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Les chroniqueurs doivent s’organiser, prendre conscience de leur travail et non d’être traités comme des lèche-bottes des musiciens pour un voyage. « Les journalistes culturels ont le droit de voyager partout selon leur missions de collecter les informations pour leur public

Samedi 18 avril 2009 à l’hôtel de la Gombe, Mpika Masamba, chevronné de la plume devenu Ministre provincial de Kinshasa en charge de Transports, Tourisme, Culture et Arts a organisé une rencontre d’échange avec les journalistes kinois spécialisés dans la chronique culturelle.

Après avoir cerné tous les maux qui rongent la chronique musicale au Congo, le nouveau ministre provincial a, dans son intervention, invité les chroniqueurs à privilégier la culture du développement et non de continuer à faire la routine dans les colonnes des journaux ou à travers leurs espaces audiovisuels.

Par ailleurs, le patron de la Culture et Arts provincial en sa qualité de journaliste de formation, les a rappelé à mettre en valeur la profession en respectant la déontologie et l’éthique journalistique. Pour lui, les chroniqueurs  doivent s’organiser, prendre conscience de leur travail et non d’être traités comme des lèche- bottes des musiciens pour un voyage. «  Les journalistes culturels ont le droit de voyager partout selon leur missions de collecter les informations pour leur public », a-t-il soutenu.

Ainsi, le ministre provincial de Transports, Tourisme, Culture et Arts fustige le comportement de certains musiciens qui se prétendent être au-dessus de tout le monde, alors qu’ils doivent respecter les journalistes comme tout autre citoyen.

Selon Mpika Masamba, la culture du développement doit commencer tout d’abord par le respect et la protection des droits des artistes au Congo. Il n’est pas normal que les artistes en général (musiciens, cinéastes, comédiens, écrivains, peintres, sculpteurs...) continuent de mourir pauvres comme des indigents alors qu’il y a le Fonds pour la Promotion Culturelle qui perçoit de l’argent. Conséquence, le Fonds de promotion Culturelle ne parvient pas à accomplir sa mission de promouvoir la culture, c’est-à-dire cette structure étatique ne sert pas à la culture. Alors que ses ambassadeurs (Artistes) qui défendent notre culture doivent se retrouver de leurs productions.

N’est-ce pas, dit-on que l’artiste ne vit que de ses œuvres ? Ce dossier qui cache l’arbre de la forêt reste le combat du successeur de Tabu Ley qui veut à tout prix que les artistes congolais de toutes les disciplines confondues profitent de leurs oeuvres pendant et après leurs vies sur la terre.

Signalons que cette rencontre qui n’est pas dans sa dernière fois, consiste à développer un esprit de collaboration    entre chroniqueurs culturels de la capitale et le ministère provincial afin de valoriser et de défendre la culture congolaise et sa diversité artistique. Autre régime, autre politique, dit-on.

(Milor/BT/PKF)

José Mpaka Ikombe/Visa



Last edited: 22/04/2009 17:10:53

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