KimbutaLes travaux du séminaire atelier  sur le renforcement des capacités des bourgmestres et bourgmestres adjoints de la ville de Kinshasa démarrés depuis le mardi  15 avril organisés par   l’Institut Electoral de l’Afrique « Eisa » en collaboration avec le gouvernement provincial  de cette ville ont été clôturés samedi  dans la salle des conférences internationales du minis­tère des Affaires Etrangè­res.

La cérémonie de clôture a été présidée par le Gouverneur de la ville de Kinshasa M .André  Kimbuta en présence du  vice-prési­dent de l’Assemblée provin­ciale Kinshasa M. Francis Mbengama. Plusieurs membres du gouvernement provincial de cette ville étaient aussi à ce rendez-vous. s’est le cas de M. Kokolo Tati di Mayeyi, ministre provincial de la santé et des Affaires humanitaires ainsi que du chargé des Programmes Sénior de Eisa,  représentant le Directeur résident de cette Ong.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa a déclaré que  les provinces vont désormais assumer leur responsabilité dans la gestion de leurs entités  avec la décentralisation.

« En voulant renforcer les capacités des bourgmestres, l’Hôtel de Ville de Kinshasa vise comme objectif, l’amélioration des relations entre les bourgmestres et leurs administrés ». Mais, prendre les résolutions et les recommandations et les appliquer sont deux choses différentes, a souligné M. André Kimbuta qui veut voir ses représentants dans les communes appliquer ces décisions.

Remerciant les organisateurs de cette activité, le bourgmestre de la Commune de Kimbaseke, le professeur Gatembo parlant au nom de ses collègues a souligné que la réussite de la décentralisation permettra le décollage de la ville de Kinshasa. Il n’a pas oublié d’implorer Dieu pour que la Rdc aille de l’avant.

Hector Lubamba : « Les sémina­ristes vont matérialiser les connaissances acquises »

 « Le Directeur résident de Eisa m’a chargé de présenter ses excuses. Il est allé en Afrique du Sud où nos équipes sont déployées. Eisa est satisfait de la qualité des interventions ».

Vincent TohbiC’est en ces termes que s’est exprimé M. Hector Lubamba, le représentant du directeur résident d’Eisa qui a par ailleurs émis le vœu que les sémina­ristes vont matérialiser les connaissances acquises et que les autorités municipales prendront part à la prochaine rencontre sur le dialogue social organisé en collaboration avec la société civile. Eisa, a-t-il promis, continuera à soutenir la ville province de Kinshasa dans le cadre de la promotion la bonne gouvernance et la paix.

Se réjouissant pour sa part sur le fait que « les débats ont suscité beaucoup d’enthousiasme dans le chef des participants, de l’ambiance qui a régné au cours de ce séminaire,  avec des exposés ponctués des envolés oratoires spectaculaires », le ministre provincial de l’Intérieur, de la  sécurité et de la population qui a reconnu : « Tous ces résultats ont été atteints  grâce aux partenaires et les intervenants ». Godard Motemona a remercié particulièrement Eisa pour sa contribution financière et technique et sans oublier les bourgmestres pour leur discipline.

Les notions ont porté  sur l’administration territoriale, l’environnement et la salubrité, la gestion financière et administrative, la sécurité et l’ordre public.

Pour atteindre leur objectif, les organisateurs ont fait appel aux animateurs, spécialistes de ces différents domaines. C’est le cas des experts des or­ganismes internationaux comme le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), les cadres de l’administration urbaine, l’Inspecteur provincial de la Police ville de Kinshasa, des ministres pro­vinciaux et responsables des régies financières de cette ville et des juristes.

Ils ont abordé la question de la taxe sur la pollution accusant les ménagères, comme étant des agents pollueurs devraient en payer le prix, ont suggé­ré les séminaristes. La jeunesse abandonnée à elle-même. En ce qui concerne la sécurité et l’ordre public, ont dénoncé la circulation incontrôlée des armes à feu, la déperdition scolaire, la délinquance juvénile, la toxicomanie, l’indiscipline des enfants.

Parmi les re­commandations, ils ont plaidé en faveur de la création des centres de métier, l’amélioration effec­tive du pouvoir d’achat de la population, le durcissement de l’infraction relative à la dissipation des munitions et armes de guerre, le boucla­ge fréquent des quartiers.

(BT/GW/Yes/PKF)

Boni Tsala/MMC