La République démocratique du Congo a toujours battu ses records dans le domaine musical. Certains font même observer que la RDC était la première puissance de la musique africaine moderne.

Par ailleurs, plusieurs pratiques et initiatives émanent aujourd’hui du secteur musical congolais. On peut citer notamment le culte de personnalité, le business dédicace dans les chansons, une pratique désignée sous le vocable imagé de « libanga » et tant d’autres.

A chaque époque ses mœurs et ses fantaisies dit-on, nous ne sommes plus à l’ère où pour vivre la musique en live il fallait impérativement prendre part aux concerts.

Il suffit d’être dans un bar, une terrasse, un dancing ou encore dans un restaurant. Ceci, grâce au phénomène chanteur ambulant, nouveau procédé qui envahit progressivement la sphère musicale congolaise.

Selon quelques témoignages, le début de ce phénomène remonte vers l’année 2001. Le dit courant consiste en la réinterprétation des titres écrits par des musiciens congolais renommés, cela de manière ambulatoire.
 La prestation a pour cible quelques dancings, terrasses, et restaurants du centre ville de la capitale. Comme instruments, ce sont surtout la guitare sèche et le bois clair qui sont utilisés.

Les thèmes musicaux et le rythme varient au gré des clients trouvés sur les lieux cibles de la prestation. Parmi les monuments dont les chansons sont beaucoup plus interprétées figurent les feux Wendo kolossoy, Gérard Madiata, Vicky Longomba, Kallé Jeef, Franco Luambo Makiadi et Madilu système. L’occasion de permettre aux consommateurs de faire un petit voyage jusqu’aux années 60.

On note également les chansons des nouveaux talents tels que Fally Ipupa, Ferre Gola et Le Karmapa. « Une chanson interprétée peut rapporter dix, cinquante, voire cent dollars américains », précise Pasha Mwanda, chef du groupe Duo mélancolique, l’un des pratiquants du système. « Donc, interpréter plusieurs chansons demeure une opération hautement rentable », a-t-il renchérit.

 Conformément à ses propos, la visée financière n’est pas la seule à les intéresser. Ils misent également sur l’appréciation de leurs talents pour attirer l’attention du public et se tailler une place dans la sphère musicale congolaise.

(BT/Yes)

Mamie Asekoto Saidi/Le Potentiel