Interpellée à l’Assemblée nationale, la ministre du Portefeuille en a profité pour écarter tout malentendu quant à la rémunération des dirigeants des missions de stabilisation.
La plénière de mercredi était consacrée au contrôle parlementaire. Pour ce faire, huit membres du gouvernement dont le vice-premier ministre en charge de la Défense et de la Sécurité, étaient devant la représentation nationale suite à des questions orales avec ou sans débat sur la situation sécuritaire, économique et sociale du pays. Les députés initiateurs de ces questions orales ont présenté leurs préoccupations. Et comme d’aucuns le savent, les missions de stabilisation ont été voulues par le Gouvernement Congolais afin de stabiliser les entreprises publiques, en vue de leur redressement.
C’est dans ce cadre que le Gouvernement Congolais avait levé l’option de lancer les offres internationales, afin de recruter les cabinets ou les firmes internationales de renom.
C’est dans ce cadre que la firme Progosa a été retenue pour l’Office national des transports (ONATRA), la firme Vecturis pour la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), et la firme ADPI/KPMG pour la Régie des voies aériennes (RVA).
En ce qui concerne leur rémunération, Mabunda a répondu que la Rdc ne pouvait pas faire exception. Voilà pourquoi l’option a été levée, celle de bien payer les représentants de ces firmes étrangères, pour qu’ils apportent toute leur énergie, toute leur intelligence au décollage des entreprises sous leur direction, qui sont du reste des canards boiteux. Et les contrats de stabilisation sont conçus dans le but d’arrêter la dégradation de la situation technique, opérationnelle et financière des entreprises concernées en vue d’améliorer la gestion de l’ensemble des activités de ces entreprises et fiabiliser leurs systèmes d’informations respectifs.
Dans le cadre des missions de stabilisation, le Gouvernement a décidé de confier la gestion à des Comités de gestion mixtes, composés d’experts internationaux et nationaux, recrutés tous par voie d’appels d’offres. Mais le leadership des entreprises concernées, ainsi que la responsabilité du résultat de leurs stabilisations respectives revient aux experts internationaux.
Ainsi, il n’y a pas de contradiction entre le nouveau cadre législatif, traduit par les décrets du Premier Ministre sur la réforme des entreprises, ainsi que l’Ordonnance Présidentielle nommant les mandataires tant des entreprises du portefeuille en générale, que de celles qui sont en mission de stabilisation.
Pendant que certaines missions de stabilisation, comme celle implantée à la SNCC éprouve des problèmes sérieux en vue de son aboutissement, les députés ferraient œuvre utile en demandant au Gouvernement de la République d’honorer ses engagements.
Réagissant à l’érection d’un pont rail entre Brazzaville et Kinshasa, Mabunda est allée puiser dans une sagesse Ne Kongo d’après laquelle, " On ne démolit pas sa case si la maison n’est pas encore terminée ". Signe que le Gouvernement Congolais ne fait rien au hasard et son souhait n’est pas de tuer la poule aux œufs d’or.
Faudra-t-il rappeler qu’au cours de la même plénière, les députés ont vu défiler plusieurs membres du Gouvernement. Le professeur Luzolo Bambi Lesa, Ministre de la Justice et garde des sceaux, est venu répondre par rapport aux arrestations abusives.
Il a aussi demandé aux députés d’enrichir l’arsenal judiciaire du pays, qui regorge de textes qui datent des années avant l’indépendance. La Ministre de l’Urbanisme et habitat, est venue répondre de la floraison des constructions anarchiques dans la ville de Kinshasa. Elle a reconnu qu’il existe une certaine cacophonie dans ce domaine, surtout qu’on ne sait pas réellement établir, qu’est qui est de la compétence du pouvoir central et qu’est-ce qui est de la compétence du Gouvernement provincial.
(CL/PKF)
Célestin Lutete/MMC/L’Avenir
Last edited: 12/06/2009 10:37:50