TSHIBANDALes pourparlers entre Kins­hasa et le CNDP, se déroulent normalement. La déclaration est de Jean-Baptiste Rudaserwa, porte-parole du Cndp.

En dépit de quelques obstacles mineurs, les pourparlers se poursuivent sur l’accord de paix en­tre le gouvernement et le Con­grès national pour la défense du peuple (CNDP) qui vient de déposer son dossier de demande d’agrément au ministère de l’in­térieur.

Interrogé par radiookapi.net, le porte-parole du CNDP, Jean-Baptiste Rudaserwa, a déclaré que les entretiens entre les deux parties placés dans le cadre du Comité national de suivi des Accords de paix se déroulent normalement. Avant de préciser « Mainte­nant que la loi sur l’amnistie est promulguée, le CNDP at­tend du gouvernement la libé­ration de ses membres détenus en prison ».

Et d’ajouter que «  les pourparlers entre le Gouverne­ment et le CNDP relatifs à la si­gnature d’un accord politique et sécuritaire se poursuivent bien ». « Il y a certes des petits problèmes liés à la manière dont les choses sont faites, mais les travaux avancent bien », a-t-il dit.

Le CNDP a pris l’enga­gement de se muer en parti politique au moment des négocia­tions, option d’ailleurs confirmée lors de la signature des accords de Goma. Ce désir tient toujours comme l’a affirmé son porte-pa­role, qui a renchéri en disant que la création d’un parti politique obéit à une procédure légale.

A ce sujet, le CNDP a entamé la semaine dernière cette procédure au ministère de l’in­térieur, où une délégation con­duite par son président Dr Dé­sire Kanianzi, a été reçue par le ministre Célestin Mbuvu. A cette occasion le CNDP a déposé le dossier d’agrément du parti.

Le porte-parole du CNDP, Jean-Baptiste Rudaserwa, a as­suré que le ministre de l’intérieur et de la Sécurité a promis de meilleur personnellement à ce que ce dossier soit traité dans les meilleurs délais afin qu’une issue favorable soit réservée à ce dos­sier.

A rappeler que deux grou­pes armés du Nord-Kivu et du Sud-Kivu signataires des accords de paix n’affichent pas le même optimisme que le CNDP. Tant que leurs revendications sur la li­bération des Maï-Maï détenus par le Gouvernement ne sont pas respectées, ils se considéreront comme étant floués.

Pourtant, le gouvernement estime que quelques-uns des Maï-Maï arrêtés l’ont été pour des faits de droit commun.

(DN/Milor/GW/Yes)

Le Potentiel