Une fois validé, le cadre stratégique constituera une feuille de route de la décentralisation pour une période de dix ans, allant de 2009 à 2019 et qui s’exécutera en deux phases.
Les travaux de l’Atelier national de validation du cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation se sont ouverts ce mercredi 10 juin 2009, au salon Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa. Prévu pour deux jours, l’ouverture de cet atelier a été présidée par le vice-Premier ministre chargé de la sécurité et défense, Mutombo Bakafwa Nsenda.
C’était en présence des membres du gouvernement, du Parlement, des chefs des missions diplomatiques et Ambassadeurs, des représentants des agences du système des Nations Unies, des présidents des Assemblées provinciales, des gouverneurs des provinces, des secrétaires généraux, des partenaires au développement, de la société civile, des représentants des confessions religieuses, ainsi que celle de tant d’autres invités.
Dans son allocution, le ministre de la Décentralisation et Aménagement du territoire, Antipas Mbusa Nyamuisi, a, d’entrer de jeu, salué la ferme détermination du Chef de l’Etat Joseph Kabila, pour avoir toujours veillé à l’aboutissement du processus de la décentralisation et aux contingences humanitaires. C’est ce qu’il a voulu placé ces assises sous son haut patronage.
Aussi, le ministre de la Décentralisation a laissé entendre par la suite que ces assises seront sanctionnées par la validation du cadre stratégique lequel balisera la mise en œuvre de la décentralisation.
Le ministre a rappelé que les présentes assises sont la mise en œuvre de l’une des recommandations formulées lors d’un autre forum sur la décentralisation, organisé du 03 au 05 octobre 2007 à savoir, l’élaboration d’un cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation. Ce, conformément à la constitution du 18 février 2006 laquelle consacre la décentralisation comme mode de gestion de la République démocratique du Congo. C’est donc en exécution de cette pertinente recommandation que le ministère de la Décentralisation a élaboré le document qui fait l’objet du présent atelier.
A en croire le ministre Mbusa, la réalisation de cette ambition s’inscrit dans le programme du gouvernement axé sur les cinq chantiers initiés par le Président de la République. Le ministre reste convaincu que la mise en œuvre de la décentralisation aura une incidence directe sur l’amélioration des infrastructures de base, la création de l’emploi et la fourniture des services publics de proximité, à savoir la santé, l’éducation, l’eau et l’électricité.
Une fois validé, s’est expliqué l’orateur, le cadre stratégique constituera une feuille de route de la décentralisation pour une période de dix ans, allant de 2009 à 2019 et qui s’exécutera en deux phases.
La première phase de 2009 à 2014 visera à relever les principaux défis suivants : la création des meilleures conditions politiques, juridiques, budgétaires et financières pour les provinces et les entités territoriales décentralisées, en vue de leur permettre d’assumer convenablement leurs missions d’impulser le développement à la base et de promouvoir la démocratie locale.
Ses autres objectifs sont également : l’organisation des élections locales permettant de parachever l’architecture institutionnelle de la décentralisation ; la mise en place des 21 nouvelles provinces ; la mise en place des structures de pilotage et de gestion du cadre stratégique de la décentralisation ; la dotation des provinces et entités décentralisées d’instruments et d’outils de gestion, pour faciliter l’exécution de leurs programmes de développement.
Il sied de rappeler en passant que cet atelier dont les travaux se déroulent en trois commissions, a été précédé d’une tournée de plaidoyer que le ministre Mbusa a effectué dans les deux Kasaï, le Bandundu et la Province Orientale.
(CL/GW/Yes)
Célestin Lutete/MMC