LDK MzeeLe peuple congolais se souvient, il y a exactement douze ans d’un mémorable samedi 17 mai 1997, qui marque, comme Jésus à Jérusalem, l’entrée triomphale des troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) à Kinshasa. Laurent-Désire Kabila prêtera serment, le 29 mai au stade des Martyrs. Il est le troisième Président de la République Démocratique du Congo après la débâcle de l’ancien régime, chassé grâce à la révolution des masses que mena l’AFDL pour libérer le Congo d’une dictature qui a duré 32 ans et de la misère.

La journée douce et ensoleillée du 17 mai 1997 restera à jamais gravée en lettres d’or dans les annales de l’histoire de la RDC en ce qu’elle consacra la fin d’un régime tant décrié et mit fin à la gravité de la situation qui prévalait au Zaïre, devenu la risée de tous sur la planète-terre. La libération du Congo-­Zaïre constituait ainsi le point de départ d’un autre combat aussi sublime, celui de la reconstruction nationale, la préservation de l’indépendance et de la souveraineté nationale d’un pays qui vient de renaître.

Lorsqu’un groupe de compatriotes nationalistes se réunissait un bon matin d’octobre 1996, quelque part, à l’Est de la RDC, dans une localité restée célèbre, « Lemera », leur esprit était dominé par un constat très amer, celui de la faillite inexcusable de la gestion du pays par un système décrié, institué en 1965. Personne en dehors des compagnons de Laurent-Désiré Kabila ne sait comment la guerre de libération s’était préparée et avait éclaté.

Mais, il appartient aux historiens de se pencher dans l’avenir et de façon exhaustive, sur la genèse de cette guerre de libération qui a permis à la RDC de retrouver sa dignité dans le concert des nations où l’ex-Zaïre n’existait plus.

Ils auront, avec recul, à démêler l’écheveau en situant dans leur contexte véridique les « buts politiques et militaires » ayant concouru au déclenchement de cette lutte armée qui n’aura duré que sept mois pour mettre à genou un régime puissamment armé à l’époque. Cependant, l’histoire récente retiendra que la chute spectaculaire de l’ancien régime consacrant la fin de la 2ème République, a été précipitée par l’AFDL qui avait choisi les « méthodes révolutionnaires » pour atteindre ses objectifs.

Un combattant inéluctable, un « patriote sans peur », le soldat du peuple, Laurent-Désiré Kabila disait toujours « qu’il ne pourra jamais trahir son peuple ». Dès l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, au lendemain de l’indépendance, le 30 juin 1960, il prit « le maquis » pour marquer son refus de se soumettre au néo-colonialisme naissant au coeur de l’Afrique, armes à la main, pendant 37 ans jusqu’à la date historique du 17 mai 1997 où le pays fut libéré du joug de l’impérialisme.

Un testament légué au peuple

Son assassinat brutal comme celui de Lumumba, a laissé des « oeuvres inachevées », mais qui demeurent un « testament » légué aux générations futures et le voeu de nombreux Congolais aujourd’hui est que son idéal politique qui tenait à faire de ses compatriotes de véritables bénéficiaires des richesses du pays soit compris par tous.

Un sage a dit: « la mort est la fin d’une prison obscure » et jamais les pleurs ne vont la réveiller. Elle est un fait, une réalité. Il n’existe pas de remède contre la mort. Par conséquent, le même destin attend ceux qui ont tué M’Zee Laurent Désiré Kabila. Si seulement ses assassins savaient ce qu’Esope disait à ce sujet déjà vers 550 avant Jésus-Christ : Celui qui est mort est encore fort pour la vengeance, car la justice divine surveille tout, rend à chacun suivant ses oeuvres et tient pour tous la balance égale », ils n’auraient pas commis ce crime.

Il a légué au peuple congolais un « second héritage », celui de « l’amour du travail », seul vrai facteur du développement de ce pays. Son idée - force ou sa philosophie se résume en une phrase: «  nous devons nous prendre en charge ».

Le peuple congolais peut se sentir fier de la continuité de cet idéal par l’actuel Président de la République, Joseph Kabila, dont la sagesse et l’ingéniosité ont permis l’instauration de la démocratie, la tenue des élections libres et transparentes, a la fin de la guerre à l’Est et l’amorce de la reconstruction nationale.

(DN/Th/GW/Yes/PKF)

ACP