MuzitoLe président de l’Intersyndicale nationale du Congo, M Symphorien Dunia a réuni jeudi au siège de la Confédération syndi­cale du Congo (CSC), les délé­gués syndicaux des entreprises publiques du Portefeuille pour leur faire part de la prochaine rencontre fixée au samedi 30 mai entre le Premier ministre, M. Adolphe Muzito et les syndica­listes.

Symphorien Dunia a rap­pelé aux travailleurs que cette rencontre de la dernière chance permettra aux deux parties de relancer le dialogue social et il reviendra en faire le compte rendu du résultat des pourparlers entre le Premier ministre Adoplphe Muzito et la délégation de l’intersyndicale nationale du Congo lundi au même endroit.

Il a ajouté qu’au cas où aucun com­promis ne serait trouvé entre les parties, un arrêt de travail pour­rait être envisagé par les agents et travailleurs entreprises publi­ques du Portefeuille qui avaient répondu nombreux à ce meeting syndical.

Il s’agit d’une seconde rencontre en l’espace d’une semaine. Les membres de l’Inter­syndicale nationale du Congo ont exprimé leur préoccupation sur la réforme des entreprises publiques que les syndicalistes considèrent comme étant « une privatisation et que la partie ouvrière n’a pas été consultée par le gouvernement ».

Par conséquent, l’Inter­syndicale nationale du Congo a exprimé de vive voix, à travers un cahier des charges, « la volonté des travailleurs de sur­seoir les différents décrets et de faire un état des lieux de la reforme ».

DuniaDans une récente décla­ration, le président de l’Intersyndicale nationale du Congo, Symphorien Dunia, s’est déclaré déçu de ne pas avoir le soutien du Premier ministre sur ce sujet.

A rappeler que de l’avis de M. Dunia, la réforme rendue publique par le ministre du Por­tefeuille, Mme Jeannine Mabunda Lioko, contient plu­sieurs incohérences.

« Le dé­cret s’appelle reforme, mais il n’est pas réforme : c’est la privatisation. Quand on vend les entreprises de l’Etat aux tiers. C’est le bradage et la spolia­tion du patrimoine de l’Etat », a-t-il conclu !

Cette seconde rencontre sollicitée montre que le dialogue social n’est pas rompu entre le gouvernement et l’Intersyndicale nationale du Congo.

(Ern.)

Eyenga Sana/Le Potentiel