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L’agitation dans laquelle l’affaire Makila cherche à plonger la province de l’Equateur en jetant le trouble dans les esprits sur l’administration et la gestion de cette importante entité territoriale du pays est dénoncée par le groupe des députés provinciaux affichés acquis au changement incarné par le président de la République

mwamba & pairsUne sévère protestation est levée par un groupe des députés provinciaux de l’Equateur se proclamant acquis au changement contre les tireurs des ficelles qui cherchent à semer et à maintenir la confusion dans les esprits des populations de cette province en particulier et de la RDC en général, en entretenant une agitation mal venue autour de l’affaire José Makila, le gouverneur de province de l’Equateur démis de son poste à la suite des scandales de sa mégestion.

Les députés provinciaux acquis au changement expliquent la situation autour de cette crise face à laquelle ils viennent de prendre position par une pertinente et édifiante déclaration politique suggérant même les voies et moyens d’y mettre un terme et, ainsi, de permettre à la province de l’Equateur d’évoluer sereinement et harmonieusement comme les autres provinces. Voici ci-après le texte de cette déclaration.

Déclaration politique des Députés provinciaux de l’Equateur acquis au changement

Nous, Députés Provinciaux de l’Equateur acquis au changement, après avoir donné notre point de vue il y a quelques semaines afin d’éclairer l’opinion tant nationale que provinciale sur les événements qui se déroulent à l’Equateur et observé un silence, question de ne pas continuer à créer une tempête dans un verre d’eau, constatons l’impérieuse nécessité de revenir de nouveau au devant de la scène médiatique, d’une part pour stigmatiser une certaine dérive et d’autre part pour livrer à l’opinion la vraie version de la situation par respect pour elle et surtout, comme souverain primaire, nous devons non seulement lui rendre des comptes mais aussi lui livrer l’information vraie.

Depuis le mois de janvier 2009, les Députés provinciaux de l’Equateur, de qui l’Exécutif provincial tire sa légitimité, ont retiré leur confiance au Gouverneur de Province, M. José Makila Sumanda, pour mauvaise gestion entre autres des fonds rétrocédés par le Gouvernement central en faveur des entités territoriales décentralisées, ETD en sigle. Depuis, M. Makila, jouissant de ses droits et les exerçant comme tout citoyen congolais, est allé en justice en contestation de la motion de défiance adoptée à son encontre. Tout et son contraire ont été dits et continuent d’être dits à ce sujet. Cependant, nous prenons à témoins l’opinion pour préciser ce qui suit :

1.    M. José Makila Sumanda avait été sanctionné au terme d’une procédure parlementaire régulière. La motion de défiance a été initiée par un député et soutenue par un total de onze Députés comme l’exigent la Constitution et la Loi n° 08/012 du 31 juillet 2008 portant Principes Fondamentaux Relatifs à la Libre Administration des Provinces, en ses articles 41 et 42. Elle a été déposée au Bureau de l’Assemblée provinciale le jeudi 22 janvier 2009 qui l’a jugée recevable. M. José Makila Sumanda en a été informé le même jour par lettre lui adressée par le Président de l’Assemblée provinciale l’invitant à se présenter le jour du débat et du vote afin d’y soutenir ses moyens de défense. Par courrier, celui-ci  a décliné l’offre lui faite par le Président de l’Assemblée provinciale.

Toujours comme l’exigent la Constitution et la Loi sus évoquées, la motion de défiance a été débattue en Plénière le samedi 24 janvier 2009 soit 48h00 après son dépôt. Son auteur l’ayant présentée, celle-ci a été alternativement soutenue et contrée par quatre Députés provinciaux. Le vote pour ou contre la motion a donné le résultat sans appel de 63 voix pour et 35 voix contre.

2.    Le résultat de ce vote a été régulièrement communiqué à M. José Makila Sumanda. Ce dernier, et c’est son droit, ayant estimé que la procédure n’a pas été régulière, est allé en appel contre le résultat de ladite motion et les conséquences qui en découlaient. La procédure judiciaire, depuis, suit son cours et nous nous abstenons de toute interférence pour respecter l’indépendance de la Justice et nous soumettre, le cas échéant, à son verdict.

3.    Alors que la justice suivait son cours, notre surprise a été grande de constater que le Président de l’Assemblée provinciale, après avoir régulièrement engagé un collectif d’avocats pour défendre la position de celle-ci face à la requête introduite par M. José Makila et son Conseil simultanément auprès de la Cour d’Appel de Mbandaka et de la Cour Suprême de Justice, a entravé l’action des avocats de l’Assemblée provinciale en leur déniant toute légitimité pour représenter celle-ci devant les cours ci-haut citées. Haute trahison, s’il en était une, vis-à-vis de l’Institution qu’il conduit, et grave décision unilatérale engageant toute l’Assemblée provinciale sans consulter la Plénière, alors que celle-ci, souveraine, n’était pas en vacances.  Cette situation est à la base du malaise actuel au sein de l’Assemblée provinciale avec comme conséquence le blocage du bon fonctionnement de l’Institution, la première en province.

Entretemps, depuis la fin du mois de janvier 2009, la province est dirigée par un Gouverneur intérimaire en la personne de Jean-Claude Baende, ancien Vice Gouverneur de M. José Makila Sumanda. Que constatons-nous ?
 
1.    La rétrocession en faveur des Entités Territoriales Décentralisées est régulièrement envoyée.
2.    L’Equateur en général et Mbandaka en particulier sont transformés en un vaste chantier avec comme entre autres réalisations :

  • réhabilitation complète du grand laboratoire de Mbandaka de renommée internationale ;
  • réhabilitation de la Clinique de Mbandaka devenue depuis le Centre Hospitalier Universitaire de Mbandaka ;
  • réhabilitation complète en cours de l’avenue Révolution ;
  • asphaltage en vue de l’avenue Bonsom dont les fûts d’asphaltes sont déjà à Mbandaka ;
  • acquisition et installation de deux morgues à Mbandaka et à Gbadolite ;
  • acquisition de quatre groupes électrogènes de 100 KVA chacun pour le bâtiment administratif du Gouvernorat, la résidence du Vice-gouverneur, l’Hôpital général de référence de Wangata et la morgue de Mbandaka ;
  • le désenclavement en cours de Boende, Gbadolite, Libenge, Ikela et Yakoma pour ne citer que ces agglomérations, par des vols réguliers, une fois par semaine, un projet en cours de finalisation ;
  • l’électrification et l’installation des centrales de production d’énergie, et d’autres réalisations que nous passons sous silence mais que l’on peut mieux vivre à Mbandaka.

mbandakaTous les moyens sont bons en politique pour déstabiliser un adversaire que l’on estime de taille. Mais nous estimons que certaines prises de position de différents milieux de l’Equateur frisent la désinformation délibérée et savamment orchestrée dans le seul but de nuire pour le simple plaisir. Alors que des générations entières ayant exercé des fonctions les plus importantes dans ce pays, ressortissants de l’Equateur de surcroît, ont été incapables de disposer du moindre bien matériel dans leurs différentes bases et même au chef-lieu de la province. Dès lors il est indécent de se faire passer pour des donneurs de leçons actuellement ; plus de deux ans durant, les persifleurs n’ont pas opposé la moindre déclaration pour stigmatiser la gestion prédatrice et calamiteuse instituée par M. José Makila Sumanda dans la conduite de la province de l’Equateur.

L’Equateur, qui est une province parmi les onze que compte la RDC, ne doit se situer ni en marge du développement, ni en marge du progrès et, encore moins, se réduire en un espace géographique propriété d’un parti politique. Certes, le Bureau de l’Assemblée provinciale est à 80% composé des membres du Mouvement de Libération du Congo et que l’Exécutif provincial ne contient que des membres de l’Union pour la Nation. Cette situation ne doit en rien être considérée par d’aucuns comme exceptionnelle pour que l’Equateur dans son entièreté s’érige en province d’opposition permanente face au pouvoir central en place en République Démocratique du Congo.

L’Equateur a participé à l’élection du Président de la République. Même si le score du Président de la République en fonction n’a pas été meilleur, mais le fait pour sa population d’avoir pris part au scrutin, conduit forcément à reconnaître et accepter le résultat de celui-ci. Le Président élu est aussi le Président de l’Equateur, car jusqu’à preuve du contraire, la Province n’est ni sécessionniste ni en situation d’un état confédéré. Alors pourquoi certaines personnes s’insurgent-elles sur l’accueil dont le Président de la République a bénéficié à Mbandaka, allant jusqu’à insinuer que la province serait vendue au Président Kabila ? Ces mêmes personnes, à longueur des journées, sollicitent des audiences pour être reçu par le Chef de l’Etat dont elles ne supportent pas le triomphe de l’accueil à l’Equateur !

L’Assemblée Provinciale de l’Equateur regorge des valeurs et des diplômés compétents. Des Députés qui ont fait des études dans les meilleures universités du monde. Le fait d’être Député provincial à l’Equateur ne doit en rien être une sous-estimation comme veulent le penser et faire croire certains censeurs aux esprits non ouverts. Il n’y a pas d’un côté des professeurs au niveau du Parlement national et du Sénat et de l’autre des étudiants ou, pire, des élèves à l’Assemblée provinciale de l’Equateur qui recevront en permanence des leçons émanant de Kinshasa. Les problèmes à l’Equateur sont multiples et tout le monde a droit à la parole pour les examiner dans un débat contradictoire et démocratique.

La confusion artistiquement entretenue par certaines personnes qui squattent les médias dans le seul but de nuire et de salir pour écarter un empêcheur de tourner en rond, relève d’une époque aujourd’hui révolue. Une chose est de faire des déclarations et de porter des graves accusations à travers les médias, une autre est de savoir que les personnes qui suivent ces déclarations et ces graves accusations se font aussi un jugement de l’argumentaire avancé qui n’est pas toujours en faveur de la personne qui le développe.

Les Députés provinciaux de l’Equateur, au terme de la procédure judiciaire en cours dans le dossier de M. José Makila Sumanda, dans l’hypothèse où il ne reviendrait plus comme Gouverneur à l’Equateur, procéderont librement et en toute responsabilité à l’élection d’un nouveau Gouverneur de province responsable acquis au changement que les députés recherchent. Ce changement ne pourra aussi valablement se faire qu’après une restructuration profonde du Bureau de l’Assemblée provinciale tel que réclamée par 65 Députés provinciaux à travers une pétition qui a été approuvée à l’unanimité d’un vote par 58 Députés. Nous sommes convaincus que les errements actuels de la situation politique à l’Equateur procèdent aussi du manque de cohérence et de visibilité dans la conduite de l’Assemblée provinciale. Trop de confusion, trop d’amateurisme, trop d’improvisations, trop de contractions, trop de versatilités entraînent comme conséquence la désorientation de tout observateur averti.

La situation sécuritaire à l’Equateur est la même que celle que présentent les Provinces de l’Ouest et du Centre ; elle n’est donc ni pire ni meilleure qu’ailleurs. Les mêmes incidents relevés à l’Equateur se produisent au Bandundu, à Kinshasa, au Bas-Congo, dans les deux Kasaï. Il n’y a aucune raison d’alarmer l’opinion sur une certaine instabilité à l’Equateur. Il n’y a pas de crise d’autorité au niveau de l’Exécutif provincial. Il n’y a que l’exercice normal de la démocratie dans une période de transition avec l’expression des ambitions légitimes des uns et des autres quant à leur positionnement.

Nous rassurons l’opinion que l’Equateur est entré dans une phase effective de reconstruction dans le cadre de sa réhabilitation. L’Equateur, avec sa particularité ne doit pas, comme d’aucuns le pensent afin d’assouvir leurs ambitions, être une province rebelle vis-à-vis du pouvoir central. Aucune personne n’est ni indispensable ni inamovible. Les hommes passent les institutions restent. De même le renouvellement des générations est un gage de dynamisme. Surtout pour la Province de l’Equateur. Fait à Kinshasa le 09 Juin 2009.

Pour les Députés provinciaux de l’Equateur acquis au Changement : Honorable Mbuze Agwabi Thierry, Vice-président intérimaire de l’Assemblée Provinciale de l’Equateur, et Dr Mwamba Mangbenza, Coordonnateur des Députés acquis au changement.

(DN/Yes)

Texte présenté par Daniel Nzuzi/MMC



Last edited: 13/06/2009 10:10:46

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