MabundaOn observe, ces derniers temps, une campagne média­tique menée contre le minis­tère du Portefeuille. Une cer­taine opinion fait état d’une (certaine plainte portée contre la ministre du Portefeuille à la Cour Suprême de Justice pour un détournement de 365.786.000 dollars améri­cains de recettes des impôts de l’Etat.

Selon certains renseigne­ments recueillis, les plaignants ne sont rien : d’autres que deux anciens directeurs, dont l’un du Conseil supérieur du Portefeuille et l’autre, de la Société Nationale d’Assurances (Sonas). En effet, l’affaire remonte à l’année 2007.

Où le Conseil Supérieur du Porte­feuille avait dépêché ces derniers pour un contrôle d’audit dans une agence de la Sonas au Katanga. Pour ce faire, précise le ministère, ils avaient bénéficié de 17 milles, dollars américains de frais de mis­sion. Bizarre Aussi curieux que cela puisse paraître, en plus de ces frais de mission accordés, ils se sont permis, en arrivant sur le terrain, de s’octroyer des fraîches décisions valant le triple de ce qu’ils auraient dû percevoir. Partis pour 17 jours, ils vont ainsi se tirer avec une somme des 37 milles dollars américains, représentant les frais de mission pour 51 jours. En réa­lité, ils se faisaient payer à cha­que agence de la Sonas sans considération pour la législation en cours. Ces faits ont même été établis et confirmés par la Com­mission Interministérielle d’Audit pour la Bonne Gouvernance (CIABG).

En pleine période de promo­tion de la bonne gouvernance par le gouvernement, ces actes ne pouvaient pas rester impunis.

C’est ainsi qu’ils seront rappelés par leur hiérarchie mise au parfum de cette prévarication, non sans avoir terminé la mission leur confiée. En plus du rappel, ils se­ront révoqués sans autre mesure. Une révocation soutenue par le ministère du Portefeuille résolu­ment engagé dans la campagne pour la bonne gouvernance. Qu’à cela ne tienne, cette campagne médiatique dénote une agitation, fruit de l’incertitude face au chan­gement.

Ce qui est une réaction normale. D’autant plus que la pu­blication des décrets prouve que les réformes sont résolument en­gagées. C’est donc dans cette perspective qu’on peut inscrire la plainte qui aurait été déposée à la Cour Suprême de Justice. Exhu­mer à ce jour une vieille affaire datant d’il y a deux ans, c’est vouloir profiter de l’incertitude enre­gistrée après la publication des décrets au Premier ministre pour contribuer à la surchauffe des es­prits à l’intérieur du Portefeuille.

Les actes comme celui-ci vont malheureusement se multiplier de la part de ceux qui ont des intérêts particuliers à préserver où à promouvoir au lieu de privilégier l’in­térêt général. La reforme du Por­tefeuille est un sujet qui implique énormément d’intérêts politiques, financiers et autres. Surtout que le ministère du Portefeuille se trouve au centre d’énormes enjeux que nombre de personnes voudraient s’approprier.

(DN/Milor/GW/Yes)

H.K./Uhuru