Beni : la Monuc remet des armes des candidats à l’intégration aux FARDC
Beni, 13/05/2009 / Politique
Parmi ces armes, figure 140 de types AK 47, 942 munitions, 1 fusil, deux grenades et 29 chargeurs qui ont été récupérés auprès des combattants Maï-Maï. Ces derniers ayant volontairement décidé de s’engager dans le processus de paix, précise la source.
La Monuc Beni-Butembo a remis, le lundi 11 mai, des armes aux troupes loyalistes en poste à Beni. Il s’agit des armes déposées par les représentants des groupes armés actifs dans ce secteur. La cérémonie officielle de cette remise a été présidée par le maire de Beni.
Parmi ces armes, figurent 140 de types AK 47, 942 munitions, 1 fusil, deux grenades et 29 chargeurs qui ont été récupérés auprès des combattants Maï-Maï. Ces derniers ayant volontairement décidé de s’engager dans le processus de paix, précise la source.
Le chef de bureau par intérim de la Monuc Beni a salué cette initiative. Avant de noter que 507 combattants qui ont choisi de servir la RDC sous le drapeau ont été transportés par la Monuc au centre de brassage de Lukusa, dans la province Orientale. Un centre qui assure la formation relative à l’intégration de anciens combattants au sein de l’armée régulière.
A titre de rappel, le travail qui vient d’être fait a été conjointement réalisé par la Mission onusienne en RDC et le Programme Amani. Un Programme qui est opérationnel au centre de regroupement de Nyaleke depuis le mois d’octobre dernier. A cette date, jusqu’au 30 avril dernier, 2.312 combattants issus de groupes armés Pareco, Vurondo, Kasidiens, Rwenzori, Simba et CNDP y ont séjourné. 276 enfants ont été extraits de ces groupes armés.
Interrogé au sujet de l’acte posé par les groupes armés, un ressortissant du Nord-Kivu qui a requis l’anonymat n’a pas caché sa satisfaction. Pour lui, « en déposant les armes, ces rebelles ont préféré mettre un terme à la guerre ». Raison pour laquelle, il invite les autres groupes armés à les imiter. Les populations de la province du Nord-Kivu qui ont tant souffert ont besoin de la paix et de la sécurité pour se remettre au travail.
Après plusieurs années de guerre, le Nord-Kivu a connu un retard par rapport aux autres provinces, à cause de l’insécurité. Pour récupérer ce retard, il faudrait que l’autorité de l’Etat soit rétablie sur l’ensemble de la province. Ce qui permettra aux populations locales de développer leur entité respective. Ne dit-on pas qu’il n’y pas de développement sans paix.
(CL/PKF)
Le Potentiel
Last edited: 13/05/2009 15:47:32