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Bonjour | 21/03/2010 16:44 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le ministre de la Communication Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, laisse entendre que la partie congolaise penche et soutient le partenaire chinois sans chercher à remettre en cause comme l’attend Pékin les contrats conclus en dépit de la pression du Fmi insistant sur la révisitation desdits contrats

lambert mendeAu-delà  du FMI qui était principalement visé, la bourrasque chinoise visait aussi à prévenir toute tergiversation du gouvernement congolais. Le message a été pleinement compris par ce destinataire secondaire. Il l’a si  clairement été que l’exécutif congolais a donné à son tour de la voix mercredi en cours de journée. Ainsi, en moins de 24 heures, Kinshasa et Pékin ont tenté de démêler l’écheveau de l’intrigue tissée par le FMI Dominique Straus Khan.

« Nous comprenons parfaitement bien la réaction de notre partenaire chinois... », a déclaré Lambert Mende à Ferdinand Ferella de la Voix de l’Amérique. « De toute les façons. Il n’a jamais été question, pour nous d’envisager la moindre révision des contrats qui nous lient à la Chine », a-t-il poursuivi. N’empêche. Pour l’heure, les deux parties sont engagées dans une série de discussions autour de la question. Le porte-parole du gouvernement en a donné la confirmation.

De ce qui précède, il résulte que le Congo se trouve encore loin de devoir réciter sa ballade des pendus. D’ailleurs, à Pékin l’on n’est guère hostile à toute révision des contrats soutenue et justifiée par des arguments imparables. Il appartient dès lors à l’institution financière internationale de revenir à la charge avec du solide. En attendant, la partie chinoise trouve les récriminations du FMI très fantaisistes    et insoutenables. Non sans raison.

Lors de leurs différents passages en RDC, les experts de l’institut de Breton Woods ont eu de longs entretiens avec la représentation diplomatique chinoise au Congo autour des contrats incriminés. Jamais ils n’ont réussi à convaincre personne. A ce point, que toute discussion. sur la question s’est arrêtée. La confirmation vient de l’ambassadeur chinois en RDC en personne. Aussi celui-ci demande au FMI de dire pourquoi il est nécessaire d’abandonner la coopération en cours d’exécution. Si jamais cette exigence était satisfaite, les dragons d’Asie ne verraient aucun inconvénient à procéder à la relecture des contrats visés.

A dire vrais, la situation semble se compliquer pour les partenaires traditionnels du Congo. L’argument principal militant en faveur de la révision des contrats chinois reste la crainte d’un nouvel endettement. Mais à cette appréhension, la réplique chinoise est sans équivoque : « Nous avons dès le début évité toute situation qui pouvait mener à une augmentation de la dette », précise Wu Zexian, ambassadeur chinois en poste au Congo. Il n’y a donc pas de discussion ossible conclut ce dernier. A moins que le FMI trouve de nouveaux éléments capables d’entamer la crédibilité de ces contrats

 La balle se trouve ainsi dans le camp de DSK et de ses experts. Et preuve de la bonne foi chinoise, des discussions se tiennent avec la partie congolaise sur la question. A lire celle-ci entre les lignes, il ne fait nombre d’aucun doute qu’elle est à mille lieux de mener la moindre action susceptible d’énerver la disponibilité sans borne de la Chine. La RDC en ratera-t-elle l’annulation de la dette promise sous réserve par la FMI ?

Nous en sommes encore à la croisée des chemins. Tout ou rien peut ou ne peut arriver. Au dépend désormais de la réaction du Fonds monétaire face au défi chinois...

(DN/Th/GW/Yes)

Le Palmarès



Last edited: 04/06/2009 18:00:31

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