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Bonjour | 22/03/2010 11:17 | English Make DC Home page | RSS feed

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Ce samedi 11 avril à Paris, dans la mythique salle de L’Olympia, le chanteur Félix Wazekwa dit S’Grave ou « Monstre d’amour » a rendez-vous avec l’histoire.

Félix WazekwaL’événement marque un tournant historique pour sa carrière démarrée à pas feutrés mais, qui l’a aujourd’hui propulsé dans les premières loges d’une scène musicale congolaise qui ne reste pas moins un véritable coupe-gorge et soumet impitoyablement les musiciens qui s’y aventurent a l’épreuve des fourches caudines. Le leader de Cultur’A Pays Vie s’en tire manifestement à bon compte. La preuve par 9 ? La scène du music hall chère à Bruno Coquatrix a la conquête de laquelle il se lance ce samedi après avoir mis tout le monde d’accord au pays.

A l’heure du compte à rebours, Visa a joint le « Monstre d’amour » qui séjourne déjà dans la capitale française avec ses musiciens pour le bige vent. Le chanteur a volontiers répondu à nos questions.

Visa : A 1 jour de votre concert du 11 avril à L’Olympia, quels sont l’ambiance et le climat au sein de Cultur’A Pays Vie ?

Felix Wazekwa : L’ambiance au sein du groupe est très studieuse. Tout le monde apprend sa leçon avec méthode en vue d’une prestation généreuse au jour du concert. En fait, nous avons bien appris nos leçons ; il ne reste seulement que l’examen ait lieu. Il nous reste deux séances de répétition pour bien contrôler certains pas du spectacle. Les musiciens sont très contents à l’idée de vivre ce moment excitant.

A votre arrivée voici quelques jours à Paris, quel environnement avez­ vous trouvé par rapport a votre concert du 11 avril ? Et quel est cet environnement a ce jour ?


A l’arrivée, l’environnement était et II est toujours favorable pour cette production tant attendue. Nous avons le soutien de toute a diaspora qui est favorable à la culture congolaise. Je tiens à remercier les encouragements et le soutien de toute notre communauté en faveur de ce concert pour l’honneur de la RDC et de l’Afrique. J’ai le témoignage de soutien en provenance de tous les coins de l’Europe.

Vous avez promis un spectacle qui fera date. Où en êtes-vous dans la préparation de ce spectacle ?

Le spectacle est déjà au point : 80 % de danse et 20% de rumba, salsa ... Je veux que tous ceux qui seront ce jour-là puissent garder une certaine vision d’organisation et de sérieux dans le travail. Il n’y aura pas d’improvisation. Tout est prévu pour faire un spectacle digne du savoir­ faire congolais.

Vous aviez publiquement demandé à Nyoka Longo d’être votre invité spécial sur la scène de L’Olympia. Pourra-t-il être là? Si non, qu’est-ce qui n’a pas marché ?

Mon frère Nyoka Longo est toujours attendu à L’Olympia. Il m’a fait savoir que tout dépend d’une dernière réunion qu’il va avoir avec le comité de Zalko par rapport au calendrier de ce groupe.

En l’annonçant devant la presse, vous avez dit dédier votre concert à la paix dans l’Est de la Rdc. Le confirmez-vous et avez­ vous un message a ce propos ?

L’Olympia est, en effet, dédié à la volonté d’un rétablissement durable de la paix dans mon pays. La paix ne signifie pas seulement l’absence de guerre. Il faut que les populations qui ont connu la guerre vivent enfin les fruits de la paix en ayant accès à la culture, aux loisirs, à l’éducation, aux soins médicaux et, surtout, à tout ce qui fait le quotidien d’une vie humaine digne d’un peuple en paix. Que mon Dieu, Jéhovah, aide la RDC.

Vous êtes le producteur de ce méga ­concert et vous avez affirmé avoir associé Dario Kindongo à cet événement pour pouvoir le piloter vu son expérience et son expertise en la matière. Pouvez-vous faire aujourd’hui un pré-bilan de collaboration ?

J’apprécie l’expertise de Dario Kindongo en la matière. Dans la partie ouverte à mes moyens d’investigations, je dois reconnaître qu’il a été d’un bon conseil pour moi et que cette collaboration se passe bien. A chacun son métier, et, bien sûr, il maîtrise bien son domaine. Par ailleurs, je remercie toute l’équipe de Cultur’A Pays-Vie qui me soutient pour la réalisation de L’Olympia. Je dois une fière chandelle à ceux du bureau de Cultur’A Pays ­Vie : Alain Dweme, Germain Kitemoko et Mora Baeke.

Visa : A quoi le public qui fera le déplacement de L’Olympia de Paris devra-t-il s’attendre ce samedi 11 avril ?

Le public qui fera le déplacement doit s’attendre à un spectacle digne, de grande facture le respect de l’heure, des tenues correctes pour les danseuses et Ies chanteurs, pas de temps mort interminable et le respect du public. Je veux que personne n’ait à  regretter son déplacement, surtout qu’il y aura beaucoup de délégations en provenance de toute l’Europe. Je dis que tout le monde se retrouvera et sera content du spectacle.

Comment se présente le programme de Cultur’A Pays Vie après cette production de L’Olympia de Paris? Le retour au pays pourrait-il intervenir quand ?


Le programme de Cultur’A Pays-Vie est en fait un séjour de trois mois en Europe émaillé de quelques concerts dans I’espace européen. Au moment opportun, nous informerons le public de ce qui sera fait dans tel ou tel endroit. Le retour au pays se fera au mois de juillet.

Qu’aimeriez-vous dire de particulier en ce moment où vous amorcez un véritable tournant dans votre carrière ?

J’aimerais dire que notre art musical doit être soutenu de façon visible et responsable. Pour un pays de plus 60.000 millions d’habitants, nous sommes très peu à avoir des moyens financiers pour faire connaître notre musique d’une manière efficace à travers le monde. Nous devons être compétitifs par rapport à la concurrence étrangère. Il ne faut pas que les mêmes têtes représentent toujours notre pays. Il y a encore beaucoup de talents a faire connaître. Pourquoi pas un soutien franc et direct de notre ministère de la Culture comme on le fait pour notre sport?

Que représente à vos yeux ce concert de L’Olympia; dans quel état d’esprit l’abordez­ vous ?

Ce concert présente un aspect un tantinet évolué dans ma carrière. De même que l’on s’attend a ce qu’une personne d’âge mur ait un conjoint et éventuellement des enfants, de même, un artiste avec le temps doit faire preuve des réalisations et d’évolution. Je veux dire merci a tous ceux qui m’ont soutenu depuis le début et jusqu’aujourd’ hui.

Votre mot de la fin ?

Je donne une salutation à Herman Mbonyo, à l’ingénieur Baudetaire Kuyena, Emile Ngoy Kasongo, Somida, Clovis Kabambi, Jaal Kikita, Dread Karulaje, Alex Mfumu Nsi, Dhedhe Mupasa, Siméon Musindondo,Alain Tenday, Paul Luemba, Charly Franklyn Pembele, Muller Lutelo, Julie Dienda et a tous ceux qui me soutiennent. Que mon Dieu, Jéhovah fasse comme nous nous sommes entendus !

(BT/Yes)

Propos recueillis par Kale Ntondo/Visa



Last edited: 11/04/2009 18:18:58

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