NkundaLe gouvernement rwandais vient de nommer son ambassadeur Rdc après plus de dix ans de rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Un communiqué du Conseil des ministres rwandais lu sur les antennes de Radio Rwanda, a annoncé la nomination par le gouvernement à ce poste de M. Amandin Rugira, qui a occupé diverses fonctions dans le secteur public. Il s’agit de l’aboutissement de tractations et déclarations multipliées ces derniers mois antre les deux pays ont multiplié ces derniers mois autour de cette désignation continuellement présentée d’imminente d'ambassadeurs à Kigali et Kinshasa, pour témoigner du réchauffement constaté de leurs relations.

La RDC et le Rwanda avaient rompu leurs relations en août 1998, au lendemain du déclenchement de la deuxième guerre d’invasion de la coalition rwando-ougando-burundaise dans l'Est de l'ex-Zaïre et de l'entrée des troupes rwandaises sur le territoire congolais. Les deux pays ont toutefois créé la surprise en lançant le 20 janvier 2009 une opération militaire conjointe sans précédent pour en finir avec la guerre dans la partie Est de la RDC. Outre la réduction de la rébellion du CNDP, ont été visés notamment les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dont certains ont participé au génocide rwandais de 1994.

Quelques semaines auparavant, Kigali accusait encore Kinshasa de soutenir les FDLR, tandis que Kinshasa reprochait au Rwanda d'appuyer la rébellion du général déchu tutsi congolais, Laurent Nkunda. Le premier résultat de cette opération, achevée fin février, a été l'arrestation au Rwanda du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda, chef historique du CNDP. Kinshasa et Kigali ont depuis mis en place une équipe conjointe chargée d'étudier les modalités de son extradition vers la RDC.

Le Rwanda ne veut plus extrader Nkunda en RDC

Laurent Nkunda en instance d’être ­transféré du Rwanda vers un autre pays neutre. Selon le ministre rwandais de la justice, les lois rwandaises à l’extradition d’un pré­venu vers un pays où il risque la peine de mort. Les ministres de la Justice du Rwanda et de la RD Congo sont réunis à Kigali pour étudier la question, indique radiookapi.net.

Selon les sources sur place, Kigali estime que les lois rwan­daises s’opposent à l’extradition d’un prévenu vers un pays où il ris­que la peine de mort. Pourtant, Kinshasa souhaite l’extradition de Nkunda pour qu’il réponde des cri­mes commis durant ses 5 ans de rébellion. Période durant laquelle il a occupé une bonne partie des territoires du Nord-Kivu, jusqu’aux portes de Goma.

Le ministre rwandais de la justice Tharcisse Karugarama, a déclaré que le Rwanda et la RD Congo se penchent dans leur dis­cussion sur l’obstacle juridique, avant de trouver un compromis qui mette les deux pays d’accord. Même si Nkunda est congolais, une déclaration commune aux deux parties stipule que  la loi rwandaise s’applique à lui tant qu’il sera sur le sol Rwandais.

Le ministre congolais de la Justice, Baptiste Luzolo, a quitté Kinshasa mardi pour Kigali. Il promet que l’opinion nationale congolaise sera fixée sur l’issue de cette rencontre. Il a, en plus, sou­ligné que la rencontre de Kigali sera focalisée sur la normalisation des rapports des relations et les implications judiciaires de la situation à l’Est de la RD Congo.

Laurent Nkunda, qui dirigeait le Congrès national pour la défen­se du peuple (CNDP) au Nord­-Kivu, a fui vers le Rwanda. Ses collaborateurs sont restés signer un accord de cessation des hos­tilités avec le gouvernement cen­tral de Kinshasa. Il est actuelle­ment détenu à Gisenyi, au Rwan­da. Le CNDP a été commué en parti politique après la signature des accords de Goma.

(DN/Th/GW/Yes)

MMC/Uhuru