Pour prétendre à la tenue heureuse de ces échéances, la Commission électorale indépendante (Cei) devra impérativement satisfaire son budget y relatif qui a un déficit de 80 millions de dollars.
La Commission électorale indépendante (Cei) cherche encore 80 millions de dollars américains sur les 200 millions que nécessitent les opérations électorales locales. Selon son rapporteur Dieudonné Mirimo, les caisses de la Cei logent de nos jours un montant de 120 millions de dollars américains qui sont en mesure de découvrir les besoins des opérations préparatoires de ces élections.
Fort de cette disponibilité, la Cei a effectivement démarré la révision du fichier électoral. A ce sujet affirme le rapporteur de la Cei, son institution a (..) les moyens nécessaires pour poursuivre et finaliser l’ensemble du Calendrier qui a été rendu public.
« Aussi, poursuit-il, un recrutement est lancé en vue de doter la Cei d’un personnel en nombre et qualité nécessaires à affronter la tâche qui l’attend.
Dieudonné Mirimo, le rapporteur de la Cei précise qu’il a été « (...) demandé d’abord aux anciens agents de pouvoir se manifester, afin de vérifier leur disponibilité (...) . « Et de renchérir que » « (...) ensuite, nous allons procéder au recrutement des agents pour les 25 nouveaux (bureaux de liaison) BL ».
Pour rassurer les uns et les autres sur les conditions de travail à la Cei, celles-ci seraient aujourd’hui améliorées par rapport à l’édition précédente, 2005 - 2006. A en croire le rapporteur de la Cei, les litiges de ces opérations des élections présidentielles et législatives ainsi que de la consultation référendaire seront prises en compte à l’endroit des concernés bien sûr.
Révélations ou pas, nombre d’observateurs sont surpris d’apprendre de la bouche autorisée que ces litiges qui ont poussé des agents dans la rue courent encore. Et pourtant, par-ci par-là du matériel de la Cei était confisqué par ces agents qui réclamaient des comptes à cette institution. Quatre ans plus tard, soit de 2005 à 2009, pareilles promesses alléchantes risquent de ne pas faire louche alors que le pays a naturellement besoin de ces élections qui lui dotera des maires, bourgmestres,... élus.
Attendues immédiatement après les présidentielles et les législatives, les élections locales, municipales et urbaines ne sont jamais arrivées à tel point que la révision du fichier électoral devient aujourd’hui une nécessité absolue. La plupart des Congolais qui n’avaient pas l’âge de voter en 2006 sont largement devenus majeurs et les exclure à ces élections serait une injustice flagrante.
La population de Kinshasa et celle du Bas-Congo seront conviées à cet exercice de révision du fichier électoral à partir du 7 juin prochain, apprend-on des sources proches de la CEI, avant que l’opération ne s’étende dans d’autres provinces plus tard.
Cependant, pour prétendre à la tenue heureuse de ces échéances, la CEI devra impérativement satisfaire son budget y relatif. Celui-ci manque encore les quatre-vingts millions de dollars américains, comme nous l’avons annoncé.
(Milor/PKF)
P.M.L/L’Avenir
Last edited: 03/04/2009 16:10:12