Assemblée nationaleLa situation autour de la démission du bureau Kamerhe va-t-elle conduire au bouleversement du partage des postes au sein de la majorité ? Dans le bureau sortant, le poste de prési­dent était réservé au Pprd, celui de 1er vice-président au Msr, celui de 2ème vice-président au Palu, celui de Rap­porteur aux indépendants. Quant au poste de 2ème rap­porteur, il avait été confié à l’Udemo, celui des Questeur - également aux indépen­dants. Enfin, le poste de Questeur adjoint a tenu compte du gender.

On s’attendait à ce que les négociations pour le renouvellement du bureau tiennent compte de cette répartition au sein de la coali­tion. Tel n’est pas le cas. Comme après la démission du patriarche Antoine, Gizenga, les calculs vont dans tous les sens. En ce qui concerne le bureau de l’Assemblée nationale; on introduit une nouvelle donne, à savoir, la possibilité des candidatures de l’opposition. Si le principe est que se pré­sente, le candidat qui veut ce qui changerait c’est la possibilité pour la majorité de soutenir des candidatu­res de l’opposition.

On ne sait pas pour quelle raison, on estime que c’est le poste de 2ème vice-président qui revenait au Palu qui serait confié à l’opposition. On dit même que c’est Muzito qui aurait vendu ce poste. Ce qui est hors de ses prérogatives dans la mesure où il ne re­vient pas au Premier minis­tre de gérer ce poste ou les autres. On devrait plutôt poser la question à ceux qui gèrent le Palu au quotidien, à savoir, le secrétaire géné­ral. Si ce poste a été confié à l’opposition comme on le dit, il y a beaucoup de chance que le Palu n’ait pas été associé. Qui donc aurait décidé? La coalition, à no­tre connaissance ne s’est pas encore réunie à ce su­jet. En attendant, dans le monde politique, qui n’est pas un couvent, on s’exprime à travers des candidatures.

Moutures et ambitions

Selon les moutures qui circulent le Pprd garde la présidence de l’Assem­blée nationale en dépit du fait que la lutte serait achar­née entre provinces. Le grand Kasaï et le Kivu se dispute­raient le poste. La première vice-présidence reviendrait à l’Amp. On signale que c’est la province Orientale qui se positionnerait à ce poste alors que celui de 2ème vice-président irait à l’opposition, mais à l’Equateur. On dit même que le Mlc serait dé­signé pour prendre ce poste, mais aux dernières nouvel­les, le parti Bemba serait hésitant. On dit même que la décision devrait venir de la Haye de JP Bemba lui-­même.

En attendant, le quota étant confié à la pro­vince de l’Equateur, en cas du désistement définitif du Mlc Charles Bofasa Djema serait preneur. Il y aurait aussi Lisanga Bongnga qui se positionne. Si pas à la présidence, mais en tout cas à la deuxième vice-présidence. Lisanga a pourtant sur le dos le dossier de cor­ruption qui pourrait conduire à l’invalidation. Quant à Bofasa, il veut mettre sur la balance l’accueil du Chef de l’Etat à Mbandaka dont il revendique le succès.


Dans la même mouture qui circule et que la coa­lition au pouvoir doit confir­mer ou démentir, le poste de Rapporteur est confié à la province du Bandundu, celui de Questeur au Katanga et celui de Questeur adjoint à la province du Bas-Congo. Jean-Claude Vuemba, Hélène Ndombe Sita, ... sont cités à ce poste. De bonne source il nous revient que JC Vuemba serait bien parti.

Dans les milieux des dépu­tés, on le présenterait comme l’homme qui défend le mieux leur cause en ma­tière d’avantages financiers. Il le ferait mieux en étant au bureau et au poste de Ques­teur adjoint. En outre, même considéré comme radical, JC Vuemba serait politique­ment ouvert face aux intérêts républicains.

A ce titre il aurait la confiance des dé­putés de la majorité. Ambi­tieux, Vuemba est-il prêt à accepter ce poste? On le saura bientôt avec la période d’ouverture des candidatu­res. Son hommage inattendu au professeur Marc Mvuama n’est-il pas compris dans certains milieux comme une entrée en campagne en jouant la carte de la province de Léopoldville?

Rien n’est définitif. Surtout lorsqu’on sait qu’en cette matière de candida­ture. Il n’y a pas de discipline si ce n’est que celle des ambitions personnelles. C’est ainsi qu’en dépit des calculs au niveau de la majorité, on signale plus d’une candidature. A l’opposition Kiakwama kia-Kiziki, Clément Kanku, Lisanga Bonganga... Si on doit s’en tenir aux dires de Roger Lumbala, l’opposition pour­rait présenter 7 candidats à la présidence de l’Assemblée nationale.

Un autre membre de l’Odr a parlé de quatre candidatures de l’Odr. Du côté de la majo­rité on raconte que Tshongo pourrait lui aussi faire ce qu’il avait fait face à Vital Kamerhe en présentant sa candidature. Tout ceci rend importante la période politi­que qui commence. Tout ce qu’on peut déjà retenir comme leçon sous forme de recommandation, c’est que la majorité doit savoir ce qu’elle veut et à quoi s’en tenir.

(CL/Th/GW/Yes)

JDG/L’Avenir