kabila & museveniUn nouveau conflit frontalier oppose l’Ouganda à la République démocratique du Congo. L’Ouganda accuse la RDC de construire un poste de police sur ce qu’il revendique comme étant son territoire. Il y a deux ans, l’Ouganda et la RDC se sont affrontés pour un îlot sur le lac Albert, dans la même région. L’objet du litige entre l’Ouganda et la RDC est un nouveau poste de police construit dans un « no man’s land » entre l’Ouganda et le Congo, dans la région de Mahagi, une importante localité commerciale sur la route qui mène à l’Ituri et à ses mines d’or.


Les conflits frontaliers entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda sont nombreux. Ils sont d’autant plus difficiles à résoudre que cette frontière était devenue illusoire durant l’occupation ougandaise, qui a duré presque dix ans, de 1996 à 2005.

Cette fois, l’objet du litige est un nouveau poste de police construit dans un « no man’s land » entre l’Ouganda et le Congo, dans la région de Mahagi, une importante localité commerciale sur la route qui mène à l’Ituri et à ses mines d’or.

Samedi dernier, les autorités ougandaises ont tenté en vain d’arrêter la construction de ce poste de police, qu’ils considèrent comme étant sur leur territoire, mais les autorités congolaises ont décidé de passer outre.

De source bien informée, la frontière a bougé ces dernières années dans cette région, en fonction du bureau chargé de récolter les taxes. Pour des raisons commerciales peu claires, le bureau chargé de taxer les marchandises du côté congolais de la frontière avait été déplacé à l’intérieur des terres.

Avec le temps, les autorités ougandaises, soucieuses de récolter aussi leurs taxes, s’étaient rapprochées de ce bureau et c’est toute la frontière qui est ainsi remise en question.

Aujourd’hui, le Congo tente donc de reprendre un territoire qu’il estime avoir perdu, en créant un fait accompli.

Retrait des soldats angolais ayant envahi la localité congolaise de Sava

Les soldats angolais ont entamé leur retrait dimanche dernier du village Sava, en territoire de Mbanza Ngungu, situé à plus de 200 kilomètres de Matadi. Information livrée ce mardi par le président de la société civile de cette contrée et confirmée par plusieurs sources du Bas-Congo.

« Ils sont partis », indique une source religieuse de Sava. Les soldats angolais ont quitté la forêt de Kibenga qu’ils occupaient depuis plus de deux semaines. Ces militaires sont actuellement de l’autre côté de la frontière (côté angolais), au niveau de leur poste frontalier, précise une source sécuritaire de Mbanza Ngungu.

D’après une autorité provinciale du Bas-Congo, ce retrait est consécutif à la réunion tenue la semaine dernière à Luanda en Angola, entre les gouvernements congolais et angolais. Rencontre à laquelle ont pris part le gouverneur du Bas-Congo et ses homologues des provinces angolaises de Kabinda, du Zaïre et de Huiez. La même source indique qu’à l’issue de cette rencontre, une commission mixte de contrôle de frontières a été mise sur pied entre les deux pays.

Près d’un demi-millier des personnes dont 2/3 des Congolais refoulés de la province angolaise de Cabinda

450 personnes dont deux tiers (2/3) sont des Congolais de la RDC ont été refoulées dernièrement de la province angolaise de Cabinda par la frontière de Yema, dans le territoire de Muanda, a annoncé à la presse le ministre provincial des TPI et de l’Education, Dieudonné Pambu Ntima , à l’issue du Conseil hebdomadaire des ministres provinciaux. Le motif et les conditions de ce refoulement n’ont pas été précisés par le ministre et porte-parole intérimaire du gouvernement du Bas-Congo.

(DN/PKF/Yes)

Le Palmarès/ACP