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Bonjour | 19/03/2010 17:56 | English Make DC Home page | RSS feed

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Il n’y avait pas de conflit entre moi et mon frère Rombaut Tunani. Mais, par contre, nous faisons la concurrence loyale dans la commune de Lemba, notre fief.

Depuis la création de son orchestre Laviniora Esthétique jusqu’à ce jour, le chanteur Christian Dakumuda alias « New Man » ne dort pas sur ses lauriers pour s’occuper de la bonne marche de son groupe, malgré des peaux de banane qu’on lui met dans son parcours.


Avec le succès de la danse « Linda, Linda », Dakumuda et son groupe occupent une place de choix dans les milieux de la musique congolaise.

Pour en savoir plus sur les activités de Laviniora Esthétique, nous avons abordé celui qu’on appelle « Mokonzi ya ba chégués“ qui a bien voulu nous accorder cette intéressante interview.

Visa : Quel est l’état de santé de votre orchestre Laviniora Esthétique ?
Christian Dakumuda : Mon groupe est en forme. Nous sommes en train de préparer l’album « Antenne parabolique ». Il comporte sept chansons et un générique. Il y aura des surprises dans l’album « Antenne parabolique ». Vous devez savoir que j’ai restructuré mon groupe, je travaille maintenant avec Michel Mbenza  comme secrétaire général, Charles Zola, directeur de marketing, Kebana Nkumu, directeur de production, coordonnateur Kathy Monadika et Baby Tango Fort, chef d’orchestre. Voilà.

Visa : Avant le succès de la danse « Linda Linda », il y a eu un grand silence dans vos activités musicales. Comment expliquez­-vous cela ?
CD. : Vous devez savoir que dans la vie d’un artiste musicien, il y a toujours le haut et le bas. C’était par la volonté de Dieu. Ce silence m’a permis de comprendre beaucoup de choses de la vie. Depuis mon jeune âge, je ne faisais que la musique. Ni ma mère, ni mon père, personne ne m’a interdit de faire la musique parce que je leur ramenais de bons résultats de l’école. Bref, j’avais connu cette baisse parce que je n’avais pas respecté les conseils de mon père. Après avoir compris ces erreurs en mettant les conseils de mon père en pratique, vous avez vu vous-mêmes le résultat avec le succès de « Linda Linda ».

Visa : Quels étaient ces conseils?
C.D. : Mon père me disait chaque fois de ne pas prendre la femme d’autrui comme votre concubine, de savoir partager l’argent avec les amis et de respecter les aînés. Vraiment, je conseille à tous les collègues artistes musiciens de ne pas toucher aux femmes mariées. C’est de la malédiction. Parce que moi, j’ai vécu cette expérience. J’ai également compris que la folie du succès peut vous conduire dans la ruine.

Visa : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous séparer avec vos anciens collègues?
C.D. : Nous ne nous sommes pas séparés. Mais plutôt, chacun a choisi son chemin et moi, je continue avec Laviniora Esthétique. Nous sommes toujours en contact permanent. Dernièrement, mon frère Tebo « Le Blanc » qui est installé à Bruxelles m’a envoyé une guitare et des micros pour la bonne évolution de  notre groupe. D’autres collègues sont devenus des frères en Christ mais, sont plus attachés à moi pour des concerts. Vraiment, je suis en bons termes avec mes anciens collègues.

Visa : Pourquoi les violons ne s’accordaient pas entre Rombault Tunani, leader de l’orchestre Riche Monde de Lemba et vous?
C.D. : Que les gens sachent qu’il n’y avait pas de conflit entre moi et mon frère Rombaut Tunani. Mais, par contre, nous faisons la concurrence loyale dans la commune de Lemba, notre fief. Mais, mon frère qui n’avait pas compris le jeu, transformait cette concurrence en une confrontation déloyale. Malgré cela, je restais toujours dans ma logique. Je ne le considérais pas comme un ennemi mais, plutôt comme un adversaire. Malgré ses mauvaises intentions contre moi.

Visa : Des rumeurs ont circulé à Lemba selon lesquelles Koffi Olomide vous a utilisé pour combattre Rombault Tunani qui était en inimitié avec le Grand Mopao?
C.D. : (Rire) Rombault Tunani n’est venu qu’à peine dans la musique. Alors que notre relation avec Koffi Olomide date des années. Koffi préférait que j’évolue dans le Quartier Latin. Lorsqu’il avait engagé mon drummer Champion, il l’envoyait chaque fois me dire d’intégrer le Quartier Latin. Je disais toutefois à Koffi Olomide qu’il nous donne aussi la chance de devenir un jour leader pour assurer la relève de nos aînés.

Visa : Mais, pourquoi vos relations ne sont plus au beau fixe avec Koffi Olomide?
C.D. : Parce que je n’ai pas aimé son acte d’engager mes musiciens et danseuses. Koffi Olomide fut mon grand ami. J’ai compris que dans son comportement, il pourrait même sacrifier ses bonnes relations pour ses propres intérêts.

Visa : Mais, pourquoi aviez-vous engagé la cheftaine des danseuses de Quartier Latin? Ne voyez-vous pas que c’était une provocation?
C.D. : Il n’a pas fallu que je pleure comme lui-même ne cesse de dire: « Muana mobali  alelaka te ». Il a fallu lui répondre par le silence. Koffi Olomide avait pris deux et moi j’ai engagé cinq. En tout cas, je déclare sans mâcher mes mots que j’étais touché et frappé par le comportement de Koffi Olomide que je qualifie de méchant. Vraiment, il est méchant. Celui qui a ravi les musiciens d’autrui n’aime pas son prochain. Voilà.

Visa :    Comment entrevoyez-vous l’avenir de Laviniora Esthétique?
C.D. : L’avenir de mon groupe est toujours rose. Avec la sortie de l’album « Antenne parabolique », mes fans seront satisfaits. Mon programme prévoit des productions dans des grandes salles européennes et des tournées dans les provinces de la Rdc, en Afrique et en Europe. Je ne fais pas la musique pour défier qu que ce soit. J’irai en Europe pour que mes musiciens se retrouvent matériellement. Raison pour laquelle je tiens à signer de vrais contrats et non des contrats bidons.

Visa : Quel commentaire pouvez-vous faire sur le comportement des musiciens congolais?
C.D. : Ils manquent l’amour du prochain et évoluent dans la concurrence déloyale. Raison pour laquelle on n’avance pas sur le plan artistique. Parce que tout le monde ne passe son temps qu’a s’occuper de la vie d’autrui. Ceux qui présentent du bon travail artistique sont ceux qui n’évoluent qu’avec la concurrence loyale.

C’est pourquoi, je demande à ceux qui donnent des brevets ou diplômes de mérite à ceux qui se distinguent dans leur métier, de penser également au journaliste José Mpaka Ikombe et au preneur de son J.P. Kis du studio Ndiaye. Car, ces gens ont beaucoup contribué bénévolement à la promotion des artistes musiciens pour leur élévation. Ils méritent aussi d’être primés.

Visa : Avez-vous un message à adresser à vos fans?
C.D.:
Dans l’enregistrement de l’album « Antenne parabolique », je chanterai avec la chanteuse et danseuse Mami Itazoma surnommée « Double brassard ». Le public va la découvrir à travers « Antenne parabolique ». Présentement, nous répétons au bar Sarakawa à Lemba-Foire et les coulisses, c’est au Ciné Mayele à Lemba-Super.

(TH/BT/PKF)

José Mpaka Ikombe/Visa



Last edited: 09/06/2009 18:31:20

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