Dans beaucoup d’écoles, les enseignants éprouvent de la peine à réunir la documentation de base de leurs domaines respectifs. Prenons le cas des cours d’histoire ou de géographie qui nécessitent des croquis et d’autres matériels, les professeurs.
« Théoriquement parlant, la bibliothèque est une maison de livres. Ce qui revient à dire une maison où est conservée la science dont se servent les hommes cultivés. (...) Toutefois, la bibliothèque est presque inexistante au pays. Les spécialistes éprouvent tant de difficultés et se perdent à cause de la carence de la documentation.
Il est donc impératif que le gouvernement de la République, en particulier le ministère de l’Enseignement primaire secondaire et professionnel, Epsp s’y attellent et que cela soit un cheval de bataille, afin de palier cette situation qui risque de tordre le sens de l’enseignement”.
Cette déclaration, M. Jean-Jacques Kalala l'a émise au cours d’un entretien à la presse la semaine dernière, sur la situation de la bibliothèque scolaire en RD Congo, à mi-chemin de l’échéance 2015 de l’Objectif du Millénaire des Nations Unies : Education Pour Tous “. L’orateur s’est présenté comme homme des lettres et professeur au Groupe scolaire Ishiteku II et au Complexe scolaire Bon Berger, un et l’autre établis dans la commune de Kinshasa.
Un enseignement sans support matériel est non sens et la signification de la pédagogie aura à disparaître a-t-il souligné. Et de poursuivre en ces termes : Le manque de bibliothèque scolaire constitue un fléau model, car nous souffrons des conséquences très sérieuses. (...) Dans beaucoup d’écoles qui pullulent comme des champignons, les enseignants éprouvent de la peine à réunir la documentation de base de leurs domaines respectifs. Prenons le cas des cours d’histoire ou de géographie qui nécessitent des croquis et d’autres matériels, les professeurs. Comme conséquence, les spécialistes se procurent d’eux mêmes de petits bouquins, lorsqu’ils circulent et parcourent des états de bouquinistes. L’élève, pour sa part ne fait pas preuve d’antériorité de lecture même d’un roman “, et déploré.
L’orateur est d’avis que c’est tout un système en ballottage qui nécessite que l’Etat s’y penche vraiment. Dans la mêlée, il reconnaît néanmoins des efforts de quelques écoles qui préservent un tant soit peu cet outil indispensable à la formation. « La libéralisation de l’éducation entraînant du fait même l’implantation des écoles privées agréées, est un problème non moins délicat. Dans la mesure où, ce système est au centre de la dégradation de l’action pédagogique ici en RD Congo la science, il est vrai, se puise notamment dans le document.
Mais maints dirigeants et gestionnaires desdites écoles ont fait de l’argent la priorité de leur action a-t-il constaté. Et de renchérir: « Pour l’heure, le collège Boboto, le lycée Kabambare, et celui de Kimwenza et l’Ecole d’application de l’Institut supérieur pédagogique, EDAP/ISP Mbuji-Mayi (Kasaï oriental) sont, sans mâcher les mots, des cas d’établissements d’enseignement équipés“, a-t-il dit.
(TH/BT/PKF)
Payne/L’Avenir