De l’avis des chefs d’établissements présents sur le lieu, l’opération est la bienvenue pour les uns tandis que les autres souhaiteraient la révision à la hausse du montant compte tenue de leurs charges.
Dans le cadre du projet d’urgence de réhabilitation urbaine et sociale, Purus,en sigle, venu en appui aux établissements scolaires opérationnels publics mécanisés (matériels, primaires, secondaires) de la Rd Congo, en général, et ce, en application du récent accord gouvernement-Banque Mondiale via le Purus/Ucop découlant au paiement des frais de fonctionnement en une seule fois de deuxième et troisième trimestres de l’année en cours, Dieudonné Phambu Ntima, Ministre provincial en charge de l’Education, des Travaux publics et Infrastructures/Bas-Congo, a officiellement lancé ladite opération au nom de l’exécutif provincial, le 14 mai dernier au complexe scolaire Londe de Matadi.
Le Directeur provincial de l’Epsp/Bas-Congo 1, Lambert Mbadu. Les membres du Conseil provincial de l’Epsp, les chefs d’établissements, le représentant du maire de Matadi et le bourgmestre de la commune de Matadi ainsi que les gestionnaires et présidents des comités des parents, ont été tous associés à la cérémonie. Ceci sur instruction de la hiérarchie afin de décourager toute tendance au détournement de ces fonds comme c’était le cas pour certains responsables d’écoles lors de la paie de la première tranche, il y a de cela une année.
La cérémonie prévoyait le mot de bienvenue du Sous-proved Wivine Nludekoko Yimbu suivi de celui de madame le Directeur provincial du Service de contrôle et de paie des enseignants (Secope/Bas-Congo 1). Léontine Kambadi Kand du Ministre provincial Phambu Ntima qui a lancé l’opération par la remise des manuels d’instruction de gestion et fonds à trois écoles d’une manière symbolique.
Enfin, est intervenue la visite de trois sites de paie correspondant aux trois communes de Matadi, soit : Complexe scolaire Londe pour la commune de Matadi avec 36 écoles, lieu de lancement Complexe scolaire Imolu pour la commune de Mvuzi avec 36 écoles et Complexe scolaire Baobab pour la commune de Nzanza avec 40 écoles. Le tout pour un montant de 88.604$ US en francs congolais dans 116 écoles selon la répartition en nombre de classes de la grille élaborée par le Secrétariat général de l’Epsp.
Le seul et unique message fort véhiculé à travers toutes les interventions, c’est la bonne gestion desdits frais à ne jamais confondre avec les fameux « frais familiaux », rubrique propre aux responsables d’écoles, inconnus du SECOPE. Ainsi, pour un meilleur encadrement, l’article 105 de la loi-cadre dans son chapitre 2 a été mis à contribution, responsabilisant les chefs d’établissements dans la gestion des fonds de budget scolaires sous contrôle du comité de gestion. Des dispositions leur ont été rappelées par le n°1 du Secope/Bas-Congo I lors de la rencontre du 08 mai 2009 dans la salle de réunions de la Sous-division urbaine de Matadi.
Ainsi, transparence oblige, chaque chef d’établissement a reçu les fonds en présence du président de comité des parents de son école avec qui il a d’ailleurs signé conjointement la pièce modèle unique dénommée « décharge de retrait des fonds ». Une manière de contraindre les cupides à la transparence tant à Matadi qu’ailleurs, car, l’opération s’est poursuivie dans les districts du Bas-Fleuve et des Cataractes par le Secope/Bas-Congo I.
De l’avis des chefs d’établissements présents sur le lieu de lancement, l’opération est la bienvenue pour les uns tandis que les autres souhaitaient la révision à la hausse du montant compte tenu de leurs diverses charges scolaires. Qu’à cela ne tienne, réclamer n’est qu’un droit légitime, mais aussi, la gestion orthodoxe leur demandée est un devoir. Il est plus que prudent de démontrer ses capacités managériales avec le peu reçu selon eux, et le reste pourrait leur être accordé par surcroît...
(BT/Th/GW/Yes)
SNN/La République
Last edited: 26/05/2009 17:25:50