Le Pr. Ndaywel E Nziem, a présenté jeudi, au Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, l’ouvrage intitulé « valeurs culturelles authentiques et développement matériel. Le nom  comme prétexte d’un combat » écrit par M. Makina Malongi, écrivain congolais.

Pour Ndaywel, l’auteur soulève une question intellectuelle et existentielle liée à la valeur du nom comme identité et en même temps use des composantes de l’héritage social. Un indien, a-t-il fait savoir, peut porter un nom de réincarnation (dieu ancêtre), de prédestination (jumeau) ou de circonstance selon un événement quelconque.


Ces genres des noms relèvent de l’authenticité culturelle congolaise avant la colonisation, qui selon Ndaywel, sont des noms « païens », obligeant le Congolais à ajouter des noms dits chrétiens (Jean, Louis, Bernard etc).

A ceux-ci se sont ajoutés des noms d’emprunt à caractère arabe tel que Ramazani et Kapita d’origine portugaise pendant la période post coloniale. Le Pr. Ndaywel a souligné qu’avec la politique du recours à l’authenticité prônée par le parti-état, les prénoms ont été chassés au bénéfice du post-nom.

Vers les années 90, ce fut le retour des prénoms occasionnés par le début de la démocratisation. Cet ouvrage souscrit Ndaywel, est une interpellation de l’opinion nationale sur la normalisation de l’identification du nom du citoyen congolais. L’auteur recommande de recourir à des noms de terroir.

La ministre du Genre et de la famille, Lukiana Marie-Ange a baptisé le livre en souhaitant « bonne fortune » à l’auteur, qui exerce actuellement les fonctions de l’Administrateur délégué général adjoint de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). Son ouvrage est imprimé aux éditions Académie Express Press de la RDC et comprend 99 pages.

(Milor/BT/PKF)

ACP