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Bonjour | 20/03/2010 0:55 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le sénateur She Okitundu, ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale donne de la voix en interpellant le D.G. du F.M.I pour que soient évitées les tergiversations autour de la conclusion du programme de coopération entre la RDC et l’institution financière internationale

OkitunduDSK est dans nos murs. Il vient pour aborder les aspects politiques des interminables pourparlers entre le gouvernement de la République et le FMI Consécutivement au bouclage de leur volet technique intervenu en marge des assemblées générales de printemps à Washington. Un compromis entre le Directeur Général du FMI d’une part, le Gouvernement sans, forcément, oublier le Chef de l’Etat d’autre part, donnerait les coudées franches à celui-là pour défendre notre dossier au Conseil d’Administration de son institution en juin prochain.

L’aboutissement heureux de son plaidoyer consisterait en la formation d’un nouveau Programme qui lierait les deux  parties pour les trois années à venir et dont la stricte observance permettrait à la RDC d’atteindre, enfin, le point d’achèvement au mois d’octobre, délestant ainsi l’Etat congolais de quatre-­vingt-dix pour cent du fardeau du service de la dette à l’égard du Club de Paris.

Concrètement, sur les douze milliards de dollars dont la RDC est redevable, elle bénéficierait d’un allègement substantiel de l’ordre de neuf milliards de dollars. Ce qui constituerait une immense bouffée d’oxygène en ces temps difficiles où les Chantiers de la République peinent à prendre leur envol déterminant et où la crise financière internationale frappe de plein fouet l’économie nationale avec des conséquences dramatiques sur le plan social.

Il faut donc espérer qu’aucun facteur impondérable ne vienne  perturber l’exécution dudit Programme et, surtout, bien entendu, qu’aussi rigoureusement que possible, la gouvernance congolaise s’y conforme.  En fait, DSK est venu requérir du Gouvernement congolais, « le sésame ouvre-toi » du nouveau Programme formel, respectivement du point d’achèvement de l’initiative PPTE.

Or, ce sésame est principalement tributaire de l’exigence de ses créanciers traditionnels portant sur la levée des garanties de l’Etat congolais dans le cadre du volet minier de l’Accord de collaboration    sino­-congolais, levée qui ne peut intervenir qu’à l’issue de l’étude de faisabilité, elle ­même inconcevable avant la prochaine réunion du Conseil d’administration du FMI.

A la lumière de ce qui précède, nous invitons Instamment Dominique Strauss Kahan à mettre  en œuvre  tous ses talents de persuasion en vue d’amener le Club  de Paris à ne point faire du retrait desdites garanties celui-ci restant toutefois exigible avant le point d’achèvement –la condition de leurs assurances de financement dont, pourtant, dépend la réintégration de la Rdc dans le Programme formel.

Notre cri de cœur à DSK est d’abord dû au fait que tout en étant le Patron du FMI, il n’en est pas moins d’abord social démocrate français, de sorte qu’il n’a pas le droit de décevoir le peuple congolais, francophone par excellence, à qui il vient rendre visite, pour la première fois, et qui croupit depuis des décennies sous le poids d’une dette qu’il n’a point contractée et dont il n’a tiré aucun profit.

En effet, il importe de relever que ce peuple voit, malgré tout, son Trésor subir mensuellement une ponction de cinquante millions de dollars au titre de remboursement d’une dette qui n’équivaut pas moins à un véritable racket si l’on tient compte de son origine, de la misère du peuple congolais, de la situation post-conflit et, pour clore de la crise financière internationale et de ses ravages.

N’en déplaise à nos partenaires et créanciers traditionnels, la dette que l’on contraint le peuple congolais à rembourser, au nom du seul principe de la continuité des affaires de l’Etat, remplit pleinement les trois conditions requises par la doctrine y relative et sa stratégie juridique pour être considérée comme odieuse, et partant illégale voire illégitime, parce qu’elle a été contractée par un régime notoirement despotique. Et qui pis est, cette dette n’a pas été contractée dans l’intérêt du peuple et les créanciers connaissaient ou étaient en mesure de connaître la destination réelle des fonds prêtés.

Il s’ensuit que si l’on tient compte de l’ensemble des circonstances, la dette « congolaise » aurait dû, au mieux,    être inconditionnellement, purement et simplement annulée, à l’instar de ce qui a été décidé en faveur de certains pays ; ou, à tout le moins, voir son remboursement immédiatement suspendu pour faire face à la crise économique et sociale mondiale et permettre la réalisation des Cinq Chantiers de la République, initiés par le Chef de l’Etat congolais, Son Excellence Joseph Kabila.

Puisse Dominique Strauss Khan redonner espoir au peuple congolais en contribuant significativement à la conclusion du Programme formel entre le FMI et le Gouvernement de la RDC et permettre à ce colosse qui dort, de se réveiller afin de jouer pleinement le rôle stratégique qui lui revient au cœur du continent.

Toujours de  DSK, le peuple congolais attend qu’il s’emploie à rendre ledit Programme compatible avec l’accord de collaboration sino-congolais dont dépend aujourd’hui le redécollage de ce prodigieux pays que Franz fanon assimilait à la gâchette du «  revolver Afrique.

(DN/Milor/Gw/Yes)

Le Palmarès



Last edited: 25/05/2009 16:24:23

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