Le premier responsable congolais des besoins sociaux de base, fustige les conditions de travail précaires des chercheurs, le vieillissement du personnel, le manque d’infrastructures adéquates et des laboratoires ainsi que le manque de motivation des chercheurs.
Le vice-premier ministre en charge des besoins sociaux de base, Mobutu Nzanga, a palpé du doigt jeudi dernier, les réalités de travail de l’Institut géographique du Congo (Igc), de l’Institut national d’études et de recherches agronomiques (Inera), du Centre régional d’énergie nucléaire de Kinshasa (Cren-K), du Centre d’antivenimeux (Cav) et du centre de recherches géologiques et minières (Crgm) sous la conduite du ministre de la Recherche scientifique, Joseph Lititiyo.
A l’Institut géographique du Congo situé à Gombe, le vice-Premer ministre a visité un bâtiment délabré aux salles non équipées, empêchant ainsi le personnel de travailler convenablement. Certaines cartes géographiques trouvées sur place datent de 1956, alors qu’elles doivent être actualisées, l’environnement naturel n’étant plus le même.
Le n°2 du gouvernement a, quant à lui, trouvé opportun de digitaliser la banque des données de l’IGC, et a souhaité que ce dernier crée des partenariats avec des instituts d’outre-mer, tel que l’Institut royal géographique belge, pour avoir des équipements modernes. Le plus étonnant est que l’IGC, supposé situer avec certitude les frontières nationales de la RDC, n’en est plus capables aujourd’hui.
Nzanga Mobutu exhorte les chercheurs congolais à élaborer les projets banquables afin de chercher des partenaires pour financer ces projets. Il a fait comprendre à la communauté scientifique que la crise économique mondiale n’a pas épargné la République démocratique du Congo, dans leurs secteurs auxquels il a promis le soutien du gouvernement avant de souligner l’importance de la recherche pour le développement de la Rdc.
(CL/PKF)
Célestin Lutete/MMC
Last edited: 04/04/2009 12:46:33