Le Pdg de Hewa Bora ne manque pas de dire sa tristesse et sa douleur en mémoire du douloureux accident qui, il faut le dire avait fait, à en croire les sources de la compagnie d’aviation, plus de 35 morts.
Un an après l’accident du DC 9 de la compagnie aérienne Hewa Bora Airways, la question de l’indemnisation des victimes reste entière. Au point que celles-ci se disent désabusées, car ne sachant d’où leur viendra le secours. Pour la Compagnie aérienne, l’indemnisation sera effective dès que la liste des victimes sera définitive et confirmée.
Malgré l’agitation qui s’observe ces temps derniers parmi les victimes de l’accident du DC 9 de Hewa Bora à Goma, un an après, le Président directeur général de cette société aérienne se veut rassurant. A son avis, la question qui retarde l’opération d’indemnisation de ces victimes, c’est la manipulation au niveau de la liste des victimes. « Dès qu’elle sera définitive et non l’objet de manipulation par certaines personnes mal intentionnées, le processus d’indemnisation va s’accélérer », dit-il pour apaiser celles des victimes qui brûlent d’impatience.
Pour Stavros Papaoiannou, Pdg de Hewa Bora, l’assureur SONAS exige avant d’engager la procédure d’indemnisation que la liste soit définitive et confirmée. « Plusieurs fois, le Pdg de la SONAS, Herman Mbonyo, m’a rassuré de la disponibilité des fonds nécessaires à l’opération d’indemnisation des victimes de l’accident du DC9 » sur l’aéroport de Goma survenu le 15 avril 2008, a ajouté par ailleurs M. Stavros Papaoiannou à tous les sceptiques. Lesquels doutent de la bonne foi et de la sincérité de la compagnie d’aviation et de son assureur de vider la question d’indemnisation des victimes.
Il ne manque pas de dire sa tristesse et sa douleur en mémoire du douloureux accident qui, il faut le dire avait fait, à en croire les sources de la compagnie d’aviation, plus de 35 morts. « Ma pensée va d’abord aux familles des victimes. Mais ma colère, je l’exprime vis-à-vis de la Monuc qui avait refusé de nous assister le jour de l’accident et qui est certainement responsable de ces morts », dit-il en signe de souvenir et de compassion en ce jour anniversaire. Toutes ces précisions, M. Stavros Papaoiannou les fournit depuis Paris (France), dans l’avion qui le transporte pour les Etats-Unis d’Amérique où il se rend en mission de travail.
D’accord pour la nouvelle taxe RVA, mais…
Par la même occasion, le PDG de Hewa Bora s’exprime sur la question de la nouvelle imposition de la Régie des voies aériennes (RVA) sur les voyageurs qui doivent débourser 10 USD pour les vols domestiques et 50 USD pour les vols internationaux. Pour lui donc, si c’est une façon de faire participer les compagnies d’aviation à l’effort de modernisation des infrastructures aéroportuaires, la disposition est salutaire, mais les modifications sur les modalités de perception et l’utilisation des fonds sont impératives.
En plus du fait qu’il faut une concertation obligatoire avec toutes les compagnies aériennes. Ce sera un engagement sur plus de 8 années, il faut donc la transparence totale sur le processus. Il faut donc mettre des garde-fous, martèle M. Starvos Papaoiannou.
Pour rappel, le 15 avril 2009, à l’occasion du premier anniversaire de cet accident, les rescapés ont prévu une messe d’actions de grâce. Question de se faire entendre en vue de leur indemnisation un an après. A cette occasion, le président du collectif des rescapés de Goma du 15 avril a expliqué leur désappointement sur cette question : « Notre droit, c’est l’indemnisation.
Nous avions couru un risque, on allait mourir, on a perdu des biens, on a également perdu des âmes. Il serait souhaitable que l’autorité puisse nous garantir les risques. Jusque-là, on n’a jamais été indemnisés. Quand on arrive chez Hewa Bora, Hewa Bora nous dit qu’elle est assurée, et quand on arrive à la SONAS, la SONAS nous dit oui, elle a un contrat d’assurance avec HBA, mais qu’elle attend le rapport de l’aviation civile, qui semble-t-il est gardé secret ».
(CL/PKF)
Le Potentiel
Last edited: 18/04/2009 16:42:21