omar bongoLe président de l’Assemblée Nationale, Evariste Boshab a, au nom de la représentation nationale, rendu mardi hommage au Président gabonais El Hadj Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d’Etat africains en exercice, décédé lundi dernier à Barcelone, en Espagne.

« La représentation nationale de la République Démocratique du Congo partage en cet instant, la douleur des frères du Gabon et présente à la représentation nationale du Gabon ainsi qu’à la famille de l’illustre  disparu ses condoléances attristées », a déclaré M. Boshab, au cours de la plénière.

Il ne s’agit pas, a dit le président de l’Assemblé Nationale, « d’un simple rituel, mais d’un hommage mérité rendu à un homme qui aura fait du devenir de la sous-région de l’Afrique centrale, son cheval de bataille ».

Il ne s’agit pas d’un simple rituel, même si l’on soutient que des morts on ne peut dire que du bien, mais une reconnaissance pour ne pas reconnaître publiquement le service rendu à son peuple durant sa vie publique.

« Il ne s’agit pas d’un simple rituel, mais d’un hommage rendu à un sage qui aura demeuré humain tout en occupant les plus hautes charges de son  pays », a épinglé Evariste Boshab.

La présidence intérimaire du Gabon assumée par Mme Rose Francine Rogombé

La femme qui est de­venue, mercredi matin, présidente de la Répu­blique gabonaise est une personnalité de second plan, mais ce n’est pas pour autant une personnalité sans relief.

Rose Francine RogombéA 66 ans, Rose Francine Rogombé connaît à la fois les arcanes du parti fondé par Omar Bongo, le PDG (le Parti démo­cratique gabonais), et ceux du pouvoir ; elle fut plusieurs fois secré­taire d’Etat entre 1975 et 1990, avant d’être élue à la tête du Sénat en février dernier.

Native de Lambaréné, férue de religion, elle a ­obtenu une licence de théologie en 2007. Mais Rose Francine Rogombé est surtout une juriste ré­putée.

Première magis­trate gabonaise, elle est devenue avec le temps une spécialiste du droit constitutionnel. Après son élection à la tête du Sénat elle connaît ne vouloir qu’une chose, le respect de la Constitution.

Un credo qui prend un relief particulier en cette période de transition où elle conduira le pays jusqu’à l’élection présidentielle. Celle qui doit en grande partie sa carrière à ses deux pères spirituels, Omar Bongo et Georges Rawiri, l’ancien prési­dent du Sénat, n’a sans doute pas été une ac­trice majeure de la vie politique gabonaise de ces dernières années. Mais cette discrétion et cette relative neutralité seront peut-être demain ses meilleurs atouts.

(DN/PKF/GW/Yes)

ACP/Le Phare