Le président Denis Sassou Nguesso dela République du Congo a levé le suspense qui planait autour de sa candidature à l’élection présidentielle du mois prochain : il a accepté de se présenter en le signifiant au cours d’un meeting populaire dimanche 7 juin à Brazzaville.
Même si ce n’était qu’un secret de Polichinelle, tout le monde savait que le président congolais D. Sassou Nguesso allait briguer in fine le fauteuil présidentiel qu’il occupe depuis qu’il a chassé Pascal Lissouba du pouvoir et mis fin, en 2000, aux deux guerres terribles qui ont marqué son bref régime de terreur. Au terme de son mandat actuel qui prend fin le mois prochain, Denis Sassou Nguesso aura réalisé en tout et pour tout 16 ans de pouvoir : 7 ans en tant que président dans un régime monopartiste et 9 années d’un pouvoir démocratique légitimé à deux reprises par des élections qu’il a remportées haut la main, en 2001 et en 2004.
Son retour au pouvoir sous le couvert de la démocratie multipartite, Denis Sassou Nguesso l’a placé sous le signe d’une « Nouvelle espérance », qui se veut point de rupture avec le passé et engagement à conduire son peuple qu point d’achèvement dans une optique d’atteinte des objectifs du millénaire ; doté le pays d’infrastructures plus que ne lui en a donné le colonisateur en 80 ans. Une véritable gageure, qu’il est en train de réussir en transformant le Congo en un immense chantier.
Sous l’impulsion de cette « Nouvelle espérance », tous les chefs-lieux des départements, tels Impfondo, Gamboma, Ouesso, Owando, Kinkala, Nkayi et Loubomo, ainsi que d’autres localités de seconde zone : Bétou, Makoua, Mindouli et Djambala, pour ne citer qu’elles, ont pris la stature de villes et de cités urbanisées dotées d’infrastructures routières, aéroportuaires, sanitaires et scolaires ultra- modernes.
Oyo, n’en parlons pas : bercée par les eaux de l’Alima, la petite cité riveraine n’aurait pas tort de revendiquer l’épithète méritée de petite ville avec ses villas, son aéroport et ses autres infrastructures qui n’ont rien à envier à celles des villes de grande taille.
Un peu partout dans l’arrière-pays, l’eau et l’électricité ont achevé de faire reculer le sous-développement endémique dans lequel le Congo a vécu jusqu’alors. En 7 années, toutes les villes, tous les centres semi urbains ont donc sauté à pied joint du siècle de l’obscurité à celui de la lumière.
Dans le nord du pays, qui n’a jusque là été desservi que par des pistes entrecoupées de marécages, la « Nouvelle espérance » a créé une route bitumée qui ouvre tout l’espace du nord au développement et aux échanges commerciaux. Des ponts ont été construits, et une centrale hydroélectrique est en construction à une centaine de kilomètres de Brazzaville.
Au sud, le président D. Sassou Nguesso a livré et gagné la plus grande bataille qu’il lui fallait livrer pour se réconcilier avec le grand électorat du Pool que lui cède Bernard Kolélas sur un plateau d’or. Grâce à la « Nouvelle espérance », la route Pointe-Noire – Brazzaville va davantage rapprocher les deux capitales politique et économique du pays plus de 80 ans après la construction du Chemin de fer Congo-Océan ! C’est dire que les temps futurs vont propulser tout le sud du Congo vers un développement qui portera l’empreinte de D. Sassou Nguesso qui, à juste titre, mérite plus que jamais ce surnom non surfait de grand bâtisseur du Congo.
Surtout que ce vaste programme de reconstruction comporte un volet inédit : la construction d’une bretelle de chemin de fer qui partira de la ligne existante du Cfco en direction du Nord du pays ! Du jamais vu ni pensé de mémoire des Congolais d’Owando jusqu’à Nkayi. Cet axe ferré créera une synergie de développement, car elle mettra en mouvement tout un pays, du Nord au Sud via le centre. Ce qui fait que d’ici cinq ans, le Congo de Sassou sera un pays complètement désenclavé et grandement ouvert au développement.
B. Kolélas – D. Sassou Nguesso : un tandem qui vogue vers la victoire !
Grand stratège politique devant l’Eternel, D. Sassou Nguesso savait enfin, que pour achever de sceller la réconciliation politique et sentimentale qui le lie désormais aux populations du Sud du pays en général, et particulièrement à celles du Pool, fief électoral de la plus haute importance et chasse gardée du vieux baroudeur Bernard Kolélas aujourd’hui à la retraite, il fallait coûte que coûte la route Brazzaville - Mayama, longue d’une centaine de kilomètres. Chose imaginée, chose faite !
Il y a un mois D. Sassou Nguesso s’est fait accompagner de son allié inconditionnel B. Kolélas pour aller rouvrir en grande pompe cette route à la circulation. Et depuis, le Pool est ainsi arraché à un isolement qui a duré plusieurs années !
Depuis lors également, les militants du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (Mcddi) de Kolélas ont plus que jamais accepté d’adhérer à la « Nouvelle espérance » de D. Sassou Nguesso.
Dans la foulée de cette tournée victorieuse était comprise aussi la visite qu’il a effectuée par la suite à Mindouli après la liesse populaire avec laquelle il a été chaleureusement accueilli à Kinkala, la capitale du Pool. Toutes ces démonstrations de ferveur et d’enthousiasme spontanées ont fini par le convaincre de l’adhésion de l’ensemble du peuple congolais à cette « Nouvelle espérance » à travers laquelle il forge le destin du Congo de demain.
Aussi, dimanche 7 juin dernier, sur un Boulevard des Armés qui a refusé du monde, il n’avait plus qu’à se soumettre au diktat de ces milliers de jeunes, de femmes et d’hommes venus lui forcer la main pour qu’il se décide à se représenter à sa propre succession. Ce qu’il a fait sans la moindre réticence. Comment du reste pouvait-il hésiter de le faire, quand il sait que son programme n’est encore exécuté qu’à mi-chemin, et que beaucoup reste encore à faire ?
Telles que les choses se présentent, dans une plate-forme politique qui s’annonce sous l’étiquette de Rassemblement de la majorité présidentielle (Rmp) constituée de personnalités qui y apportent un trop plein d’électeurs ( le Mcddi de Kolélas, le Rdd de Yhombi Opango, l’Ufd du patriarche David Charles Ganao, le Pct et le parti de feu Thystère Tchicaya qui va lui apporter une partie non déterminante de l’électorat du Kouilou, on risque d’assister, dans exactement un mois, à une victoire à la Pyrrhus du candidat D. Sassou Nguesso face à des adversaires de peu d’envergure et ne disposant pas d’alternatives convaincantes à opposer à la dynamique envahissante de cette « Nouvelle espérance » qui pulse aujourd’hui la vie en République du Congo. Wait and see !
(DN/CV/Yes)
Clément Vidibio/MMC
Last edited: 10/06/2009 17:07:48