Ils rassurent de pouvoir défendre valablement et même de remonter le niveau de la culture congolaise qui se trouve être en proie à toutes les nuisances de la mondialisation.
L’artiste est, sans nul doute, un combattant invincible dans la lutte de conservation, sinon de valorisation de la culture d’un pays. Ceux de la République démocratique du Congo sont, en effet, sensés défendre, chacun dans sa catégorie, les mœurs, les coutumes, bref, les valeurs de leur propre culture.
C’est à cette fin noble que s’investissent les artistes peintres rencontrés au Centre culturel congolais Le- Zoo. Ces derniers sont déterminés à étendre leur champ d’activité car, estiment-ils, il ne suffit pas de décorer un tableau, mais encore faut-il que le message de l’artiste atteigne les recoins du territoire national, afin que la peinture arrive, elle aussi, au point de faire changer les choses.
Malheureusement, pour ces professionnels du pinceau, ils se sentent moins favorisés que les autres artistes. Allusion faite particulièrement aux artistes musiciens.
Ces derniers sont omniprésents dans toutes les activités culturelles, à l’intérieur tout comme à l’extérieur du pays. Ils sont également à la « Une » des émissions culturelles, voire des rubriques culturelles des journaux.
Alors que les peintres sont presque ignorés, même si un petit carré monopolise les rares représentations.
Ces jeunes talentueux réalisent journellement de tableaux combien admirables exposés dans l’enceinte du Centre culturel congolais Le Zoo. Ils se plaignent, ce pendant, du manque de moyens financiers conséquents pour assurer la promotion de leurs œuvres, tant au niveau national qu’international. C’est à tort, déclarent-ils, que certains promoteurs traitent d’artisanales leurs œuvres. Ils reconnaissent une seule faiblesse.
C’est le support sur lesquels ils expriment leurs œuvres, qui n’est pas très compétitif, encore une fois, un problème des moyens.
Par contre, ils rassurent de pouvoir défendre valablement et même de remonter le niveau de la culture congolaise qui se trouve être en proie à toutes les nuisances de la mondialisation.
Mais à ce sujet, il convient de relever le fait que les artistes ne sont pas toujours innocents par rapport à la corruption des mœurs en République démocratique du Congo. Un simple regard à l’endroit des musiciens congolais suffit pour s’en convaincre.
« Nous sommes, de toutes les façons, capables de relever ce défit », déclare le peintre Kumboti Kelegume alias Pierrot Pepina, président du village des artistes du Centre culturel congolais Le Zoo.
Cet artiste et animateur culturel est inspiré, pour, justement, relever ledit défit, avec la création des « paroisses culturelles ». Ces paroisses seront pratiquement des espaces d’animation culturelle à travers toutes les provinces de la RDC.
Il faut commencer, pense-t-il, par la province culturelle, parlant de la province Orientale, dans les villes d’Isiro, Bunia, Bondo, etc.
Pour Kumboti, ces paroisses auront à jouer le rôle des antennes relais dans tous les recoins du pays, en vue de conscientiser et sensibiliser, de manière permanente, les Congolais au respect et à la conservation de leurs valeurs culturelles, même face à des menaces envoûteuses de la mondialisation.
(Ern/BT/PKF)
Trésor Mbutukulu/Le Potentiel
Last edited: 30/05/2009 15:35:52