FmiAu stade actuel, deux problèmes achoppent à la conclusion d’un accord entre la Rdc et le FMI : la clarification des contrats chinois à rendre compatibles avec le poids de la dette et le bouclage du plan de trésorerie conformément aux objectifs du cadre macroéconomique convenu, en avril 2009.

«  Il  y a des aspects techniques qu’il faut travailler. Le programme avec le Fonds, l’allègement de la dette, les investissements étrangers. Il y a différents sujets de différentes natures qui sont liés. Je suis attaché à ce qu’on résolve tout à la fois. On arrivera à la fois à développer les investissements étrangers notamment dans le domaine minier et au point d’allégement de la dette internationale de la Rdc », avait fait savoir le patron du FMI.

Contrairement à une certaine opinion, la visite de DSK, purement politique, n’avait pas comme objectif la signature d’un quelconque accord entre les deux parties. « Je ne viens pas dans une mission de négociation. Ce n’est pas mon rôle », avait-il fait savoir dès son arrivée à Kinshasa avant de poursuivre : «  Je viens essayer de voir comment les derniers problèmes peuvent être résolus ».

Conciliation contrats chinois et initiative PPTE

Cette institution de Bretton Woods exige au gouvernement congolais des garanties selon lesquelles le financement chinois n’aboutira pas à l’aggravation du service de la dette de la RDC. A cet effet, DSK préconise des études de faisabilité pour rendre techniquement compatible les contrats chinois et l’allègement de la dette extérieure de la RDC. Un expert en économie, qui a requis l’anonymat, a indiqué que le FMI est convaincu que l’annulation de ces contrats chinois comprend des risques politiques et commerciaux.

En effet, « si les promesses de campagne électorale sur la réalisation de Cinq chantiers ne se concrétisent pas, l’actuelle équipe au pouvoir s’attendra à la sanction politique aux élections de 2011 ; S’agissant des risques commerciaux, les entreprises chinoises peuvent traduire le gouvernement congolais en justice, en cas de non respect des clauses desdits contrats », a-t-il déclaré. La dette extérieure de la RDC est évaluée actuellement à environ 13 milliards Usd. Un nouvel accord entre les deux parties devrait permettre à la RDC de bénéficier à terme de l’annulation d’une partie substantielle de sa dette extérieure.

(TN/Ern./GW/Yes)

L’Etoile de la Nation