Des dizaines des ca­dres et agents d’exécution de l’enseignement supérieur et universitaire provenant de plusieurs coins du pays viennent de prendre part à un séminaire axé sur la gestion académique organisé par les animateurs du Projet d’appui au secteur éducatif « Pase » et Unesco ce séminaire a pris fin vendredi 22 mai 2009. Présent à la cérémonie d’ouverture le lundi 18 mai 2009 le vice ministre à ESU était également au Centre d’accueil kimbanguiste pour la journée de clôture. Il avait à ses côtés, le représentant de l’Unesco en RDC, Boubacar Diarra. L’un des temps forts de cette journée a été la lec­ture des résolutions prises par les séminaristes.

Entre autres, relevons que les gestionnaires des établissements universitaires de­vraient admettre uniquement les étudiants ayant déposé des dossiers. Par ailleurs les frais d’entérinement doivent être payés au même moment que la dernière tranche des frais académiques. Les séminaris­tes préconisent, en outre, la mise sur pied d’un formulaire d’appréciation des étudiants.

Ils ont admis aussi la nécessité pour les responsa­bles des établissements d’en­seignement supérieur d’inté­grer dans leur calendrier, les activités telles que les collo­ques, conférences, visites gui­dées, stages… En cas de débordement du calendrier, les professeurs devraient tout faire pour résorber ces retards.

Les séminaristes ont épinglé les interférences des personnes extérieures et le problème des émoluments a été naturellement évoqué.
Sur ce point ils ont fait savoir qu’ils veulent avoir des salaires décents. En ce qui concerne d’autres points, il nous a été donné d’entendre que les chefs d’établissements doivent respecter le calendrier académique transmettre au moment opportun les palmarès à la hié­rarchie, expliquer les raisons des retards dans certaines filières.

Lampes témoins

Dans son mot de clô­ture le vice ministre Bokele Ojema a d’abord remercié la Bad et l’Unesco pour leur con­tribution à l’organisation de ce séminaire. Il n’a pas manqué de tresser des lauriers aux intervenants pour avoir été à la hauteur de la tache.

Il a qualifié les travaux du séminaire comme des ba­lises ou des lampes témoins pour le corps enseignant et les autorités académiques. D’autant plus que ces derniers ont  obligation d’obéir et de faire respecter la réglementa­tion et les instructions académiques a-t-il souligné.

« Comment voulez-vous que le personnel administratif rédi­ge correctement les palmarès dans le délai imparti, lorsque les données de base font dé­faut (cotes, procès-verbaux de délibération) qui sont rete­nus par les enseignants » pour des raisons inavouées s’est-il écrié.

Il a tenu à rassurer les séminaristes qu’il a fait siennes leurs résolutions avant d’être coulées en textes légaux ou recommandations imposables à tous.

Le vice-ministre Bo­kele, Djema a enfin demandé aux cadres et agents de l’ESU d’être de bons interprètes auprès de leurs collabora­teurs.

Le représentant de l’Unesco en RDC a félicité les séminaristes pour leur assidui­té. « Chacun de vous a certainement tiré quelque chose de ce séminaire », a dit Boubacar Diarra, avant d’ajouter qu’au regard des modules dévelop­pés tout au long des travaux, il est clair que les cadres et agents d’exécution de l’ESU vont disposer des outils de ré­férence censés les aider a être encore beaucoup plus perfor­mants. .

(GM/Milor/Yes)

Jean- Pierre Nkutu/Le Phare