Selon le comité di­recteur représenté par le Dr. Luabeya le deuxième congrès porte sur deux thè­mes : l’épilepsie et les acci­dents vasculaires cérébraux (AVC). Entendue comme une maladie chronique et fréquente à travers le mon­de, et particulièrement dans les pays en voie de dévelop­pement, l’épilepsie est née du fait de tropisme des ma­ladies endémiques en Afri­que qui touche le cerveau.

C’est notamment la tuber­culose, le neuropaludisme, la méningite. Les Avc, selon l’entendement de Luabeya Mesu’akabua, aussi fré­quentes que l’épilepsie, sont à la base de l’hypertension artérielle, très souvent ren­contrée chez les noirs.

Au Phare, ce compatriote rési­dant en Belgique a souligné que ce sera le carrefour des universitaires belges, français et autres aux côtés de leurs pairs congolais, por­tés par le souci d’échange sur les expériences. Ils vont échanger sur le «  State of the Art », c’est-à-dire les nouvelles découvertes dans le secteur de la neurologie. Des médecins des cliniques universitaires de Kinshasa et du Centre neuro psy­chopathologique (CNPP) vont, avec leurs collègues du Nord, enrichir le débat autour des deux affections. Les organisations remercient le président de la Ré­publique, l’un des princi­paux sponsors des assises.

La contribution du chef de l’Etat a permis, entre autres, de faire venir à Kinshasa, trois délègues de chacu­ne des universités viables que compte le pays. Les assises comptent recevoir trois délégués d’étudiants de la faculté de médecine de l’Unilu, trois de l’Unikin, trois de l’université de Mbu­ji-mayi, trois de l’Unikis, de l’université de Kananga, de Bukavu et du Bas-Congo.

« Ce geste doit être salué car les étudiants congolais seront au fait de l’évolution de la médecine et ce sera l’occasion d’entrer en con­tact avec les orateurs ve­nus de divers horizons, a déclaré Lwabeya. Cette session intervient après la première organisée à Kins­hasa du 26 au 28 mai. Les organisateurs justifient le thème principal « Neuros­ciences, épilepsies et AVC : de la neurobiologie à la santé publique. » par le fait que les deux affections restent, à ce jour, deux entités pathologi­ques non transmissibles de par leur ampleur épidémio­logique, leurs complications fonctionnelles et vitales chez l’homme. « Leur impli­cation psychosociale et leur impact sur la santé publique méritent une synergie de réflexion, d’expériences, de recherche et perspectives de solutions ».

Les participants suivront les interventions articulées autour de « Ca­nalopathies et épilepsie », Convulsions fébriles du nourrisson et jeune enfant à Kinshasa », profil épidé­miologique et clinique des épilepsies chez l’enfant de un à six ans.

Quant à savoir l’im­pact direct qu’une telle rencontre peut avoir sur le Congolais de la rue, Luabeya a précisé que l’objec­tif, à ce stade, est d’assurer à la médecine une meilleure prise en charge du patient. En fait, les deux sympo­siums, selon leurs organi­sateurs, visent à raffermir les relations scientifiques entre médecins congolais et étrangers.

(GM/Milor/Yes)

D-L.K/Le Phare