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Bonjour | 22/03/2010 13:53 | English Make DC Home page | RSS feed

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« Les résultats des opérations menées au Kivu ont réduit la capacité de nuisance des FDLR qui ne peuvent pas mettre le Nord-Kivu dans un état d’ingouvernabilité », déclare le Sénateur Henri-Thomas Lokondo au regard du développement de la situation à l’Est.

LokondoL’actualité est abondante. Elle est toujours dominée par la situation sécuritaire au Kivu qui continue à préoccuper le peuple congolais, surtout avec cette résurgence d’actes de violence de la part des forces négatives FDLR. Acteur actif lors de la Conférence de paix de Goma, le sénateur Henri-Thomas Lokondo, membre de la commission sénatoriale chargée des relations extérieures, suit de très près cette situation. Au moment où l’on enregistre des signes évidents susceptibles de remettre en cause le travail effectué jusqu’ici, Le Potentiel a jugé utile de l’approcher pour qu’il livre ses impressions. Une démarche qui intervient aux lendemains du passage du Général William E. Ward, commandant de l’AFRICOM à Kinshasa.

Ce dernier, on le sait s’est prononcé clairement sur la restructuration de Forces armées de la République démocratique du Congo dans cette perspective d’en faire une «  armée professionnelle et performante ». Le sénateur Lokondo ne pouvait que saisir cette opportunité pour évoquer la résolution 1856 du Conseil de sécurité et mettre un accent particulier sur le rôle de la Monuc aux cotés des FARDC. On n’aurait été incomplet si l’on n’avait pas abordé avec lui les dernières négociations de Washington sur la signature probable d’un Accord avec le FMI. Accord qui permettra sûrement à la République démocratique du Congo de bénéficier de l’allègement de sa dette. Enfin Parlementaire, il ne pouvait esquiver les questions portant sur le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale et la situation qui prévaut dans la province de l’Equateur dont il est originaire.

Entretien

Le Potentiel : Après les opérations militaires conjointes RDC-Rwanda, les FDLR continuent à semer la désolation au Nord-Kivu. Qu’en dites-­vous?

Sénateur H-T.L. : «Il faut présentement consolider les résultats, même fragiles, obtenus après ces opérations qui ont sensiblement réduit la capacité de nuisance des FDLR, qui ne peuvent pas, pour le moment, mettre le Nord-Kivu dans un «état d’ingouvernabilité ». Il s’agit maintenant de mettre concrètement en place une véritable armée opérationnelle et dissuasive sur base des critères objectifs. Cela implique naturellement une participation accrue de nos principaux partenaires extérieurs à travers une véritable coopération militaire qui doit réduire le volet humanitaire au profit des tâches plus offensives».

La Monuc ne parvient toujours pas à aider les FARDC à maîtriser la situation malgré la requalification de son mandat. Quel est votre commentaire?

« La Monuc doit faire preuve d’une sérieuse capacité d’engagement, et cela, conformément à la Résolution 1856 du Conseil de sécurité de l’Onu qui lui demande, en coordination avec les FARDC, de désarmer tous les groupes armés en utilisant tous les moyens nécessaires ... C’est donc un mandat un peu plus robuste par rapport au précédent. Elle doit impérativement se muscler pour accomplir efficacement sa mission aux côtés des FARDC, comme l’exige la Résolution ...

A mon avis, elle doit mettre en place, une vraie Force de réaction rapide, en obtenant notamment plusieurs hélicoptères de combat, surtout pour la mission délicate de la protection des populations éloignées de grands centres abandonnés par les FDLR ... Malheureusement, l’Union européenne qui aurait pu bien faire ce job avec les trois mille éléments supplémentaires que le Secrétaire général de l’Onu leur avait formellement demandé, hésite jusqu’aujourd’hui ...

L’unicité de commandement de cette Force européenne habituée à ce genre de mission, aurait pu mettre fin au dysfonctionnement de commandement qui existe actuellement au sein de la Monuc Savez-vous que lorsqu’il s’agit par exemple de convaincre les casques bleus pakistanais de se placer sous les ordres de leurs homologues indiens, ils refusent ... Ou même, lorsqu il s’agit d’une opération urgente, ces casques bleus pakistanais et indiens doivent obtenir, à chaque fois, l’autorisation préalable de leurs gouvernements respectifs avant d’agir.,.Le Général De Gaulle disait que face à une menace grave et imminente, ce qui compte, c’est la rapidité de la résolution. Ça compte beaucoup plus que la quantité d’avions, de chars ou de bombes dont on dispose ... »

Quel est votre commentaire sur les négociations qui se sont tenues à Washington entre le FMI et le gouvernement congolais?

«Les négociations serrées FMI-RDC qui se sont bouclées le mercredi passé à Washington, vont se poursuivre,d’après ce que j’ai appris à Kinshasa lors1 du passage en mai prochain du Directeur Général de cette institution, monsieur Dominique Strauss-Khan. La partie technique ayant été abordée à Washington, il reste le volet politique qui sera sûrement au menu des rencontres que ce dernier aura avec ses interlocuteurs congolais à Kinshasa. Comme vous le savez, j’ai toujours considéré que le Congo, un Etat post-guerre d’agression, doit bénéficier d’un traitement particulier pour atteindre le point d’achèvement de l’Initiative PPTE ... Mais le contrat chinois dans sa clause de garantie que le FMI considère mordicus comme un nouvel endettement est devenu un point plus politique et diplomatique que technique.

C’est là, la dimension politique fondamentale des négociations qui vont déterminer la suite pour la signature d’un Accord avec le FMI.

On n’a pas entendu votre réaction sur le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale.

«Parce que je n’en avais pas. Aussi, parce que j’avais considéré que c’était une simple victoire de la démocratie sur elle-­même. Il fallait donc ne pas en rajouter ».

En tant que Sénateur de l’Equateur, quel commentaire faites-vous sur l’Affaire José Makila après que la Cour d’Appel de Mbandaka eut rendu le verdict en sa faveur?

«Je n’ai aucun commentaire particulier à faire. Si pas dire que l’Arrêt rendu par la Cour d’Appel de Mbandaka est l’expression de la puissance publique qui doit être impérativement respectée; et ce, en attendant que la Cour suprême de Justice statue définitivement sur 1’affaire. Agir autrement c’est vouloir mettre une croix sur l’Etat de droit. Il ne s’agit pas ici d’encourager un mal quelconque, mais en ma qualité de législateur, je dois respecter les jugements de nos cours et tribunaux qui sont rendus au nom du peuple congolais et exécutés au nom du président de la République, garant de la nation. Donc, en clair pour moi, il doit reprendre ses fonctions en attendant que sa culpabilité ou son innocence soit légalement et définitivement établie ... Le reste est un faux débat pour moi ».

(DN/Th/GW/Yes)

Freddy Monsa Iyaka Duku/Le Potentiel



Last edited: 04/05/2009 19:36:34

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