La séance de travail que les membres de la délégation du Conseil de sécurité a eue mardi avec le bureau de l’Assemblée nationale a permis au Prof. Evariste Boshab de plaider pour plus d’implication de la communauté internationale dans le processus de pacification de l’Est de la RDC.
Le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, a plaidé pour plus d’implication de la communauté internationale dans la résolution de la crise congolaise, au cours des entretiens que le bureau de l’Assemblée nationale élargi aux présidents des groupes parlementaires a eus mardi avec les quatorze ambassadeurs des pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies en séjour en République Démocratique du Congo depuis lundi. Tout en saluant l’implication de la communauté internationale et du Conseil de sécurité à travers la MONUC, Evariste Boshab trouve insuffisante cette intervention, dans la mesure où, selon lui, les défis que pose la promotion de la paix et de la sécurité dans la région des Grands Lacs persistent.
Il s’agit entre autres, a-t-il relevé, de la poursuite de la traque des FDLR, du rapatriement des combattants FDLR et Interahamwe, de l’encouragement au retour volontaire des FDLR, du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion des groupes armés. Pour le président de l’Assemblée nationale, la persistance de cette situation requiert l’implication conséquente de la communauté internationale et de manière particulière, du Conseil de sécurité, en vue du respect et de l’aboutissement du pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs.
C’est en fonction de ce pacte qu’on doit mettre au point les mécanismes de gestion conjointe de la sécurité aux frontières communes, a souligné Evariste Boshab avant de demander une fois de plus l’implication de la communauté internationale, à travers l’annulation de la dette par le FMI dans le cadre des PPTE, l’allègement des conditions de décaissement, la relance du cadre macro-économique et le soutien du forum régional des parlementaires.
« Nous avons bon espoir que votre visite permettra une autre lecture des efforts déployés actuellement en RDC pour une paix durable », a conclu le président de l’Assemblée nationale. Pour sa part, la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé des préoccupations liées aux violences sexuelles faites à la femme et à la protection de l’enfant, surtout dans la partie Est de la RDC.
Cette préoccupation de la délégation de l’ONU a suscité la réaction du président de l’Assemblée nationale qui a souligné les efforts déployés par le gouvernement congolais pour y mettre un terme. Il y a bon espoir que tout ira pour le mieux avec l’aide des partenaires, a souligné Evariste Boshab.
Auparavant, les ambassadeurs des pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies avaient conféré avec le bureau du Sénat élargi aux présidents des groupes politiques, sous la direction du président de cette institution, Léon Kengo wa Dondo. L’entrevue qui a duré plus de 45 minutes, a tourné autour des questions sécuritaires et humanitaires dans l’Est de la RDC.
La délégation du Conseil de sécurité reçue au Sénat
La délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies, en séjour en RDC depuis lundi dernier, et conduite par l’ambassadeur Jean Maurice Ripert, de nationalité française, a été reçue, mardi, par le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo qu’entouraient tous les membres du bureau ainsi que les présidents des groupes politiques de la Chambre haute du Parlement. Rien n’a filtré de cette entrevue qui a duré plus de quarante-cinq minutes.
On se rappellera cependant qu’à son arrivée lundi à Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu, le chef de cette délégation a déclaré que les ambassadeurs des pays membres du Conseil de sécurité sont venus exprimer leur solidarité et leur soutien aux autorités congolaises ainsi qu’aux populations meurtries de l’Est de la République Démocratique du Congo.
(DN/Th/GW/Yes)
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