Amnesty International remarquée tireur des ficelles hors-pairs revient avec ses louvoiements dans les affaires congolaises avec ses menées de lobbying au service d’intérêts obscurs. En atteste une suspecte lettre de cette Ong au Chef de l’Etat sur le dossier RDC-CPI
De l’étranger où elle établi son bastion, l’Ong Amnesty International mène un lobbying pour que la guerre reprenne à l’Est du Congo. Spécialiste dans la spéculation et dans la défense d’un juridisme de mauvais goût, cette organisation est à court de matière première depuis que la paix est revenue dans les Grands Lacs. Elle subit de plein fouet la logique « No Nkunda, no job ». Sans actualité trépidante en Afrique, sans possibilité de noyer désormais la Rdc par ses rapports partisans, de quoi va-t-elle vivre ? Dans le contexte actuel de crise internationale, les bailleurs de fonds menacent de couper toute assistance financière aux Ong championnes dans la politique alarmiste.
Si ces dernières tiennent à survivre, elles doivent à tout prix renverser la tendance. Et Amnesty international y est allée sans brides. Réagissant à l’emporte pièce, elle a inventé un manège insipide : adresser une lettre ouverte au Président Joseph Kabila. Son contenu : la demande expresse de l’arrestation de Bosco Ntanganda et son transfert à la Haye toutes affaires cessantes. « Il est très préoccupant pour l’Amnesty International de constater qu’au lieu de remplir ses obligations en vertu du statut de Rome en arrêtant Bosco Ntanganda, votre gouvernement ait donné à celui-ci une position de commandement au sein de l’armée », écrit Irène Khan, la Secrétaire générale de cette organisation.
Ce qui étonne dans cette correspondance, c’est le ton altier utilisé par une organisation privée face à un gouvernement légitime. Il est préoccupant pour Amnesty International. Préoccupant pour elle en tant que qui ? Instance internationale de justice ou simple conglomérat d’activistes privés sans le moindre droit d’ingérence dans les affaires d’une nation souveraine ? Si c’était la CPI ou le Secrétaire général de l’Onu qui s’exprimait de la sorte, tout le monde aurait compris.
Mais Amnesty intemational..., c’est à tomber à la renverse d’autant que sur la question, la Rdc a déjà eu à s’expliquer avec la Cour Pénale Internationale. Celle-ci a même dépêché en son temps un envoyé spécial au Congo au lendemain des opérations militaires conjointes Fardc-Rwanda. Ce dernier a été reçu au niveau de plusieurs instances nationales. Depuis, la Cour internationale a préféré mettre du bémol à ses exigences. Loin de constituer une réaction solitaire, cette attitude de la Haye relève de l’entendement même de la Communauté internationale toutes tendances confondues. Témoin, le retour à la raison de la Monuc qui au départ refusait de prendre part à toute opération militaire ou Bosco serait impliqué.
Mais pourquoi après cette brillante éclaircie, Amnesty international revient sur les brisées d’un dossier remarquable ? C’est juste pour agiter la marre et tenter de faire démentir la sérénité et la pureté que l’eau affiche en surface.
Tenez : la loi sur l’amnistie vient d’être promulguée par le Chef de l’Etat. Les pourparlers entre le gouvernement et le Cndp dans la capitale sont prometteurs. Alors que peut faire un bon conspirateur dans ce cas ? Agiter le spectre de la Cpi en vue d’effrayer le Cndp et de compromettre tout le processus. Le gain dans l’opération ? La reprise de l’insécurité à l’Est et son corollaire: le job pour toute la faune d’activistes des droits de l’homme. Le coup est génial. Presque imparable. Heureusement pour la république que ses autorités ont compris le manège. Par la bouche de son porte-parole, le gouvernement congolais a dénoncé le zèle suspect d’Amnesty international. On trouve cette Ong plus royaliste que le roi. Or, comme c’est toujours le cas, ce type de royalisme cache mal la perfidie et la malice humaines.
Somme toute, il reste l’apanage de ceux qui se placent du mauvais côté de l’histoire et courent le risque de disparaître dans l’ouragan de cette dernière. En toute vérité, Amnesty international ne saurait échapper à ce cliché.
(DN/Milor/GW/Yes)
Le Palmarès