Trois jours de rencontres au Centre Wallonie- Bruxelles (CWB) ont suffit au Conseil francophone de la chanson, en séjour de travail à Kinshasa, pour installer l’agence des professionnels de la musique en Afrique centrale (Apromac).

Après plus de 10 ans d’inexistence en Rdc, du 6 au 8 mai dernier, le Conseil francophone de la chanson, avec ses professionnels se sont penchés sur les maux qui rongent la musique en Afrique centrale plus précisément au Cameroun, en République du Congo, en République Centrafrique et en Rdc…

Au terme de ces assises, ils ont abouti à l’installation d’une agence qui s’occupera principalement des artistes musiciens évoluant dans l’espace francophone.

Pour Manda TChebwa, cette structure, en Afrique centrale, s’occupera de la promotion de la chanson. Elle est aussi un espace d’échange pour mettre en valeur les cultures des peuples des pays de grands lacs.

Il reconnu la place non négligeable des journalistes parce que, c’est à travers eux, il y a la facilité d’avoir une large diffusion des actions de cette structure qui vient de voir le jour. Celle-ci regroupe toute sortes de musiques qui se chantent sur l’espace francophone.

Un comité provisoire divisé en 5 pôles a été mise en place pour la diriger en attendant qu’elle ait des racines. Ce comité est composé de Regisse Soko, du Centrafrique en qualité de coordonnateur de l’Apromac (chargé de partenariat, contact et communication) ; Bel Bibela de la République du Congo s’occupera de la matière juridique ; la mise sur marché sera assurée par Luc Atshoko du Cameroun ; la circulation est confiée à la République démocratique du Congo.

Concernant la formation artistique des artistes, Bechir Djia en sera l’assureur. La déléguée du CWB, Kathryn Brahy a, pour sa part, remercié le chef de l’Etat, le ministre de la culture et madame la Ministre de la Culture de la province orientale pour avoir été à ses côté pour la réussite parfaite de ces assises. Et elle ajouté que : "les artistes congolais sont soucieux de leurs devenir et je souhaite une longue vie à cette structure qui vient de naître".

Pour sa part, Jean Marc Grenier, président international du conseil francophone de la chanson, a tenu à signaler que, il doutait de l’envergure avec laquelle ces assises auraient lieu en Rdc, " en foulant les pieds sur le sol congolais, j’ai senti les frémissements du calme qui est revenu au Congo.

Cette structure des professionnels définit les programmes et les priorités des artistes en Afrique centrale. Ils m’ont proposé que le siège de cette agence soit en Rdc, ce qui m’est allé droit au coeur ", a-t-il souligné.

Il faut signaler que, le gouvernement congolais à saisi la balle au bond pour leur offrir un local bien équipé qui va leur servir de siège, ici à Kinshasa. Pour le ministre de la Culture et arts Esdras Kambale, il a eu l’honneur de clôturer de ces assises.

Pour lui, la musique a l’avantage de briser de conflits et de dépasser les frontières. Remy Sagna a témoigné la qualité de cette rencontre, et il a rappelé aux artistes musiciens qu’ils sont aujourd’hui face à leurs responsabilités. Pendant ces rencontres de professionnels de la musique, le centre Wallonie Bruxelles a pris le soin d’organisé un mini festival de groupes des artistes chanteurs congolais, où Monique Tenday, Eddy Mboyo, Basta Mastaki, le groupe Losanganya, Brass’arts ont été à l’honneur sur le podium en présentant des spectacles exceptionnels.

(Ern/BT/PKF)

Onassis Mutombo/L'Avenir