Les résultats d’une enquête sur les connaissances, les attitudes et les pratiques en matière de santé et de nutrition dans la ville de Kinshasa et la province du Bas-­Congo, diligentée récemment par le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (UNICEF), indiquent que 55% de mères allaitantes dans ces deux entités ne lavent pas les mains avant d’allaiter leurs bébés et 64% autres ne le font pas après avoir changé les couches de leurs bébés. Le lavage des mains est pourtant recommandé pour éviter à l’enfant les diarrhées et d’autres infections.

La même source renseigne que 75% de femmes qui vont aux consultations prénatales sont examinées par des infirmiers et que 80% de femmes allaitantes ont accouché avec l’assistance de ces derniers lors de leurs dernières grossesses à Kinshasa et au Bas-Congo. Dans l’ensemble, près de 3% de femmes dans les deux entités ont accouché à domicile.


Mais cette situation est plus accentuée au Bas-Congo qu’à Kinshasa avec les taux respectifs de 8% et 2% d’accouchements à domicile.

En ce qui concerne l’état nutritionnel de l’enfant et de la femme enceinte, l’enquête révèle que 96% de mères ont allaité leurs enfants. Toutefois, 44% seulement de mères de Kinshasa et du Bas-Congo ont pratiqué l’allaitement exclusif au sein de leurs bébés jusqu’à l’âge de six mois. Il s’agit d’une pratique recommandée par l’OMS et l’UNICEF, qui consiste à nourrir un nouveau-né uniquement avec le lait maternel jusqu’à six mois, sans même y ajouter de l’eau.

29% seulement d’enfants complètement vaccinés

Les résultats indiquent aussi que 29% d’enfants de moins de 5 ans des sites enquêtés de ces deux provinces ont été complètement vaccinés, selon le calendrier vaccin recommandé par l’OMS. Les proportions sont de 38% d’enfants complètement vaccinés à Kinshasa contre 20% au Bas­-Congo.

Selon la même source, 32% de ménages des sites enquêtés du Bas-Congo ont au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide contre 20% de ménages des sites enquêtés de Kinshasa. Il a été constaté que 5 % seulement d’enfants de moins de 5 ans ont dormi sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide la nuit précédant le jour de l’enquête dans les sites concernés. Au moins 22% de femmes enceintes ont dormi sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide la nuit qui a précédé l’enquête. Les proportions sont de 28% au Bas-Congo contre 13% à Kinshasa.

Enfin, l’enquête indique que 28% des sites enquêtés du Bas-Congo s’approvisionnent en eau potable auprès d’une source d’eau non améliorée contre 2% de sites enquêtés de Kinshasa. Près du quart de ménages des sites enquêtés du Bas-Congo (23%) n’ont pas de toilettes (installations hygiéniques ou WC) contre 3% à Kinshasa.

Cette enquête, qui a été financée par le Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et le gouvernement japonais a été conduit par un consultant de l’UNICEF, Mbadu Muanda, dans quatre zones de santé de Kinshasa et du Bas-­Congo. Il s’agit des zones de santé de Mont-Ngafuta.

(Milor/GM/PKF)

ACP