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Insuffler une dynamique nouvelle aux entreprises du Portefeuille de l’Etat en vue d’améliorer leur potentiel de production et de rentabilité et contribuer au renforcement de la compétitivité de ces entreprises et de l’ensemble de l’économie nationale, tels sont les principaux objectifs poursuivis par le gouvernement, par la réforme.

MabundaLe salon Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa a servi de cadre à une matinée de presse animée hier mardi 26 mai 2009, par Mme Jeannine Mabunda, au cours de laquelle cette ministre du Portefeuille a éclairé la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale sur les enjeux de la réforme des entreprises de l’Etat, mise sur pied par le gouvernement.

En effet, comme d’aucuns le savent très bien, la publication en date du 24 avril 2009 des Décrets du gouvernement sur la réforme des entreprises de l’Etat, font faire des commentaires allant dans tous les sens. D’aucuns arrivent jusqu’à dire que la réforme en question va favoriser la privatisation, alors que la loi prévoit des conditions à remplir avant de se désengager. D’autres soutiennent que la réforme en question occasionnera une vague d’assainissements au sein des entreprises dont il est question.

Toujours est-il que, la ministre du Portefeuille a coupé court mardi à tous ces « vacarmes ». A l’en croire, les entreprises du Portefeuille deviennent plus compétitives avec la réforme, compétitive c’est-à-dire que si on ouvre ces entreprises à la concurrence, la bataille économique suscitera le goût de l’émulation. Et pour être compétitive, il faut gérer mieux et pour gérer mieux, a-t-elle renchéri, il faut donner une thérapeutique qui s’impose.

Le résultat de la réforme c’est aussi la contribution au budget de l’Etat. Un budget important va permettre de répondre aux besoins des Congolais. La population ne peut pas déclarer les routes, le transport, l’eau, le courant électrique et autres besoins, sans qu’il ait de l’argent. Et cet argent doit provenir des entreprises de l’Etat. C’est même la raison d’être de celles-ci.

La réforme vise également la création d’emplois, par la redynamisation de certains secteurs. Elle vise aussi l’amélioration des qualités des services.

D’après les calculs du gouvernement, il faut que  le Congo qui est un scandale hydrographique, géologique, comme l’on ne cesse de le dire, puisse attirer des investisseurs étrangers. D’où il va de soi que soit mis en place un environnement économique attractif. Et la réforme est une façon aussi d’inciter ces capitaux étrangers à venir en appui au gouvernement congolais.
 
Au bout de la réforme, l’espoir est que le pays soit doté d’entreprises redimensionnées, performantes, surtout celles répondant aux besoins de la population, en fournissant des services publics aussi bien en qualité qu’en quantité suffisante, a soutenu Mabunda.

Somme toute, Mme la ministre du Portefeuille invite les Administrateurs délégués généraux des entreprises étatiques à fournir des amples explications à leurs personnels de manière à dissiper non seulement l’incompréhension mais aussi le malentendu.

La reforme, une demande de tous les Congolais

Interrogés dans la rue, dans les médias sur leur niveau de satisfaction face aux services rendus par la Snel, la Regideso, la SNCC, l’Onatra ou toute autre entreprise du Portefeuille de l’Etat, les Congolais sont unanimes : il faut que cela change. Il leur faut de l’eau, de l’électricité, des routes, des trains...

En clair, il faut une réforme en profondeur du secteur pour répondre aux attentes des Congolais qui veulent, à présent que des institutions démocratiquement élues ont été installées, bénéficier de résultats concrets dans leur vie de tous les jours. Ils rejoignent ainsi les objectifs fixés à la réforme des entreprises publiques qui sont :

La réforme du Portefeuille de l’Etat, fruit d’un consensus national

La réforme du Portefeuille de l’Etat est le fruit d’une volonté politique exprimée au sommet de l’Etat et portée par l’ensemble du Gouvernement qui a présenté les 4 lois au Parlement. Les deux chambres du Parlement, représentant l’ensemble du peuple congolais, ont adopté les 4 lois à une large majorité. Et cela, sans tenir compte des appartenances politiques, la majorité et l’opposition ayant voté dans le même sens, celui des intérêts de leurs électeurs, c’est-à-­dire de la population congolaise dans son ensemble.

La peur du changement

« Dans les périodes de changement, de transition, de réorganisation et de repositionnement stratégique, les salaries partent dans tous les sens. Ce comportement est normal, les gens en général n’aiment pas les changements car ils font peur. Ils les mettent dans une situation d’insécurité et c’est le niveau de leurs « besoins élémentaires » qui est alors ébranlé.

Changement  =insécurité= peur », écrit une experte en relations humaines d’entreprises. Ceci explique les inquiétudes et questionnements qui viennent de partout et auxquels les institutions chargées de réaliser la réforme s’efforcent de répondre au travers d’une campagne d’explication qui a commencé et qui se poursuivra, la réforme étant un long processus qui s’étalera sur des mois, voire des années.

Les intérêts des travailleurs des entreprises publiques transformées

En ce qui concerne le personnel et conformément au décret portant mesures transitoires relatives à la transformation des entreprises publiques, rien ne change. Tous les contrats de travail en cours de validité restent en vigueur. Conscient de la place prépondérante du capital humain dans le succès de toute réforme et de tout projet de développement, et en tenant compte de la réalisation de l’un des Cinq chantiers qu’est l’emploi, le législateur - l’Assemblée nationale et le Sénat - a prévu parmi les mécanismes pour la réalisation de la réforme « les droits du personnel et tous autres aspects sociaux ».

La réforme ne signifie donc pas « licenciements ». L’objectif poursuivi ici est de garantir une rémunération régulière et décente pour les travailleurs appelés à produire des biens et services de qualité. La démonopolisation, la restructuration des entreprises prévue dans la réforme peuvent par ailleurs générer plusieurs emplois nouveaux.

La réforme ne signifie pas privatisation

La loi prévoit des conditions à remplir avant de se désengager. La transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales se fera avec l’Etat comme actionnaire unique. A l’exemple de COBIL qui est une SARL appartenant à l’Etat et qui fonctionne mieux que COHYDRO qui est une entreprise publique.

L’Etat se responsabilise et responsabilise Ies gestionnaires des entreprises

L’Etat est pointé du doigt par certains comme étant un des responsables de la débâcle des entreprises publiques. C’est l’une des raisons pour lesquelles il a décidé de changer le cadre juridique qui organise le Portefeuille. La transformation vise d’abord à changer le mode de gestion. L’Etat ne doit plus cogérer les sociétés. Les gestionnaires deviennent pleinement responsables.

La bonne gouvernance comme principe de gestion

Depuis deux ans, le ministère du Portefeuille a inscrit « la bonne gouvernance » parmi ses principes de gestion, étant entendu que la mauvaise gouvernance peut annihiler tous les efforts fournis pour relancer ce secteur important de l’économie nationale qu’est le Portefeuille de l’Etat.

Les actions suivantes ont été menées pour ce faire :

  • le lancement de la campagne  « batela compagnie ya Leta », « Tolérance zéro. » appelant les travailleurs en particulier et les Congolais en général à s’engager pour la bonne gouvernance dans les Entreprises du Portefeuille en utilisant la « Ligne intégrité » pour dénoncer tous les cas de malversations et de mauvaise gestion dans les entreprises du Portefeuille;
  • l’institution de la feuille de route;
  • la suspension ou l’arrestation des mandataires indélicats: cas du CEEC et de la SONAL;
  • le nettoyage de nos écuries: des agents du Conseil Supérieur du Portefeuille (CSP), organe technique du Ministère ou d’entreprises publiques ont été sanctionnés


Résultats concrets et palpables de la réforme

  • les travaux dans les aéroports du pays : Muanda et Kinshasa,
  • les bornes fontaines dans de nombreuses contrées du pays
  • acquisitions d’équipements dans les entreprises: RVM, LAC...
  • l’Hôtel Karavia en réhabilitation avec un investissement de 20 millions de dollars et 200 emplois  à créer à la fin du processus.


(CL/Yes)

Célestin Lutete/MMC



Last edited: 27/05/2009 18:54:11

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