Révélation à Gia par la délégation du Conseil de sécurité d’un envoi supplémentaire en RDC de 3.000 nouveaux casques bleus appelés à renforcer les forces de la monuc au Nord-Kivu et dont le déploiement est prévu dès le mois de juillet prochain
La délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies a terminé sa mission lundi au Nord-Kivu. Avant de clôturer sa visite à Goma, cette délégation a tenu un point de presse au cours duquel elle a apprécié les efforts déployés pour améliorer la sécurité dans le secteur de Kiwanja Rusthruru, et annoncé en même temps le renforcement des forces de la Monuc, à partir de juillet prochain, avec près de 3.000 nouveaux casques bleus.
Les efforts que la délégation à saluer sont ceux fournis conjointement par la population locale, la Monuc et les FARDC. Mais, ces efforts devraient se poursuivre surtout que, à partir de juillet prochain, la Mission onusienne en RDC devrait être renforcée avec près de 3.000 nouveaux casques bleus, a déclaré l’ambassadeur Jean Maurice Ripert qui conduit cette délégation. Peu avant de visiter Kiwanja dans l’après-midi, la délégation du Conseil de sécurité a déclaré être venue en RDC pour montrer sa solidarité avec la population congolaise et ses autorités, alors que la confiance renaît et que la situation sécuritaire générale s’améliore progressivement. Elle a également indiqué être venue apporter son soutien et dire sa satisfaction de voir que la Monuc applique avec plus d’efficacité son mandat par rapport au passé.
De son côté, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahunga, a aussi profité de la présence des délégués du Conseil de sécurité pour apprécier l’appui logistique que la Monuc apporte déjà aux FARDC et à la police nationale qui se déploient progressivement sur toute l’étendue de la province. En plus de la rencontre avec les représentants des humanitaires, ladite délégation a également visité l’hôpital Ila Africa, où sont prises en charge des femmes victimes de violences que le Conseil de sécurité souhaite bien voir prendre fin.
Les FDLR prennent en otage les populations de Lusoa et Kalehe au Nord-Kivu
Les populations de Lusoa et de Kalehe, deux localités situées dans le territoire de Walikale, sont prises en otage depuis plusieurs semaines par les rebelles hutu rwandais, communément appelés FDLR. Les responsables coutumiers actuellement en fuite à Kanyabayonga craignent un massacre des civils en cas d’attaque des troupes loyalistes dans cette partie de la province du Nord-Kivu, révèle radiookapi.net
Pour ces responsables coutumiers, les rebelles hutu rwandais utilisent présentement plusieurs milliers de familles des localités précitées comme bouclier humain. L’opinion se souviendra que Kinshasa et Kigali avaient signé en décembre dernier à Goma, un accord consistant à traquer les FDLR sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu.
Fuyant l’opération conjointe FARDC-Armée rwandaise, certains éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda se sont retranchés dans certaines localités de la province. Ce qui fait que ces rebelles continuent à tendre des embuscades dans la région.
Décrivant la situation sur le terrain, la même source indique : « Les populations sont réduites à l’esclavage ». Les hommes, servant de portefaix, sont soumis aux travaux forcés et assistent, impuissants, aux enlèvements et viols de leurs femmes. Celles-ci, séparées de leurs maris, sont utilisées au gré de leurs nouveaux maîtres armés de kalachnikovs ».
Que faire pour sécuriser les habitants de ce territoire contre les exactions des FDLR ?
Une telle situation nécessite une intervention musclée des troupes gouvernementales. Déployées en grand nombre et mises dans de bonnes conditions de travail, elles seront à même de mettre hors d’état de nuire ces hors-la-loi qui continuent à tuer et piller de paisibles citoyens.
Pour rappel, cinq combattants FDLR ont été tués au cours d’une attaque lancée par les soldats de l’armée régulière en direction de cette contrée la semaine dernière.
(DN/Th/GW/Yes)
Le Palmarès/Le Potentiel
Last edited: 19/05/2009 16:52:15