La mise en valeur de la zone d’intérêt commun pour le pétrole, l’alimentation de la partie orientale en électricité, tout comme la pêche sur les eaux transfrontalières étaient au centre des échanges entre l’Ouganda et la Rdc.
L’émissaire du président ougandais en RDC a examiné avec les autorités congolaises des modalités d’une exploitation commune des ressources transfrontalières entre la RDC et l’Ouganda. L’idée avait fait du chemin, par la volonté des deux Etats à œuvrer ensemble dans l’exploitation des richesses contenues de part et d’autre des frontières. Certains partenaires de la RDC avaient soutenu cette voie comme moyen de mettre un terme aux guerres récurrentes entre les deux pays, ayant comme trame le contrôle des ressources naturelles. La Grande-Bretagne, les USA, … ont même organisé des séminaires pour mettre ensemble les acteurs des pays de la sous-région en vue de créer une synergie en faveur du développement.
Dans l’élan d’appropriation du processus, les autorités de la RDC et de l’Ouganda ont décidé de multiplier les rencontres ainsi que les échanges. La visite du ministre ougandais de l’Energie rentre justement dans le même cadre. En visite auprès du Premier ministre congolais, «ils ont examiné la possibilité de l’exploitation des richesses communes de deux pays notamment les minerais, le pétrole et l’agriculture» ; a-t-on appris des sources gouvernementales congolaises.
Pour la zone d’intérêt commun, il convient de retenir que la nappe pétrolière sur le lac Albert s’étend des eaux territoriales congolaises et ougandaises. D’ailleurs, du côté ougandais, l’exploitation a déjà débuté alors que dans le versant congolais, des discussions se poursuivent encore. Toutefois, pour des raisons évidentes et stratégiques, la RDC n’avait intérêt, soutient-on, «de ne point avoir le même opérateur sur les deux versants». Sous le couvert de l’anonymat, un officiel a confié «il faut éviter d’avoir un Etat dans un Etat. Il y a risque de fragilisation permanente de nos deux Etats». Soit ! Malheureusement, rien n’explique que la partie congolaise traîne les pieds pendant que le budget national peine à être exécuté.
Diversification des ressources
Le président de la République aurait également reçu l’émissaire du président ougandais, en présence du ministre congolais des Hydrocarbures, hier dans la journée. La diversification des ressources financières devrait pousser le gouvernement à explorer d’autres sources comme celle de l’exploitation pétrolière.
De même, du côté de l’exploitation minière, les deux pays ont la possibilité de se mettre ensemble afin de tirer réciproquement bénéfice du produit dans le secteur.
La même préoccupation tient aussi dans l’exploitation commune des eaux transfrontalières. Des pêcheries industrielles pourraient être mises en place afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire aux populations.
Ainsi qu’il se constate, la RDC bouge en harmonie avec ses voisins de l’Est voire de l’Ouest. La semaine écoulée, le Premier ministre avait effectué le déplacement de Luanda dans le même cadre. L’accroissement des flux, entre les pays concernés, est un facteur d’intégration et de développement. C’est aussi une autre manière de soutenir la croissance par la création des richesses. Cette fois-ci serait-elle la bonne ? Cela n’est moins sûr que les choses vont devoir avancer plus rapidement pour du concret.
(DN/Th/GW/Yes)
Le Potentiel
Last edited: 09/05/2009 15:16:11