modeste bahati lukweboLes ressources  dont dispose la République démocratique du Congo peuvent aider à mettre en place des structures susceptibles de permettre au pays de faire face à n’importe quelle dette pour se développer. Cette déclaration est de l’honorable député Modeste Bahati Lukwebo. Ce dernier l’a dit à la presse vendredi dernier, au sortir de la séance plénière de l’Assemblée nationale.

En effet, selon cet élu du peuple, personne ne peut s’enrichir sans recourir à l’endettement. Aussi, ce parlementaire ne partage pas le point de vue selon lequel l’engagement de 9 milliards conclus dans le cadre des contrats chinois compromettrait la capacité de remboursement de la dette. « Je dis que c’est faux dans la mesure où nous avons des matières premières qui peuvent être gagées et lesquelles constituent pour nous la preuve de solvabilité », s’est-il exprimé.

Fort de ce qui précède, ce président du Groupe des parlementaires indépendants (Gpi) invite le gouvernement à mettre sur pied une structure pour définir le contour de la question de manière à ce que l’on puisse justifier effectivement la soutenabilité de la dite dette.

Car, pour lui, les 9 milliards ne sont même assez pour autant que la République démocratique du Congo pouvait s’endetter jusqu’à 20 voire 30 milliards.

Et de poursuivre : « Nous pouvons facilement prouver qu’avec les ressources minières, les ressources pétrolifères, les ressources forestières, nous seront à mesure de rembourser, pourvu que nous ayons des investisseurs sérieux », s’est-il expliqué.

Pour le député Bahati Lukwebo, seuls les gisements pétrolifères par exemple, au niveau de la cuvette ou au niveau de l’Est, avec le lac Albert et consorts, ou encore les bords dudit lac, au niveau de l’océan, sont des ressources énormes, soutient-il, qui si elles sont exploités, constituent pour les Congolais, des garanties capables de permettre de faire face aux dettes.

Pour rappel, WEi Sheng Zi, conseiller économique à l’ambassade de Chine à Kinshasa, a expliqué : « …Si les recettes venant de l’exploitation minière peuvent couvrir, on va continuer à faire les infrastructures. Si elles ne couvrent pas les besoins, le gouvernement congolais va encore céder d’autres concessions minières. »

Les contrats que le groupe d’entreprises chinoises signent avec le gouvernement congolais, c’est des contrats sérieux. Il n’est pas dit qu’on va les changer tout le temps, ce n’est pas sérieux.

Et quid du contrat Tenke Fungurume ?

(CL/Yes)

C.L./MMC