La Rdc célèbre ce 17 mai 2009 le 12ème anniversaire de sa libération du joug mobutiste. A cette date, l’histoire politique du Congo a littéralement changé. M’Zée Laurent Désiré Kabila, l’homme de Moba que d’aucuns avaient rapidement oublié, apporte une nouvelle donne dans le pays. Le vent de changement qui s’empare de tout le pays contraste avec les gesticulations d’une certaine opposition interne plus préoccupée à partager le pouvoir avec le dictateur qu’à mettre fin au système avilissant dans lequel se trouvait le pays depuis plus de trois décennies.


Aujourd’hui, certains " politicailleurs " osent même dire que Mzée avait mis fin à ce qu’ils appellent les acquis de la Conférence Nationale souveraine. Quels sont ces acquis ? Il est vrai que la Conférence nationale avait produit ce qu’on appelait actes. Aucun de ces actes n’a été appliqué. Même pas celui qui s’appelait constitutionnel. Mobutu avait laissé les conférenciers faire de la " masturbation " intellectuelle et politique. Après, il a tout repris à la main. On ne retient de l’après Conférence nationale souveraine que les querelles intestines entre Mobutu et Tshisekedi.

Le maréchal, en fin politicien non sans ruse et mesquinerie, a fait durer le bal des chauves. Tous les faux opposants ont fini par décrocher pour se retrouver aux mamelles de la dictature mobutienne à la faveur de différents gouvernements. Ces gouvernements se succédaient au rythme quasi annuel. En onze ans, on a connu comme Premier ministre : Lunda Bululu, Mulumba Lukoji I et II, Tshisekedi wa Mulumba I, II, III et IV, Mungul Diaka, Faustin Birindwa, Nguz a Kar-i-Bond, Kengo wa Dondo et Likulia Bolongo.

Onze gouvernements à la fortune différente. Les uns plus courts que les autres. Mais avec un dénominateur commun pour tous, sauf Tshisekedi, à savoir qu’ils étaient présentés comme illégitimes et boudés par le peuple. En réalité, il y avait une certaine opposition qui, profitant des circonstances, appliquait à la perfection la politique d’exclusion. Autant Mobutu se considérait comme le seul guide du peuple pour avoir mis fin à ce qu’il appelait " océan de sang ", autant Tshisekedi s’accordait le monopole de l’opposition pour avoir bravé la dictature de Mobutu pendant que beaucoup ne l’osaient pas.

On ne retient de l’après Conférence nationale souveraine que les querelles intestines entre Mobutu et Tshisekedi. Le maréchal, en fin politicien non sans ruse et mesquinerie, a fait durer le bal des chauves. Tous les faux opposants ont fini par décrocher pour se retrouver aux mamelles de la dictature mobutienne, à la faveur de différents gouvernements. Ces gouvernements se succédaient au rythme quasi annuel. En onze ans, on a connu comme Premier ministre : Lunda Bululu, Mulumba Lukoji I et II, Tshisekedi wa Mulumba I, II, III et IV, Mungul Diaka, Faustin Birindwa, Nguz Kar-i-Bond et Kengo wa Dondo, Likulia Bolongo. Onze gouvernements à la fortune différente. Les uns plus courts que les autres. Mais avec un dénominateur commun pour tous sauf Tshisekedi, qu’ils étaient présentés comme illégitimes et boudés par le peuple.

Il y avait dans la prétention des uns et des autres, la politique d’exclusion. Cela explique l’hérésie historique qui faisait passer l’Udps, parti de Etienne Tshisekedi pour " la fille aînée de l’opposition " au régime Mobutu, ignorant ainsi tout le combat des lumumbistes et mulelistes qui avaient fait l’opposition à Mobutu pendant que Tshisekedi arborait encore la canne folklorique et la toque de léopard, symbole du pouvoir mobutien.

La transition avait un dicton qui faisait peur, à savoir, " la transition doit être la configuration de la 3ème République ". Heureusement, cette 3ème République dans le style tshisekedien n’aura pas lieu. Une troisième République configuration de cette transition eut été le pire qu’on aurait proposé au peuple congolais. Il avait fallu un 17 mai 1997 pour mettre fin au régime Mobutu-Tshisekedi. Le Congo a été libéré. Même la Conférence nationale souveraine a attendu un certain Yerodia Abdoulaye Ndombasi pour en vulgariser les actes.

Quand M’Zée arrive, la Conférence nationale n’était qu’un souvenir dans la mesure où son esprit aura été passé sous le filtre du Conclave du Palais de la Nation, des Concertations du Palais du peuple. L’harmonisation des actes avec la fusion des parlements le Haut Conseil de la République (Hcr) mis en place par la Cns et le parlement du Mpr, pour donner le Hcr-Pt (Haut conseil de la République Parlement de transition) était meilleure façon de liquider la Cns que celle-là. Après la Cns, c’était le chaos auquel le 17 mai a mis fin.

(DN/PKF)

Joachim Diana G./L’Avenir