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Bonjour | 21/03/2010 15:07 | English Make DC Home page | RSS feed

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A l’exemple de plusieurs pays qui en profitent à bon escient, l'apport multiforme de la diaspora de la RDC devient plus que jamais précieux, raison de l’opportunité de la dynamisation de cette communauté congolaise de l’étranger. Un de ses brillants militants, le Prof. J.F. Mbala, est de retour pour continuer à batailler sur ce front.

MbalaRevoici le Professeur John Francis Mbala qu'on ne présente plus pour être non seulement analyste familier de digitalcongo, mais aussi sérieux visionnaire des faits politiques congolais. Curieusement enfermé sous peu dans une sorte de silence, il se signale à nouveau. L’homme, le Prof. JFM, qui s’était, par exemple, révélé dans le pertinent article du 18 août 2007 se remet à s’interroger comme beaucoup d'internautes après le temps très agité des chambardements politiques survenus à l'Assemblée nationale, tandis que de nouvelles configurations s'annoncent, en l’occurrence le remaniement ministériel que le Chef de l'Etat en personne a laissé transparaître en signifiant sa volonté de s'entourer de collaborateurs efficaces au sein de son cabinet à la Présidence de la République.

Contacté à cet effet par MMC, depuis Paris le Professeur John Francis Mbala rompt effectivement le silence pour se prêter à ses familières et édifiantes considérations. A la faveur de l’entretien ci-après.

Bonjour Professeur, il y a belles lurettes depuis que vous observer un silence alors que vous aviez pris l'habitude de vous exprimer à travers notre site et divers médias locaux notamment les journaux comme Le Potentiel ou alors vous étiez l'invité des chaînes télévisées kinoise. Qu'est-ce qui se passe Prof ?

Tout d'abord je me dois de vous remercier d'avoir pensé à savoir ce que je deviens. Mais parlons plutôt des activités que nous menons pour notre patrie bien aimée dans la perspective des cinq chantiers. Je me considère, en effet, comme un maillon d'une vaste chaîne au service de la Nation congolaise, un maillon qui se veut humble et opère à trois niveaux: politique, économique et sociale. Qu'est-ce que je deviens ? Qu'est-ce qui se passe ?
Il y a eu l'entrée des troupes rwandaises en Rd Congo, l'arrestation du rebelle Laurent Nkunda, des débats houleux au sein de l'Assemblée nationale qui ont abouti à la démission de Vital Kamerhe, le rappel des troupes au sein de l'AMP pour l'élection du Prof. Evariste Boshab au perchoir. Autant de faits politiques mais aussi socio-économiques telle la victoire des Léopards au 1er Championnat d'Afrique des Nations à Abidjan, les récentes fluctuations du franc congolais face au dollar dans un contexte de crise économique internationale.

Dites-vous bien que j'ai suivi avec attention tout cela, et, cependant, j'ai préféré ne pas m'exprimer. Certains l'ont fait avec leurs mots à eux, leurs styles. Cela contribue aussi à l'éclairage des enjeux. Personnellement, j'effectue toujours des projections, raison pour laquelle mes analyses sont appréciées par de nombreux internautes qui lisent l'intégralité de mes articles et n'hésitent pas à m'envoyer leurs commentaires. Evidemment, je ne les lis pas tous mais quand j'ai le temps, je lis quelques mails et réponds. Je vous disais que j'ai effectué plus d'une fois des projections dans mes analyses et bien plus tard elles se sont réalisées.

Concrètement, qu'est-ce que vous aviez prévu, Professeur, et qui s'est effectivement produit ?

Voyez-vous, après avoir analysé, par exemple, dans le contexte de transition vers la démocratie, l'évolution de l'opposition politique, sa versatilité sinon sa vénalité, d'une part, et, d’autre part, la vision politique de celui qui était chef de l'Etat, en l'occurrence le Président Joseph Kabila, sa stratégie politique ainsi que déjà sa capacité à rebondir dans les moments les plus difficiles, j'avais écrit dès 2004 à Kinshasa un article jugé courageux sous le titre Lettre ouverte aux « locataires » du pouvoir. Tout justement dans cet article je relevais déjà en 2004 que le Président Joseph Kabila était incontestablement mieux placé pour l'emporter. Je n'ai pas vraiment été surpris de sa victoire en 2006.

A propos de ce qui est devenu l'affaire Bemba, par exemple, il suffit d'être curieux et faire quelques recherches pour découvrir un de mes articles largement médiatisé plus d’un an avant son arrestation. J’écrivais que la probabilité qu'il soit appréhendé pour être comparaître devant la Cour pénale internationale était grande, même s'il n'était pas au front, car ni Charles Taylor, ni Thomas Lubanga n'étaient au front. Peu de temps après la CPI a procédé à l'arrestation de Jean-Pierre Bemba en Belgique. Voilà des anticipations qui se sont produites, des choses que j'avais vus, si on peu dire, plusieurs mois avant qu'ils ne se produisent.

Quant aux faits politiques actuels, je dirais que là, présentement, beaucoup de gens s'étonnent, par exemple du caractère instable de l'AMP. Personnellement, je ne suis guère surpris puisque ayant relevé – et vous pouvez le vérifier dans un de mes articles paru chez vous aussi à digitalcongo – ce que j'écrivais déjà le 16 août 2007, à savoir : «  l'AMP est un géant au pied d'argile ». L'élection de Kengo à la Présidence du Sénat est un des faits qui montre qu'au sein de cette structure tous ne tirent pas toujours dans la même direction !

Est-ce à dire que vous étiez mécontent de l'élection de Kengo ?

Nenni ! Il n’y a pas à être content ou mécontent. C'est un fait, et si vous voulez savoir ce que j'en pense, je dirais qu'il me semble que pour une jeune démocratie comme la nôtre, il est bon que certaines institutions, tel que c'est le cas pour le Sénat, soient dirigées par l'opposition. Ainsi cela introduit une sorte d'ouverture. Je ne parlerai pas d'équilibre pour autant. En outre Kengo connait les rouages de l'Etat et observe et se comporte avec une sagesse conjuguée à un caractère légaliste.

Ce que j'ai voulu signifier à propos de l'AMP, c'est que notre camarade Léonard She Okitundu - alors candidat Président du Sénat - avait été lâché par certains et c'était dommage. Je partage ainsi donc l'avis de beaucoup d’analystes qui estiment que certains partis politiques n'ont rien à faire au sein de l'AMP

Vous dites, notre camarade She Okitundu, pouvez-vous être plus explicite.

Je pense que vous posez la question pour éclairer les internautes, n'est-ce pas ? Eh bien, il ne vous a pas échappé, et vous le savez bien que, officiellement j'ai adhéré en 2007 au parti de la majorité présidentielle, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et le développement (PPRD). Référez-vous à l'article dans le site digitalcongo.net du 18 août 2007

Je suis un intellectuel engagé et là j'estime qu'il y a lieu de s'impliquer davantage pour apporter mes compétences et mon expertise à mon parti politique, son initiateur, le Chef de l'Etat Joseph Kabila, et vraiment aider la Nation congolaise à amorcer un réel décollage économique. En somme, au-delà de la croissance, réaliser le développement, un développement que nous souhaitons durable. Je compte parmi mes camarades au sein de l'AMP en général et du PPRD en particulier de nombreux soutiens à mes idées et récemment j'ai été très actif au sein du PPRD France.

Nous avons eu écho de cela Prof, mais revenons sur un raté si on peut dire : Vous aviez été pressenti Ministre des Congolais de l'étranger l'an dernier, que s'est-il passé ?

Je ne pense pas que l'on puisse parler de rater car notre action a été révélatrice d'une volonté manifeste de la diaspora d'adhérer aux cinq chantiers du Chef de l'Etat Joseph Kabila, et surtout, au-delà des clivages politiques, beaucoup de personnes estimaient que pour diriger une structure gouvernementale en charge de la diaspora, il ne fallait pas seulement une personne compétente mais une personnalité qui vienne de ce vivier et qui connaisse vraiment les problèmes de la diaspora, nos problèmes.

En 2006, avant même l'élection au suffrage universelle direct du Président de la République, j'écrivais que celui-ci ne devra pas ignorer la diaspora (note MMC: http://www.digitalcongo.net/article/38895 ). Mieux, étant en contact avec certains conseillers du Président, j'ai effectué en décembre 2006 un séjour à Kinshasa où j'enseigne aussi à la Faculté de droit de l'Université Protestante de Kinshasa.

Le projet que j'avais rédigé – Historique, objectifs, fonctionnalité, documents chiffrés, etc – pour la création d'un Ministère des Congolais de l'étranger et de l'Intégration Régionale en sigle MCEIR a été avalisé par la présidence. Ainsi a été mis sous une forme que je n'avais pas proposée un poste de vice-ministre des Congolais de l'étranger au sein du ministère des Affaires étrangères. Ce poste a été confié à un allié de l'AMP, l'Alliance pour la Refondation du Congo, et évidemment certains ont râlé autour de moi car il aurait été logique que le concepteur pilote son projet même si l'initiateur en reste le Président de la République.

J'ai expliqué à mes proches amis et soutiens qu'un tel choix relève du pouvoir discrétionnaire du Président et qu'il s'agit d'un tel choix tout aussi discrétionnaire. Cela ne donne donc pas lieu à débat. Cependant, et cela est un secret de polichinelle, la Vice-ministre des Congolais de l'étranger, titulaire de cette nouvelle structure en charge de la diaspora, avait des difficultés manifestes à dynamiser ses projets à tel point qu'à l'occasion du précédent remaniement ministériel l'hypothèse de la suppression pure et simple d'un poste de vice-ministre improductif a circulé.

Comme cela se passe partout pour un remaniement ministériel, des noms circulent dans les médias, les salons et divers réseaux, et concernant la diaspora, beaucoup à Kinshasa et dans le monde ont pensé qu'il serait juste de proposer ma candidature, mais surtout militer pour le maintien de cette structure en charge des Congolais de l'étranger.

Depuis Bruxelles, le docteur Buanga Joseph a ainsi coordonné les soutiens et/ou signatures des Congolais, parfois apolitiques, mais souhaitant une meilleure rationalisation de la diaspora ( Voir encore une opinion paru sur le site ). Je profite de l'occasion pour remercier tous ceux qui ont exprimé un soutien à cette action à travers leurs signatures.

Mais, Professeur, cette action n'avait pas non plus abouti !

Comme je vous le disais, une nomination gouvernementale procède du pouvoir discrétionnaire du Chef de l'Etat et je ne vois pas pourquoi il faudrait en ouvrir un débat. C'est le Chef seul qui décide et nous n'avons pas à discuter sa décision. En revanche, nous pouvons émettre des avis sur la prestation du titulaire de tel ministère ou tel autre. Et là, tout justement sur la structure en charge de la diaspora, ça saute aux yeux, le résultat est décevant. La question aujourd'hui est : on prend les mêmes et on recommence ?

Comme vous le savez, l'on ne change pas l'équipe qui gagne. Or là au sein de l'équipe gouvernementale actuelle, certains doivent revoir leur copie ! Je dis donc à tous ceux qui avaient manifesté le souhait de mon entrée au gouvernement que rien n'est perdu. Ce sera peut-être demain, peut-être l'an prochain. Peut-être après. « En dépit de la longueur de la nuit, le soleil finit par se lever » dit-on. Le jour finit par poindre.

N’y a t-il pas un peu du « ôtes-toi que je m'y mette » concernant ce poste de la diaspora ?

Je ne pense pas qu'il faille traduire les actions de ces milliers de Congolais qui m'ont témoigné directement ou indirectement leur soutien comme cela. La titulaire actuelle, autrement dit la Vice-ministre des Congolais de l'étranger Colette Tshomba, a eu la volonté de bien faire, elle a aussi construit des pistes pour impliquer la diaspora aux cinq chantiers du Président de la République.

Elle a multiplié les voyages vers nos compatriotes de l'étranger, et on ne peu douter de sa volonté d'aller de l'avant. Cependant, a-t-elle eu les moyens de sa politique ? Que ce soit en terme humain ou financier ? Qu'en est-il de ses rapports avec nos compatriotes résidant à l'étranger ? Et c'est là le problème ! Je dénonce les campagnes d'intoxication qui ont été menées contre sa politique, voire sa personne, dès lors que comme elle, je fais partie de l'AMP.

Mais il faut aussi se rendre à l'évidence : les Congolais de l'étranger ne cachent plus le fait qu'ils ne veulent pas communiquer avec la Vice-ministre. Alors comment pourra-t-elle mettre en œuvre et/ou exercer sa mission ? Il y a lieu donc d'en tirer les conséquences. A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. A mon humble avis le Président de la République Joseph Kabila doit, certes, respecter les accords au sein de l'AMP, mais exceptionnellement il devrait retirer ce vice-ministère de la diaspora à l'ARC.

Initialement dans le projet que j'avais soumis à l'appréciation de la Présidence en 2006, j'estimais qu'il y avait lieu de créer un Ministère et/ou un organe au sein du gouvernement et non un poste ministériel, cela à l'instar du Mali. Eu égard aux efforts budgétaires, je proposerai dans un avenir proche un document que je mûri : Ministre délégué à la Présidence en charge des Congolais de l'étranger.

Quel est l'intérêt d'un tel rattachement ?

En quelques mots il semble difficile d'en donner les détails. Mais brièvement, voyez ce qui se passe au Mali ! Au Maroc ! L'apport financier de leurs diasporas respectives participe à la dynamisation du circuit économique. C'est un secteur, mieux, un chantier de la plus haute importance, dès lors que les transferts des fonds de ceux qui vivent à l'étranger avoisinent l'aide publique au développement.

Comme j'aime à le dire, le Père Noël est déjà passé ! Toujours attendre l'aide du FMI, de la Banque mondiale et autres, pourquoi pas, mais nous devons d'abord compter sur nous-mêmes. Il nous faut conjuguer les efforts de tout le monde, des Congolais qui résident en Rd Congo comme ceux de l’étranger, et la contribution de la diaspora est tout aussi précieuse. Celle-ci intervient déjà pour l'aide des familles - la famille, cellule de base de la société - pour les produits pharmaceutiques, les transports en commun, et bien que timidement des investissements dans divers secteurs.

Si le Président de la République s'implique davantage par l'intermédiaire du Ministre délégué à la Présidence, les retombées positives d'une diaspora effectivement prise en charge profiteront à la Rd Congo en général et au Président Joseph Kabila en particulier. Nous assistons ici dans la diaspora à une politique d'intoxication contre le chef de l'Etat parce que beaucoup de Congolais ne reçoivent pas la bonne information. Il faut donner la bonne information et nous allons nous y atteler.

Vous semblez attacher une importance particulière à un chantier de la diaspora, on dirait !

La diaspora congolaise représente une force. Il faut la dynamiser, la canaliser et la mettre au service de la Nation. Je n'ai pas le temps matériel de développer l'histoire des diasporas tel que cela est constaté dans l'apport de la diaspora juive, libanaise dans la reconstruction de leur pays, mais je peux vous affirmer que si les Congolais de l'étranger ferment les vannes des transferts de fonds, envois de divers matériels, véhicules, import-export mais aussi externalités positives provoquées par l'apport des mentalités acquises dans les pays d'accueil, l'économie congolaise peut être mise à mal.

Nous sommes dans un pays post-conflit qui doit avoir de quoi gagner avec les vagues successives d’opérateurs de divers secteurs de la société dans sa diaspora retournant définitivement sinon pour de courts séjours au pays. Dans un cas comme dans l'autre, il existe une réelle volonté de soutenir et de participer au développement de la Nation.

Notre entretien, Prof, n'est pas anodin. Il intervient à un moment où nous nous interrogions sur votre silence et à nouveau votre nom circule pour entrer au gouvernement. Là le Président de la République Joseph Kabila est plus que jamais décidé à mettre l'accent sur les compétences ! Comment entrevoyez-vous votre avenir politique ?

Je dois à nouveau vous dire merci d'avoir pensé à me joindre pour savoir ce que je deviens. Je suis, certes, resté silencieux par rapport aux médias, mais néanmoins très actifs. Je reste Professeur d'Université à la Faculté de droit de l'UPC Kinshasa notamment et, par ailleurs, en qualité de chercheur associé au CURAPP-CNRS de l'Université de Picardie en France.

Je finalise des recherches sur les violences de guerre, outre le fait que je consacre davantage de temps à la rédaction de papiers et ouvrages à publier. Je reste actif aussi dans mes activités politiques. Après une série de réunions et débats, je suis depuis le 28 février 2009 Président du parti de la majorité présidentielle, PPRD section de France.

Notre Secrétaire général, le camarade Serge MUNGOMA s'est chargé de la médiatisation de cette élection et nous communiquerons régulièrement sur les activités que nous allons mener. 2011 va arriver très vite, et d'ores et déjà nous nous mettons en ordre de bataille. A cet effet, je n'évolue pas en électron libre, puisque j'ai initié des contacts avec les autres fédérations du PPRD à l'étranger, notamment en Europe mais aussi en Rd Congo.

Nous allons œuvrer - nous œuvrons déjà - pour la réélection de notre leader, le Chef de l'Etat, Joseph Kabila. Personnellement, je reste persuadé que l'effet Bandwagon, comme l'expliquent les politologues américains, va se produire en 2011, et que le Président en sera le principal bénéficiaire.

Et qu’est-ce que vous entrevoyez dès lors sur votre avenir politique ?

De mon avenir politique, je peux vous dire que je suis patient, très patient même. Je ne suis pas un analyste politique et politologue de la veille, puisque c’est depuis un moment déjà que j'apporte des éclairages significatifs sur les enjeux politico-économiques, voire sociaux de notre pays. Maintenant, comme j'ai eu souvent à le dire, je reste une réserve intellectuelle de la République.

En outre, je peux être utile à la Nation dans un secteur politico-administratif autre que celui en charge de la diaspora. Du reste une nomination dans une structure officielle procède, je le répète, du pouvoir discrétionnaire du Président de la République, notamment pour une haute fonction publique ( tel Directeur, Ambassadeur, etc.), sinon certains postes politiques, tels que conseiller. Si je suis appelé à telle fonction ou à telle autre, je prendrai évidemment le temps de la réflexion et je réserverai la primeur de ma réponse au Président.

Je suis relativement jeune et si lors du remaniement qui s'annonce je ne suis pas appelé à une fonction pour servir, ce sera peut-être le cas dans un avenir proche. La question n'est pas de savoir quelle poste occuper, mais bien plutôt qu'est-ce que je vais apporter à la Nation congolaise en général et au chef de l'Etat en particulier ?

En venons-en à votre mot de la fin, Prof.

Le silence est d'or. Par certains moments, il faut pouvoir savoir se taire, scruter les étoiles tout en gardant les pieds sur terre. Vous vous étonniez que je sois resté silencieux. En voici quelques raisons. Mais être silencieux ne veut pas dire qu'on ne travaille pas. Je vis entre la France et la Rd Congo où j'enseigne aussi à l'Université Protestante au Congo à Kinshasa et je sais ce que je dis quand je parle de pont et/ou cordon ombilical entre la diaspora et la mère-patrie.

Maintenant après avoir longuement parlé de moi, je veux vous dire que je ne travaille pas seul et c'est l'occasion de rendre hommage à mes camarades de notre parti PPRD-France. Je veux aussi me faire ici le porte-parole d'une majorité silencieuse des Congolais de l'étranger, majorité qui suit de près l'actualité au pays et aspire à apporter d'une manière ou d'une autre leur expérience à notre pays.

La paix au Congo n'est pas une illusion, c'est une réalité en dépit du fait qu'il y a encore beaucoup à faire. Le Président Joseph Kabila est sur la bonne voie là-dessus. Plutôt que de polémiquer inutilement, nous allons le soutenir dans ses cinq chantiers, nos cinq chantiers. Pour y participer, nous ne sommes pas tous obligés de nous politiser ou faire de la politique.

Ainsi certaines associations, ONG et individuellement, des compatriotes en Rd Congo ou dans la diaspora tiennent à rester apolitiques tout en adhérant au Cinq chantiers. Nous leur tendons la main pour un meilleur Congo demain. Le contact peut se tenir par le mail : congolaisdeletranger@live.fr. Toute réaction utile à l'entretien ci-dessus peut aussi être transmise au mail  johnfrancismbala@hotmail.com

(DN/Yes)

Texte présenté par Daniel Nzuzi Muanda / MMC



Last edited: 26/05/2009 20:29:44

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