Les opérations d’acheminement des aides humanitaires sont à nouveau compliqués par la vague d’insécurité qui a ressurgie dans le Sud-Kivu, depuis Kalehe et Shabunda pour s’étendre progressivement à Kabare et le territoire de Walungu
L’insécurité installée jadis à Kalehe et Shabunda sévit actuellement à Kabare et Walungu. Conséquence, plus de 800.000 personnes ont abandonné leurs habitations pour aller se réfugier dans d’autres localités de la province.
Plusieurs familles ont fui les territoires de Kabare et Walungu pour aller se réfugier dans d’autres localités de la province, renseigne Ocha. Ces déplacements sont dus aux opérations contre les FDLR et aux attaques de ces derniers contre les populations civiles. Au Sud-Kivu, ils sont la conséquence des agressions et des exactions des FDLR, ainsi que des abus d’éléments des FARDC.
A ce sujet, M. Nestor Yombo de Ocha a indiqué que les attaques des FDLR dans la nuit du 31 mai ainsi que le 28 mai, respectivement à Kaniola (Walungu) et dans la forêt de Kinono dans le territoire de Kalehe ont provoqué des déplacements vers Nyabibwe et Kalungu.
« Selon les autorités de Shabunda, les FDLR ont pris en otage depuis le début du mois de mai, les habitants de Luyuyu, Katusi et Lubila dans le groupement de Baliga. Ils profèrent des menaces de mort contre ceux qui tenteraient de se déplacer ».
Obstacle a l’action humanitaire
Pour M. Nestor Yombo, l’insécurité constitue un véritable obstacle à l’action humanitaire. C’est ainsi que la confusion entre les troupes régulières de la 10ème région militaire et celles relevant de l’Opération Kimia.
Il ne facilite pas le plaidoyer des humanitaires auprès de la hiérarchie des FARDC.
Les uns et les autres se rejettent la responsabilité des exactions contre les populations. L’absence de prise en charge des familles des militaires continuera d’inciter les éléments des FARDC à s’en prendre aux populations civiles pour subvenir aux besoins de leurs ménages.
Cependant, les humanitaires ont décidé de poursuivre les enregistrements des déplacés, en vue des distributions futures dans les zones les moins exposées, notamment à Nindja ou Luhago, où un important déplacement de populations a été observé.
Au Nord-Kivu, l’insécurité grandissante est un obstacle majeur à la mise en oeuvre des programmes d’assistance humanitaire dans la province. Les agences onusiennes continuent de se déplacer sous escorte militaire alors que les ONG s’y refusent et poursuivent l’assistance, malgré les risques. De larges parties des territoires de Masisi et de Walikale restent ainsi enclavées.
Selon Ocha, les seules voies sûres actuellement pour acheminer l’assistance dans le territoire de Walikale sont la location d’avions depuis Goma, l’utilisation de la route Goma Beni-Kisangani-Walikale.
(DN/Ern./GW/Yes)
Eyenga Sana/Le Potentiel
Last edited: 05/06/2009 16:09:29