret qui a été publié par le Premier Ministre, le 24 avril 2009 ", a soutenu Jeannine Mabunda.
Celle-ci a fait savoir que cette réforme ne signifie pas la privatisation sauvage parce que la loi a prévu des conditions de garde-fous et garanties à remplir avant de se désengager. Le but c'est d'arriver à une démonopolisation de certains secteurs pour qu'il ait un impact au bénéfice des congolais. Elle a soutenu en disant que la restructuration des entreprises prévues dans la réforme peut aussi générer des emplois nouveaux. Ces résultats que nous attendons de la réforme sont : la restauration de la rentabilité de la compétitivité des entreprises ; l'augmentation de leur contribution aux dividendes de l'Etat ; la création d'emplois ; l'amélioration de la qualité des services aux congolais et l'amélioration des investissements directs étrangers dans les secteurs stratégiques de notre économie.
Des questions pertinentes en rapport avec cette communication ont été posées à madame la ministre par les agents de ces entreprises publiques, visiblement opposés à la politique de réforme mise en place par le gouvernement Muzito. Toutefois, dans ses réponses claires et précises caractérisées par la verve oratoire qu'on lui reconnaît, Jeannine Mabunda a su convaincre son public pour avoir réussi à faire passer son message qui a été, sans nul doute, capté 5/5.
(CL/Yes)
L’Observateur
Last edited: 13/06/2009 13:59:07