La Banque centrale du Congo lance ce jeudi 27 avril 2009 la deuxième opération de vente des devises aux banques commerciales exerçant en République démocratique du Congo.
Comme avec la première opération, organisée le 13 avril, où elle a pu injecter en deux tranches 10 millions de dollars américains sur le marché, la Banque centrale du Congo a appelé en début de semaine, par son directeur des services étrangers, Mutombo muana Nyembo, les banques à mieux coopérer pour l’aider à atteindre les objectifs visés par cette opération de vente des devises par voie d’adjudication.
« Notre objectif reste le même, c’est-à-dire éponger le trop plein de liquidités en libre circulation sur le marché », a-t-il indiqué.
Commentant les résultats mitigés de la première opération à travers laquelle la BCC a réussi finalement, en deux opérations distinctes, à injecter sur le marché 10 millions Usd, le directeur Mutombo a fait savoir que deux facteurs expliquent à ce jour la résistance à la baisse du taux de change. Il s’agit, a-t-il dit, de la « non coopération » des banques qui, selon lui, « ne jouent pas franc jeu ». Il a également fait mention de la persistance du phénomène de spéculation.
Pour cette deuxième opération d’adjudication, la BCC pense recourir à la même stratégie qu’à la précédente émission, c’est-à-dire la vente des devises par couverture en espèces ou en débit des comptes. Mais, pour l’option de couverture en débit en compte, le directeur Mutombo a fait comprendre que la BCC envisage d’exclure de cette deuxième opération les banques qui affichent un solde débiteur en ses comptes, notamment celles n’ayant pas encore versé la contrepartie en francs congolais des devises leur allouées lors de la première opération.
Que dire alors de l’impact réel de ces opérations sur le marché des changes lorsque la monnaie peine à reprendre du poil de la bête face aux devises étrangères ? Sur ce point, la BCC ne perd pas son optimisme et reste confiante quant à la poursuite de ses opérations de vente des devises, seul moyen, a noté son directeur des services étrangers, de contenir les tensions encore persistantes sur le marché des changes. « Nous sommes confiant et nous invitons les opérateurs économiques à recourir à leurs banques pour acquérir les devises nécessaires », a-t-il souligné.
Mais, pourquoi ne pas inclure les messageries financières et d’autres cambistes du secteur informel dans ces opérations ?
Le directeur Mutombo a dit exclure cette option. « Notre souci est d’amener le public à renouer avec les banques. C’est de cette manière qu’on peut assainir notre marché de change », a-t-il conclu.
(TN/Milor/GW/Yes)
Le Potentiel