Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (Unicef) bat campagne de l'entrée en vigueur depuis le 12 février du traité international portant sur l'interdiction de l'enrôlement des enfants de moins de 18 ans dans les conflits armés. L'entrée en vigueur de ce traité est bénéfique pour la Rdc qui compte parmi les 14 pays ayant ratifié le protocole facultatif ŕ la convention relative aux droits de l'enfant (Cde) depuis que le président Joseph Kabila a signé le texte de ratification en mars 2001.
Le Fonds des Nation Unies pour l'enfance (Unicef) annonce l'entrée en vigueur depuis le 12 févier dernier, d'un traité international portant sur l'interdiction d'enrôler les enfants de moins de 18 ans dans les conflits armés.
Ce traité, signale l'Unicef est le fruit des efforts fournis au niveau international pendant 10 ans. Il s'agit particuličrement du protocole facultatif ŕ la convention relative aux droits de l'enfant (Cde) qui impose aux Etats-Parties l'obligation d'élever l'âge minimum du recrutement volontaire ŕ au moins 16 ans.
M. Olara Otunnu, représentant spécial du secrétaire général pour les enfants affectifs par les conflits armés soutient que ce traité est une histoire pour les enfants qui ont été négligés, abusés et exploités sexuellement par les factions armées pendant des décennies. Car, déclare-t-il « les enfants n'ont pas leur place dans la guerre et méritent que leur soit accordé le plus haut niveau de protection du niveau international pour les empęcher d'ętre utilisés comme des enfants soldats ».
Quant ŕ la Directrice générale de l'Unicef, Mme Carol Bellany l'entrée en vigueur du protocole facultatif est essentiel pour la protection des enfants dans les conflits armés actuels. Cela dans la mesure oů elle estime que trop souvent les enfants sont contraints de se battre. Ils sont terrorisés dans leurs maisons et dans les écoles, d'autres, poursuit-elle, sont kidnappés, maltraités, et exploités sexuellement.
L'entrée en vigueur de ce traité ne peut ętre que bénéfique pour la Rdc qui figure parmi les 14 pays ayant ratifié le protocole facultatif. C'est précisément en mars 2001 que le président de la Rdc, Joseph Kabila a signé et ratifié les deux protocoles facultatifs de la convention relative aux droits de l'enfant.
Quelques mois plus tard, soit en juin 2001, le président Kabila, concrétisa encore une fois sa volonté de faire respecter les droits des enfants en procédant officiellement au lancement de la campagne de démobilisation des enfants soldats en Rdc. Cette campagne a été précédée des mesures conservatoires édictées par le numéro un congolais, parmi ces mesures figurent l'interdiction du recrutement des enfants de moins de 18 ans dans l'armée; le non-envoi des enfants soldats déjŕ recrutés au front et la non utilisation des enfants soldats ŕ des tâches purement militaires.
Le 18 décembre 2001 ŕ Kibomango et ŕ N'sele (Centre d'instruction), le président Kabila en sa qualité de ministre de la défense et commandant supręme des Forces armées congolaises (Fac) lança officiellement « l'opération déclic » de démobilisation de quelques deux cents enfants soldats dont l'âge variait entre 10 et 17 ans. Une opération qui a permis ŕ 9 enfants de passer par un encadrement au Centre d'orientation et de transit avant de reprendre une vie normale au sein de leur famille. Ces enfants faisaient et partie de quelques 10.000 enfants soldats enrôlés ŕ travers toute la Rdc et que le gouvernement par le biais de Bunader (Bureau national de démobilisation et de réinsertion) avec l'appui de l'Unicef et autres Ong tiennent ŕ tout prix ŕ démobiliser et réinsérer dans la société.