La plénière à huis clos de l’Assemblée nationale tenue jeudi sous la direction de son président, le Prof. Evariste Boshab a rejeté par vote de la Majorité et de l’opposition la motion d’interpellation du Premier ministre pour vice de forme constaté dans son élaboration
La motion d’interpellation du Premier ministre Adolphe Muzito, initiée par deux députés de l’opposition, à savoir Lisanga Bonganga et Roger Lumbala, a été rejetée par la plénière tenue à huis-clos mercredi sous la présidence d’Evariste Boshab, président de l’Assemblée nationale. Majorité et opposition parlementaires étaient presque unanimes à rejeter cette motion à cause de vice de forme constaté dans l’élaboration de ce document ainsi que de plusieurs autres irrégularités. Pour la majorité, même si la déclaration en soi est une interpellation, il faut d’abord que l’objet soit porté à la connaissance de la plénière qui doit juger de la validité de cette option, de son objet et même de son opportunité.
Pour l’opposition, le vice de procédure est relatif au caractère individuel, selon la loi, qui doit revêtir l’interpellation, ce qui n’est pas le cas pour cette déclaration.
Selon le Règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée nationale, la motion d’interpellation doit être signée par un seul député et non deux comme c’est le cas avec les initiateurs de la motion d’interpellation du Premier-ministre Adolphe Muzito. Voilà pourquoi la plénière a rejeté la motion et renvoyé les initiateurs à la reformuler.
L’opposition n’a pourtant pas désarmé. Pour elle, ce n’est qu’une partie remise car selon elle, l’interpellation est rejetée pour vice de forme et non pour les problèmes de fond liés à la situation sécuritaire, politique, économique et sociale du pays jugés précaires par les initiateurs de la motion. Toute fois, le président de l’Assemblée nationale a assuré que l’interpellation en soi du Premier ministre sera ouverte au public.
(DN/Milor/GW/Yes)
Acp
Last edited: 22/05/2009 14:25:48